Les dirigeants européens se réuniront le 30 janvier prochain à Bruxelles pour parvenir à un accord final sur un traité intergouvernemental relatif au pacte budgétaire. Le projet de traité, en se focalisant sur l'austérité, ne renforce en rien la solidarité entre États membres. Il ne propose ni de stratégie de soutien à la croissance, ni de gouvernance économique et démocratique efficace. Ses insuffisances reflètent l'incapacité du duo N. Sarkozy - A. Merkel à faire converger leurs positions sur l'Union. Le choix même d'un traité, où s'affirment un directoire franco-allemand et une intégration à deux vitesses, est vivement critiqué par les partenaires européens. Cette note montre qu'une autre réforme est indispensable pour sortir de la crise et renforcer la gouvernance de l'Union économique et monétaire.
A trois mois de l'élection présidentielle, Terra Nova et Respect Mag lancent un appel aux candidats sous la forme de 16 propositions pour promouvoir la diversité et faire bouger la République.
Vingt-cinq mille personnes selon le PS, drapeaux, jeu de lumière et musique à plein volume : le premier meeting de François Hollande hier après-midi au Bourget s’est déroulé comme un show à l’américaine. Pendant plus d’une heure, le candidat à l’élection présidentielle est venu parler de sa vision de la France : « Je suis venu vous parler de la France et donc de la République, de la France qui souffre, mais aussi de la France qui espère », a-t-il déclaré à l’ouverture de son discours. François Hollande a dévoilé les grandes lignes de son projet présidentiel : il a entre autres ciblé le monde de la finance, son « véritable adversaire » et proposera un nouveau traité franco-allemand s’il est élu. Il a annoncé qu’il rétablira « l’équilibre budgétaire en fin du mandat ». François Hollande a également tenu à réaffirmer ses valeurs de gauche, qu’il n’a pas reçues en héritage mais qu’il dit avoir aimées avec François Mitterrand et servies aux côtés de Lionel Jospin. C’est une semaine cruciale qui s’annonce pour le candidat à la présidentielle : jeudi, il présentera officiellement son projet chiffré.
Réuni mercredi 18 janvier pour décider de mesures d'urgence en faveur de l'emploi, le sommet social s'est inscrit dans la droite ligne de la méthode présidentielle : une fois de plus, la communication l'a emporté sur l'action politique, les mesures annoncées se révélant minimalistes. Elles soulignent en réalité le passif majeur du gouvernement en matière de lutte contre le chômage : malgré le "record" de 3 080 000 chômeurs en novembre 2011, le budget du ministère de l'Emploi a été diminué de 32 % entre 2010 et 2012. Des pistes efficaces existent pourtant pour juguler le chômage : le renforcement du dispositif de chômage partiel, un nouveau mode de gestion des restructurations d'entreprises, des mesures de lutte contre le précariat comme la modulation du taux de cotisations sociales de l'entreprise en fonction du niveau de précarité de son salariat, la mise en place d'une véritable sécurité sociale professionnelle, l'attribution à chaque citoyen d'un compte individuel de formation...
La crise du logement n’a jamais été aussi prégnante et le mal-logement, après avoir touché de plein fouet les classes populaires, atteint aujourd’hui les classes moyennes. Ce phénomène, largement aggravé par la crise économique actuelle, semble ne trouver aucune solution dans la politique actuelle du logement qui se focalise principalement sur l’accès à la propriété. La hausse des prix de l’immobilier et l’augmentation des loyers excluent chaque jours un peu plus la perspective pour de nombreux Français d’y accéder un jour, et pire encore, d’être simplement en mesure de payer leur loyer. Quels dispositifs l’Etat doit-il mettre en place pour enrayer le mal-logement ? Comment lutter contre les mécanismes du marché immobilier qui engrangent de telles exclusions ? Quelle politique progressiste pour quels objectifs concrets ?



















