Quelle politique pour la France en Afrique en 2012 ?
Alors que les élections présidentielles au Sénégal et la candidature d'Abdoulaye Wade à un troisième mandat révèlent l'importance prise par la société civile dans ce pays, la France tente d'adopter une posture neutre en se gardant de tout arbitrage, malgré des années de complaisance coupable envers le président sortant. De fait, la politique de la France en Afrique sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy s'est caractérisée par son absence de doctrine et de ligne directrice, laissant la France marginalisée, actrice de second plan derrière notamment les pays émergents. Cette note propose des pistes pour refonder la politique africaine de la France, en accompagnant les développements positifs que connaît l'Afrique, en adoptant, avec les partenaires européens, une attitude cohérente pour retrouver un rôle à jouer sur ce continent.
Les paradoxes de l'intervention militaire en Libye
Alors que le nouveau gouvernement libyen a la lourde tâche de reconstruire et d'unifier le pays jusqu'aux élections générales prévues dans sept mois, les conséquences de l'intervention militaire et du rôle de la France dans la chute de Mouammar Kadhafi apparaissent plus nettement, et les points de vigilance identifiés par Terra Nova dans deux notes de mars et avril derniers se confirment : reconnaissance hâtive du Conseil national de transition sans contrepartie politique, répercussions de l'intervention au niveau régional, interprétation abusive de l'esprit de la résolution 1973 dans le sens d'une assistance militaire pure et simple... William Leday montre dans cette tribune publiée sur Le Monde.fr qu'une autre intervention en Libye était possible, certes moins glorieuse en apparence pour la France, mais qui aurait permis à la communauté internationale de soutenir aujourd'hui les révolutions syrienne et yéménite.
La reconnaissance de l'Etat palestinien : une fausse bonne idée
Terra Nova s'est penchée sur les enjeux d'une reconnaissance de l'Etat palestinien à l'ONU et sur les arguments qui plaident en sa faveur. Elle aborde désormais la thèse adverse. De fait, l'admission de la Palestine au sein des Nations Unies ne fait pas l'unanimité. Dans cette note, Bruno Tertrais défend l'idée qu'elle n'est pas la bonne solution au blocage du processus de paix : les conditions d'une reconnaissance de l'État palestinien ne sont pas remplies, et cette reconnaissance n'a aucun caractère d'urgence. La démarche entreprise par Mahmoud Abbas risque d'être contre-productive, en entraînant un raidissement des positions d'Israël.
Un Etat de Palestine à l'ONU : le pari d'une étape vers la paix
Après avoir fourni les éléments de cadrage nécessaires pour mieux saisir les enjeux d'une reconnaissance de l'Etat palestinien à l'ONU, Terra Nova poursuit l'analyse de la démarche en publiant cette note de David Elkaïm et William Leday, défendant une position favorable des Européens et de la France à l'admission de la Palestine à L'ONU. Alors que le processus de paix s'enlise depuis un an, celui-ci pourrait être relancé par l'obtention du statut d'Etat observateur, qui favoriserait le camp des modérés en Palestine. Il s'agit aussi pour les Européens de faire enfin entrer leur politique extérieure en résonance avec les attentes des sociétés arabes, et d'occuper un espace de médiation jusqu'ici réservé aux Etats-Unis. Pour la Palestine et Israël, le statu quo reste source d'instabilité et de menaces pour les modérés. Un nouveau statut de la Palestine permettrait d'y mettre fin.
Palestine : retours sur le processus de paix à la veille de l'assemblée générale de l'ONU
Le processus de paix israélo-palestinien est au cœur de l’actualité internationale. Mahmoud Abbas doit déposer en fin de semaine une demande de reconnaissance de l’Etat palestinien à l’ONU. À cette occasion, Paul Norden nous livre un état des lieux des négociations, en revenant sur les causes du blocage actuel du processus de paix. Si la "solution des deux Etats" est reconnue par les deux parties, ainsi que par la communauté internationale, chaque camp a été amené à conditionner le dialogue par des exigences contradictoires. Les questions de la colonisation, des garanties de sécurité, de la reconnaissance de l'Etat juif, des suites de l'accord entre le Fatah et le Hamas sont autant d'obstacles à la reprise des négociations. Or c'est à l'aune de ses conséquences sur le processus de paix lui-même que la démarche de M. Abbas devra être appréciée, en rendant possible deux logiques : l'aggravation de la situation et la levée de nouveaux obstacles, ou un signal fort lancé en faveur d'un Etat de Palestine stable et pacifique.
Coopération internationale : éléments d’une politique progressiste
La France dispose à travers la politique de coopération d'un outil pour infléchir la trajectoire de la mondialisation et œuvrer avec ses partenaires du Sud à un développement juste et durable. Depuis plusieurs années, cette politique est malmenée, derrière de grands discours qui, à travers les "coups" et annonces sans lendemain, décrédibilisent au final la voix de la France dans le monde. Face à l'absence de vision stratégique et d'une mise en œuvre transparente, Terra Nova propose de reconstruire une politique de coopération internationale réaliste et ambitieuse, en reconnaissant les évolutions en cours, en faisant de l'aide au développement un outil au service d'une autre mondialisation, en révisant les moyens de cette politique, pour plus et "mieux" d'aide au développement, en rénovant le cadre d'intervention.
Le service civique, un dispositif à étendre
Le service accompli par le citoyen, sous une forme exclusivement militaire, a profondément marqué la société française. Si les modes d’appartenance à la citoyenneté ont évolué, demeure l'exigence de développer la cohésion sociale, l'intégration et l'apprentissage du civisme. La création en mars 2010 d'un service civique fondé sur le volontariat à permis de créer un cadre unique unifiant et harmonisant les différentes formes de volontariats. Terra Nova ouvre le débat sur l'extension du service civique : dans cette note, Annie Crépin et le Club Raspail se prononcent en faveur de l'établissement à terme d'un service obligatoire, véritable outil d'intégration sociale, et proposent quelques pistes applicables au service civique volontaire, permettant un passage progressif à l'obligation.
























