Economie

Combien coûterait une perte du AAA ?

Note
05/01/2012

Malgré les tentatives de banalisation de la majorité, la perte de sa note triple A par la France aurait de lourdes conséquences. Dans une tribune publiée sur Le Monde.fr, Thomas Chalumeau montre que, si l'on observe d'ores et déjà une dégradation des taux d'intérêt servis à l'émission de la dette française, la perte officielle du triple A confirmerait un mouvement de réajustement à la hausse du risque français, avec un impact très conséquent sur les charges annuelles de notre dette. Les mécanismes de solidarité européens, difficilement mis en place pour contenir la crise de la zone Euro, seront également affectés. En tout état de cause, une telle dégradation constituerait une lourde remise en cause de la politique du gouvernement.

Face à la crise financière, un nouveau mandat pour la BCE : la stabilité des prix d'actifs

Note
04/11/2011

Concentrées sur leur objectif de maintien de la stabilité des prix à la consommation, les banques centrales n'ont pas pris en compte l'évolution des prix d'actifs (immobilier, actions, matières premières...), dont la hausse a été alimentée par le développement du crédit suite aux politiques monétaires menées ces dernières années. Dans cette note, Philippe Sabuco propose de relancer la réflexion sur les missions et mandats de la Banque centrale européenne, à l'heure où Mario Draghi prend ses fonctions de Président : il propose une évolution du rôle de la BCE vers une double surveillance des prix à la consommation et des prix d'actifs. La BCE pourrait ainsi jouer un rôle central dans la prévention des bulles sur les prix d'actifs, à l'origine des crises bancaires systémiques.

G20 de Cannes : l'agenda des réformes paralysé

Note
04/11/2011

Le G20 de Cannes se réunit depuis hier dans un climat de très grande inquiétude. La présidence francaise souhaitait clore son difficile mandat par un sommet réussi : il sera celui de tous les risques pour le Président de la République, privé de réussites sur les points clés de son agenda initial (réforme du système monétaire international, pression réglementaire sur la finance internationale, encadrement des hedge funds et des paradis fiscaux), et placé – avec le reste de l’Europe – en difficulté sur le dossier de la crise de la zone euro. Cette note montre que la France à Cannes doit à la fois convaincre ses partenaires de l’engagement de l’Europe à juguler la crise grecque, condition du soutien des autres puissances à la stratégie européenne, et arracher un accord impératif sur la relance de la croissance mondiale dans le cadre d’un plan d’action concerté entre les grandes économies de la planète. Les autres priorités de la présidence française attendront…

 

Responsabilité sociale et environnementale : faire évoluer la gouvernance des entreprises

Note
12/10/2011

Confrontées à des attentes nouvelles, les entreprises sont amenées à prendre en compte dans leur fonctionnement leurs environnements économique, social et écologique. Tout en conservant leurs objectifs propres, économiques et financiers, elles apparaissent de plus en plus au sein de la société comme actrices de l'intérêt général. Dans le cadre de la Global Conference qui s'est tenue les 26, 27 et 28 septembre derniers à Evian, Terra Nova et les Ateliers de la Terre ont souhaité valoriser les entreprises se situant dans une démarche de changement, en formulant une série de propositions destinées à faire évoluer leur gouvernance, sur trois plans : la transparence, la prise en compte des différentes parties prenantes de l'entreprise dans sa gouvernance, le développement de la vision de long terme dans l'entreprise.

Dette : l'été meurtrier des économies occidentales

Note
25/08/2011

La crise souveraine de cet été, suite au défaut grec et à la dégradation de la note de la dette publique américaine, place la problématique de la solvabilité des Etats au centre des débats politiques de la rentrée. Dans cette note, Guillaume Hannezo montre que seule une meilleure intégration permettra de garantir la solvabilité de l'Europe. Le contrôle de l'endettement, donc des déficits, doit être au coeur de la nouvelle donne européenne, en échange d'une communautarisation progressive de la dette. Doit être définie pour ce faire une trajectoire de rétablissement des finances publiques contraignante, réaliste et adaptable aux variations de la situation économique. Les progressistes, défenseurs naturels de la solvabilité de l'Etat, patrimoine des plus faibles, doivent s'atteler dès aujourd'hui à cette mission et à sa mise en oeuvre.

Crise grecque : un nouvel accord, un premier défaut

Note
26/07/2011

La zone euro est en danger. Et désormais le temps presse. Le Sommet européen qui s'est clos le 21 juillet dernier a préservé l'essentiel, en reconnaissant le défaut partiel de la Grèce sur sa dette, et en lui accordant une nouveau plan d’aide de 160 milliards d’euros. Les Etats européens ont opté pour le seul choix possible : celui d’un allégement significatif de la dette grecque. Pour autant, beaucoup reste à faire : les nouveaux outils de gestion de crise mis en place ne sont pas dotés de ressources propres ; la reconnaissance du "défaut sélectif" grec risque d'avoir dans l'immédiat des conséquences sur les conditions de financement en Europe, sans prévenir pour autant la poursuite du risque de contagion ; enfin, le problème de l'"aléa moral" n'a pas été résolu par les modalités retenues de participation du secteur privé. Bref, l'Europe a paré à l'urgence. Mais il lui reste, selon Julia Cagé, Thomas Chalumeau et Guillaume Hannezo, à construire une nouvelle étape de son intégration pour sortir du piège de la dette.

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