CONTRIBUTION 2012
Contribution n°12 - Faire réussir nos étudiants, faire progresser la France : Propositions pour un sursaut vers la société de la connaissance Contribution 2012 Par Alexandre Aidara, le pôle "Enseignement supérieur et Recherche" de Terra Nova, Yves Lichtenberger. Le 23/08/2011
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La loi relative à la liberté et aux responsabilités des universités (LRU) n'a pas fait l'objet d'un débat à la hauteur de ses enjeux, et s'est avérée incapable de sortir l'université et le système global de ses difficultés chroniques. Terra Nova se propose de revivifier le débat politique sur le sujet en publiant le rapport final de son groupe de travail sur l'enseignement supérieur et la recherche. Ce rapport fixe pour objectif prioritaire la réussite du plus grand nombre des étudiants, par la lutte contre l'échec en premier cycle universitaire, la mise en place d'une allocation d'études supérieures en faveur de tous les étudiants, l'accroissement du nombre de logements en résidence universitaire. Il propose de mettre l'université et le savoir au centre du système d'enseignement supérieur et de recherche, engagé dans un pacte durable avec l'État


 

Objectifs généraux des réformes

 
Proposition 1 : Corriger dans la loi LRU le déséquilibre actuel du système de gouvernance en introduisant une séparation claire des pouvoirs, notamment en créant un sénat académique par université. En savoir plus
 
Proposition 2 : Pour que les missions de l’enseignement supérieur et de la recherche, et les réformes qui en procèdent soient définies dans une concertation la plus large possible et partagée avec les acteurs du systèmes, leur représentants et l’ensemble des citoyens, organiser un débat national d’orientation sur l’enseignement supérieur et la recherche dans le but d’acter les réformes prioritaires 2012-2017 voire 2012-2022 et d’engager les moyens que la nation souhaite consacrer à leur réalisation. En savoir plus
 
Proposition 3 : Encourager et financer des projets de recherche orientés vers les politiques et problématiques contemporaines de l’enseignement supérieur et de la recherche en France, vers la comparaison avec les autres pays du monde, la recherche sur les méthodes pédagogiques, la gouvernance, l’évaluation, les classements internationaux, la proposition d’expérimentations, etc. En savoir plus
 
Proposition 4 : Fixer un objectif chiffré, ambitieux mais réaliste qui est de passer de 25% d’une classe d’âge diplômés au niveau licence à 50% en 2022, sans dégradation de la qualité des diplômes. En savoir plus
 
Réformes des premiers cycles universitaires
 
Proposition 5 : Un entretien de niveau, au moment de l’inscription à l’université, doit déterminer les cours et modules de méthode les mieux adaptés à l’étudiant en fonction de sa filière de provenance, de son dossier scolaire et de sa motivation. En savoir plus
 
Proposition 6 : Les parcours en licence devront être différenciés aux niveaux L1 et L2, selon des groupes de niveaux, avec un suivi renforcé pour rehausser le niveau des plus faibles et l’instauration de passerelles entre groupes. En savoir plus
 
Proposition 7 : Supprimer les cours en amphithéâtre dans les universités. En savoir plus
 
Proposition 8 : Renforcer le suivi des étudiants en premier cycle, notamment grâce à l’encadrement par des doctorants. En savoir plus
 
Proposition 9 : Ouvrir de nombreux postes de docteurs-moniteurs participant à l’enseignement et au tutorat en premier cycle. En savoir plus
 
Proposition 10 : Créer un portail proposant des supports numériques pédagogiques, notamment des manuels gratuits pour les cours fondamentaux dans chaque discipline au niveau L. En savoir plus
 
Proposition 11 : Rompre avec le cloisonnement disciplinaire excessif des licences et créer de véritables parcours pluridisciplinaires, au moins dans les premiers semestres de L1 et L2. En savoir plus
 
Proposition 12 : Promouvoir la pluridisciplinarité en L1 et L2. Ouvrir largement l’éventail de disciplines enseignées en L1 et L2 en mêlant enseignements scientifiques, enseignements littéraires et humanités. En savoir plus
 
Proposition 13 : Rejeter toute forme d’orientation coercitive qui s’apparenterait à une sélection déguisée. L’orientation doit désormais être une coproduction, dans le cadre d’un partenariat incluant les acteurs classiques de l’orientation, les enseignants, Pôle emploi pour la connaissance des filières professionnelles, les chambres de commerce et d’industrie, les collectivités territoriales, etc. Il est nécessaire de repenser dans ce cadre le processus d’orientation pour le rendre plus efficace. En savoir plus
 
Réformes des seconds cycles et rapprochement universités / grandes écoles
 
Proposition 14 : Instaurer une sélection au niveau master en M1. En savoir plus
 
Proposition 15 : Constituer une liste nationale d’associations, ONG, etc. accréditées pour accueillir des stagiaires d’université pendant une période de 3 à 6 mois. En savoir plus
 
Proposition 16 : Pour inciter les étudiants à expérimenter cette voie, attribuer à ceux qui l’ont accomplie dans de bonnes conditions un supplément de points, un bonus associatif, comptant pour l’acquisition du prochain diplôme. En savoir plus
 
Proposition 17 : A partir de la rentrée 2012 :
Diminuer de 33% en 5 ans le nombre de places en classes préparatoires ;
Réduire de 50% en 5 ans les places aux concours des grandes écoles ;
Augmenter les nombres d’admis dans les grandes écoles issus de l’université et n’étant pas passés par les prépas. En savoir plus
 
Proposition 18 : Rattacher administrativement les classes préparatoires aux universités ou aux PRES.
Proposition 19 : Confier au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche la tutelle principale de l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur (y compris Polytechnique, ENSAE, etc.). En savoir plus
 
Proposition 20 : Lancer un audit de la qualité des formations supérieures privées. En savoir plus
 
Structures de regroupements
 
Proposition 21 : Clarifier le rôle et les missions des structures de regroupements et articuler leur action avec une stratégie territoriale. En savoir plus
 
Proposition 22 : Instaurer une contractualisation avec les structures de regroupements sans brider leur capacité d’initiatives et leur autonomie. En savoir plus
 
Proposition 23 : Pour permettre aux PRES de disposer des moyens de leur développement, il est nécessaire qu’une partie des ressources propres des universités leur soit directement versée (les nouveaux droits d’inscription rendront possible ce financement pérenne). En savoir plus
 
Recherche
 
Proposition 24 : Un nouvel équilibre entre les financements de la recherche doit être atteint, avec un minimum de 50% de financement contractuel et un maximum de 50% de financement sur projet. En savoir plus
 
Proposition 25 : Lancer une mission de réflexion sur un équilibre optimal de la répartition des rôles entre organismes de recherche, universités et agences. En savoir plus
 
Proposition 26 : Un examen approfondi des conséquences des restructurations actuelles de la recherche fondamentale liées aux différents programmes d’excellence doit être réalisé pour rectifier les déséquilibres en faveur de la recherche appliquée. En savoir plus
 
Proposition 27 : Poursuivant l'effort de ces dernières années, les revenus des enseignants-chercheurs et des chercheurs doivent être revalorisés de manière significative, avec un effort particulier pour les débuts de carrière. Un repyramidage des carrières devrait permettre l'accès plus rapide aux niveaux supérieurs. En savoir plus
 
Proposition 28 : En concertation avec les chercheurs et les enseignants-chercheurs, examiner la piste de rapprochement des deux statuts. En savoir plus
 
Proposition 29 : Le crédit impôt recherche doit faire l’objet d’une évaluation fine et d’un ciblage plus efficace :
-       Mener une évaluation économétrique approfondie du CIR en 2013 ;
-       S'assurer par un contrôle plus efficace que les crédits ont une véritable contrepartie de recherche et limiter ainsi leur effet d’aubaine ;
-       Baisser dans l’assiette du CIR le forfait représentatif des crédits de fonctionnement (un peu plus de 400 millions d’économies) ;
-       Obtenir une plus forte concentration des moyens sur des PME innovantes ;
-       Baisser les subventions des très grandes entreprises pour lesquelles le CIR a sans doute un effet de levier relativement plus faible ;
-       Insérer dans les conditions d’attribution du CIR une clause d'embauche de docteurs dans les entreprises. En savoir plus
 
Proposition 30 : Mettre fin au gâchis dont sont victimes nos jeunes scientifiques. Pour cela, on pourrait commencer par quelques mesures :
-       Reconnaître la thèse dans les conventions collectives et la considérer comme une qualification professionnelle figurant dans les grilles de salaires ;
-       Lier l’obtention d’une partie du CIR au recrutement annuel d’un contingent de docteurs en fonction de la taille de l’entreprise bénéficiaire ;
-       Ouvrir de nouveaux postes à l’université et dans les organismes de recherche pour les doctorants ;
-       Mettre en place un plan de retour des chercheurs et post-docs « exilés » ;
-       Ouvrir l’accès aux grands corps de l’etat aux titulaires de doctorat via une sélection sur dossier. En savoir plus
 
Proposition 31 : La France pourrait prendre l'initiative d'une relance de la dynamique de recherche au niveau européen. Cette relance pourrait avoir deux volets :
Accord des pays européens pour se rapprocher rapidement de l'objectif des 3% du PIB en recherche ;
Réévaluation de tous les programmes et de tous les mécanismes de gestion pour qu'enfin les scientifiques aient l'impression que l'Union européenne soutient vraiment la recherche. En savoir plus
 
Conditions de vie des étudiants et diversité sociale
 
Proposition 32 : Rendre publique la liste des sujets d’écrit et d’oral des années précédentes pour chaque concours et examen ainsi que leur solution. C’est un phénomène peu connu mais très discriminatoire en faveur des grands lycées parisiens au détriment des lycées de province. En savoir plus
 
Proposition 33 : Mettre fin à l’orientation des bons élèves d’établissements difficile vers des filières courtes. Pour ce faire, des consignes strictes devraient être envoyées aux enseignants afin de pousser les meilleurs élèves vers des études longues. En savoir plus
 
Proposition 34 : Multiplier les passerelles d’entrée dans les grandes écoles et le nombre de places offertes aux candidats ayant suivis un parcours universitaire, possibilité d’entrée dans les écoles d’ingénieur via une année de transition du BTS à la licence, intégration de la deuxième ou de la troisième année d’école d’ingénieur après un master universitaire. L’initiative a récemment été développée à l’ESAM et est en voie de développement à l’ESSEC. En savoir plus
 
Proposition 35 : Atténuer dans certains concours et examens les coefficients des matières socialement discriminatoires, et non directement liées aux professions auxquelles le concours donne accès. En savoir plus
 
Proposition 36 : Créer une allocation d’études supérieures (ALES) en faveur de tous les étudiants, utilisable tout au long de la vie active, d’un montant de 25 000 euros permettant aux étudiants de recevoir 500 euros mensuels pendant une durée de 50 mois. En savoir plus
 
Proposition 37 : Compléter l’allocation d’études supérieures par un prêt à taux zéro garanti par l’Etat qui pourrait s’élever à 150 euros au niveau licence et 300 euros au niveau master. En savoir plus   
 
Proposition 38 : Lancer un plan de réhabilitation de 50 000 logements étudiants et de construction de 40 000 nouveaux logements. En savoir plus
 
Proposition 39 : Procéder à une hausse modérée et étalée dans le temps des droits d’inscription : un triplement des droits d’inscription en L et un quadruplement en master et en doctorat sur 5 ans pour remettre plus d’égalité dans le système et augmenter les moyens des universités, en maintenant une exonération totale pour tous les boursiers. En savoir plus
 
Proposition 40 : Donner aux établissements lauréats de l’opération Campus la maîtrise totale du financement de leurs projets immobiliers en leur permettant de disposer de leur dotation en capital et de choisir le mode de commande public adapté à leur projet. En savoir plus
 
Proposition 41 : Renforcer les services immobiliers des universités pour leur permettre de piloter leurs propres projets en liaison avec les collectivités locales. En savoir plus
 
Proposition 42 : Mettre à niveau les bâtiments d’enseignement supérieur et en donner la propriété aux établissements en garantissant à chaque établissement la prise en charge de la dotation de renouvellement des bâtiments par l’Etat et les collectivités locales participant au financement des locaux. En savoir plus

 

Commentaires

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Par renault Le 27/10/2011
3

Beaucoup de ces propositions visent à l'université une grande école. Est-ce vraiment l'appel de l'université? At-elle dire? Prenez l'université une grande école pour 50% du groupe d'âge peut contribuer à l'école d'inflation. Comme ce n'est pas l'éducation, l'emploi, le risque est grand de voir une augmentation du nombre d'années d'études pour un type particulier de travail requis, une position sociale. Cela donne aux étudiants le plus de temps devant lui pour être élu par ce processus de règlement de l'université. Pas d'impact réel sur la productivité. mais un effet négatif sur la mobilité sociale des élèves les plus contraints par rapport à l'époque de l'étude, la vie étudiante plus confortable. Expériences de mentorat ne sont pas très convaincants pour le moment. Depuis basée sur le soutien volontaire, elle est bien préparée pour profiter le plus. La vérité peut être que l'Université pour ceux qui ont déjà acquis un goût pour la connaissance. Si le goût est présent, le coaching n'est pas indispensable si il n'ya pas de goût, n'est pas l'encadrement suffisant. et nous ne traduisent que des problèmes de l'école secondaire. Le paradoxe est fortement supposé que les élèves sont malades de l'école secondaire et les recettes proposées par l'école secondaire préparés pour l'université.

En fait, les échecs en première année à l'université ne peut pas être un échec de l'université. Non-sélective, il est une occasion pour les élèves, indépendamment de leurs classes de lycée, sauf si elles ont eu leur bac. Il est enseignant vaut la peine car il ya tout simplement différents, et ils se focalisent leur évaluation sur des sujets qu'ils sont censés bénéficier. Plus important encore, cela vaut la peine parce que c'est bon marché.

Alors oui, nous avons les moyens de financer la situation actuelle des coûts un an d'expérience, d'expérimentation, vous trouverez Glandage à l'école. Être fouetté à partir de là, parce que le taux d'échec est trop élevé dans la première année. Faut d'abord soulever le voile, comme le système éducatif français, la probabilité du succès, l'étude de son efficacité par rapport à l'introduction et les étudiants qui veulent savoir. Dans l'accès numérique à tous les étages est l'Ipad! Comme si la cuillère était un bon cuisinier. La consommation de biens culturels est toujours culturellement influencé. TV éduque les gens sont prêts, regardez ses études à la tribune d'autres.

Par renaud Le 18/10/2011
2

Bon nombre de ces propositions visent à faire de l'université un super lycée. Est-ce réellement la vocation de l'Université? En a-t-elle les moyens?
Faire de l'Université un super lycée pour 50% d'une classe d’âge risque de contribuer à l'inflation scolaire. Comme ce n'est pas la formation qui fait les emplois, le risque est grand de voir s'accroitre le nombre d'années d'étude nécessaires pour obtenir un type d'emploi donné, donc une position sociale. Ce seront alors les étudiants ayant le plus de temps devant eux qui seront sélectionnés par ce processus de décantation universitaire. Sans réel effet sur la productivité... mais un effet négatif sur la mobilité sociale des étudiants les plus contraints en termes de temps d'études, de confort de vie estudiantine...
Les expériences de tutorat ne sont guère convaincantes pour le moment. Comme les cours de soutient basés sur le volontariat, ce sont les « bien préparés » qui en profitent le plus. La vérité est peut-être que l’Université est faite pour ceux qui ont déjà acquis un goût pour le savoir. Si ce goût est présent, l’encadrement n’est pas indispensable, si ce goût n’existe pas, l’encadrement ne suffit pas… et on ne fait que transposer les problèmes du Lycée. Le paradoxe est fort : On part du principe que les étudiants sont mal préparés par le lycée… et on propose les recettes du lycée pour l’Université.
En fait les échecs en première année de l’Université ne sont peut-être pas un échec de l’Université. Non sélective, elles constitue une chance donnée aux lycéens quel que soit leur parcours lycéen pour peu qu’ils aient eu leur bac. Cela vaut le coup parce que l’enseignement y ait justement différent et qu’ils concentrent leur évaluation sur les disciplines qu’ils sont sensés apprécier. Mais surtout, cela vaut le coup parce que cela ne coute pas cher.
Alors oui, nous avons les moyens de financer dans les conditions de coût actuelles un an d’expérience, de test, voir glandage en fac. De là à se flageller parce que le taux d’échec en première année est trop important…
Il faudrait avant tout lever le voile sur le fonctionnement du système éducatif français (ses probabilité de succès, son efficacité en terme d’insertion,…) et que les étudiants étudient ce qu’ils aiment en connaissance de cause.
Quant à l’accès du numérique… c’est l’Ipad à tous les étages ! Comme si la cuillère faisait le bon cuisinier. La consommation d’objet culturelle est toujours…culturellement marquée. La télé n’éduque que les gens préparés à être éduqués… les autres regardent le loft.

Par Kabyle Le 12/10/2011
4

L'Université française souffre cruellement de manque de moyens. L'augmentation des droits d'inscription permettrait de résoudre en partie ce problème.

Par Etori Le 27/09/2011
7

Je pense que la proposition la plus intéressante c'est la 39 :un triplement des droits d’inscription en L et un quadruplement en master et en doctorat sur 5 ans. Ça permettra de donner plus de moyens aux universités.

Par Chalendard Le 12/09/2011
4

Etant étudiant, je ne trouve pas cette proposition "absurde" mais réaliste. En effet, les universités françaises "de base" (par là, je n'entends pas les grandes facs, les grandes écoles où la situation est peut être différente) sont caractérisées par une grande absence de moyens. Comment trouver de nouvelles ressources ? Un des moyens, qui reste relativement à la portée des étudiants non boursiers est de leur faire contribuer modérement : moins de 1000€ par an me semble accessible pour les non boursiers (les étudiants britanniques et américains seraient contents de payer seulement 1400 USD de frais). Sachant que la nouvelle grille des bourses a permis à de nombreux etudiants issus des classes moyennes de devenir boursier de catégorie 0 (qui consiste en la seule exemption des frais d'inscriptions), cette proposition me semble réaliste et supportable par la grande majorité des étudiants non boursiers. En contrepartie de cette hausse des revenus, les universités doivent se moderniser : faire des programmes en phase avec le monde de l'entreprise (pour que tous les étudiants trouvent rapidement un travail), faire des programmes, des cours de plus grande qualité .... Pourquoi la question de la sélection ne serait elle pas posée ? Une sélection minimale me semble indispensable : en effet, les étudiants issus de certaines filières technologiques ou professionnelles ont une probabilité d'échec en première année pouvant aller jusqu'à 60% ? On assiste donc à une mauvaise orientation pour ces étudiants en échecs d'où de l'argent mal utilisé à cause de cette orientation inadaptée. Osons une sélection minimale (je dis bien minimale), c'est ça etre progressiste.

Par mg Le 01/09/2011
0

et à part ça, sur quoi êtes vous d'accord ?

Par mg Le 01/09/2011
0

ah, désolée, je croyais que Terra Nova était un think tank "proche du parti socialiste", dont je suis adhérente et où tout le monde se tutoie. Je me réjouis que Terra Nova ne soit donc pas assimilé au PS, cher Rachid. Bien à vous.

Par Rachid Le 01/09/2011
1

Chère mg :

- Rien ne vous autorise à me tutoyer.
- On met trois points de suspension, pas quatre.
- J'ai le droit d'être d'accord avec vous même si ce n'est pas réciproque.

Par mg Le 01/09/2011
0

Rachid, non , tu n'es pas d'accord avec moi, je suis CONTRE l'augmentation des frais d'inscription. Court-circuiter la voie fiscale, c'est très mauvais. Si l'enseignement supérieur augmente le salaire futur, très bien, on fiscalisera cet argent quand il existera.

L'allocation ? Elle pourra être mise sous condition de ressources, puis le seuil baissé,
puis réservé aux miséreux. Ce destin est d'ailleurs l'explication à mon sens la plus logique de la proposition. L'étudiant sert ici de tampon entre l'Etat et l'université. Plus tard, quand l'Etat souhaitera se désengager, l'étudiant assumera la différence.

1500 euros pour les doctorants.... quel sens cela a t-il ? Il faudrait en préciser l'esprit.
Qui prendrait, dans les faits, ça en charge ? Les doctorants sur leur bourse ? Les doctorants auraient-il toujours l'alloc étudiante de 500E/mois ? Les étudiants étrangers ne sont-ils pas particulièrement visés par cette proposition ?

A part ça, il y a de très bonnes choses dans le rapport....

Par Rachid Le 01/09/2011
4

Je suis d'accord avec mg : il faut augmenter les prix d'inscription dans l'enseignement supérieur, qui est de facto la chasse gardée des classes supérieures qui ont largement les moyens de payer.

Sinon ça revient à faire payer par les pauvres les études des riches, ce qui est contraire aux buts progressistes de la gauche et de terra Nova en particulier, qui est de réintroduire plus de justice sociale.

Par mg Le 01/09/2011
6

Pas d'accord. Les arguments du rapport contre la voie fiscale ne me convainquent pas. Je n'ai aucun problème à payer des impôts élevés et progressifs. Les exemples étrangers sont beaucoup moins flatteurs que ne le disent le rapport. Ca suffit, de s'appuyer sur une vague enquête d'Eric Maurin datant du siècle dernier !

Ce système de droits d'inscription débute une fiscalité parallèle, qui finira par être contrôlée par les universités elles-mêmes et non les élus de la nation. On commence par faire payer les riches, et peu à peu, il n'y a plus qu'un filet de sécurité pour les plus misérables.

C'est le même genre de bonne intention qui dit que les riches ne doivent pas voir leurs médicaments remboursés. On devine bien quelle idée ils ont derrière de dos.

Par mg Le 01/09/2011
4

Voilà qui est bien clair. Il s'agit donc d'habiller l'insuffisance de moyens par un objectif de justice sociale. Ca finira complètement marchandisé, avec la complicité de la gauche de droite.

Par Madjic Le 31/08/2011
-1

Excellente contribution, merci !

Par ganesh Le 31/08/2011
3

Terra Nova vient d'ajouter une vidéo où Yves Lichtenberger explique très bien que l'augmentation des droits d'inscription est nécessaire. l'argent est le nerf de la guerre comme partout ailleurs. Cette augmentation des droits d'inscription est donc la clef de voûte du projet socialiste pour les universités.

Par kyky Le 30/08/2011
18

"Que se passe-t-il si vous mettez Mozart en classe de BTS tourisme ? "

La palme de la question la plus débile est décernée à :

PROF ISSU DU MONDE OUVRIER

Par François Le 30/08/2011
-10

Je parle uniquement pour les études scientifiques (dont celles d'ingénieurs).
- Aujourd'hui si on divise le coût licence + master en fac par le nombre de diplômés, on arrive sans doute à un chiffre voisin et peut-être même supérieur au coût équivalent prépa + école d'ingénieurs. Les raisons sont dues au fonctionnement des facs : les redoublements, les abandons éventuellement après plusieurs années d'études, la multiplicité des masters à effectifs très réduits, le fait que les enseignants-chercheurs enseignent à mi-temps.
- Supprimer les prépas scientifiques ne fera pas augmenter le niveau des étudiants en licence scientifique, car comme dans tous les autres pays développés du monde -en particulier les USA - les meilleurs étudiants feront alors d'autres études (commerce, droit, médecine).
La solution : répartir les prépas entre les écoles d'ingénieurs et rattacher administrativement ces établissements à des universités en leur laissant une grande autonomie (c'est ce qu'ont fait les autres pays, où les universités comprennent des "écoles d'ingénierie", chaque école de la fac - médecine, business, etc. - ayant son propre diplôme dont la valeur peut être très différente de celle des autres écoles de la même fac).

Par prof issu du monde ouvrier Le 30/08/2011
-313

Bourdieu n'est pas Dieu, Avez vous seulement lu exactement ce qui est dit ou faites vous semblant d'avoir de la culture ? Pour l'avoir lu, notamment dans la « misère du monde », il n'y a rien sur les prépas en France. Vous caricaturez la pensée d’un grand penseur et dans le même temps vous faites un contresens complet sur ce dont il s’agit. Les prépas sont un creuset à fabriquer des élites et non a les reproduire au sein d’une même famille. Si vous faites disparaître la seule machine à faire de l’ascenseur social, il ne restera alors que la reproduction de classes. Dites vous bien que les enfants de riches ou d’hommes politiques n’ont pas besoin de la formation solide et des sacrifices qu’imposent la classe prépa. Le bas des classes moyennes si. Si vous mélangez tout le monde dans une université plus chère, alors vous êtes sûr que les élites passeront à côté ou au dessus comme toujours (exemple ils iront dans de grandes facultés américaines), alors que pour autant vous ne pourrez faire de l’Université un lieu de sélection et de formation de haut niveau, tout simplement parce que vous refuserez à l’Université le droit de sélectionner ses étudiants sur le niveau et que vous empêcherez à cause du nombre une formation des meilleurs. Que se passe-t-il si vous mettez Mozart en classe de BTS tourisme ? Il faut juste que les 2 structures prépas et université coopèrent comme c’est le cas aujourd’hui.
Bien à vous

Par aka Le 30/08/2011
4

Je ne comprends pas pourquoi vous vous acharnez sur le classes préparatoires et les grandes écoles, alors qu'il s'agit d'un système qui a fait ses preuves (bien plus que l'université). J'ajouterai que les grandes écoles forment elles aussi des doctorants, or vous laissez croire le contraire en sous-entendant qu'il faut dissoudre les GE dans les universités pour avoir plus de doctorants. Cessez de vouloir évacuer les problèmes, réfléchissez plutôt à leur résolution. Au lieu de supprimer les matières littéraires "socialement discriminantes" dans les concours (ce qui de plus est faux, elles le sont tout autant que les maths ou bien la physique), comment pourrait-on faire en sorte que les meilleurs élèves issus de milieux socio-culturels défavorisés puissent acquérir un bagage culturel conséquent ? ( à voir dès l'école primaire...)

Par Lyse Le 30/08/2011
2

Je suis vraiment ecoeurée par tous ces gens qui ne veulent pas augmenter les droits d'inscription dans l'enseignement supérieur. Ce sont exactement les mêmes que ceux qui soutiennent le bouclier fiscal. Ils ont de l'argent mais ne veulent pas payer. Alors que le principe même de la gauche, c'est que les riches payent pour les pauvres.

Par Cyril Le 29/08/2011
-105

Certains ici disent (avec raison) qu'un élève de prépa coûte plus cher qu'un élève de l'université. Oui, mais il va aussi rapporter beaucoup plus : il gagnera souvent plus, donc payera plus d'impôt ; finalement la société y gagne sans doute plus avec lui (vous le reconnaissez vous même en disant que c'est de l'auto-reproduction d'élite).
Ensuite ce qui est (extrêmement) inégalitaire dans le système des prépas ce n'est pas la prépa en elle même, mais les cours privés (particulier ou type IPESUP) qu'il peut y avoir autour et qui, pour le coup, favorise directement les plus riches, au point de permettre à de vrais idiots d'entrer dans une école de commerce parisienne (je le sais, j'y suis). Sinon en soi le système des prépas est sans doute beaucoup moins inégalitaire que la fac parce que l'on y est beaucoup plus encadré et donc que l'on y a moins besoin d'un cadre pour nous pousser à travailler ou nous aider à nous orienter (ce qui perd énormément d'élèves à la fac).
Pour ce qui concerne le niveau des cours, certes en prépa commerce ça n'a souvent presque rien à voir avec ce que l'on fera après, mais les langues sont utiles pour tous en les maths pour les financiers (qui ne sont pas tous d'horribles traders). Et puis ce n'est pas vrai pour les autres prépas. Surtout l'intérêt est l'apprentissage d'un rythme de travaille, d'organisation, de capacité d'apprentissage de d'utilisation (ça semble vague, mais je vais prendre un exemple : j'ai fait en parallèle de ma première année d'école de commerce une L3 de math en science sociale : et bien le niveau théorique est franchement assez élevé, mais en réalité personne ne comprend et tout le monde s'en fiche, il sufffit de connaitre par coeur les exercices du semestre ; en prépa c'est impossible, il faut vraiment avoir compris).
Donc arrêtez de critiquer le système prépa-grande école : ce n'est pas parfait (il y a vraiment de l'inégalité par l'argent), mais c'est formateur (ce n'est pas pour rien que les cadres supérieurs français sont appréciés à travers le monde) ça amène très bien au monde du travail (parce les écoles sont beaucoup plus tournées vers les entreprises que la fac, qui ne connait même pas ce mot) et ce n'est pas si cher, ni pour la communauté (voir le début de mon message) ni pour l'étudiant (seules les écoles de commerce sont chères et n'importe quelle banque fait un prêt étudiant dans ce cas).
Une dernière remarque : la fac fonctionnerait mieux (et les élèves qui y travaillent vraiment auraient moins de ressentiment envers la prépa) si elle n'était pas en grève 3 mois par an (encore une fois je parle d'expérience). En prépa ça n'existe pas, même une journée. Il y a une vraie différence de mentalité : parce qu'il y a un concours, on y va pour travailler et apprendre.

Par Jarny Le 29/08/2011
4

@ prof issu du monde ouvrier:

Retournez-y donc dans votre monde ouvrier, qui est le principal vivier des électeurs du FN !!!

Par Maty Siem Le 29/08/2011
19

Aujourd'hui dans "le Monde", Laurent Wauquiez dit qu'il est contre l'augmentation des frais d'inscriptions en université. Quel démagogue! Je crois que cette question sera au centre du clivage droite/gauche qui s'annonce. Entre la gauche qui veut faire payer les riches et la droite qui refuse.

Par aka Le 29/08/2011
4

Je ne comprends pas pourquoi vous vous acharnez sur le classes préparatoires et les grandes écoles, alors qu'il s'agit d'un système qui a fait ses preuves (bien plus que l'université). J'ajouterai que les grandes écoles forment elles aussi des doctorants, or vous laissez croire le contraire en sous-entendant qu'il faut dissoudre les GE dans les universités pour avoir plus de doctorants. Cessez de vouloir évacuer les problèmes, réfléchissez plutôt à leur résolution. Au lieu de supprimer les matières littéraires "socialement discriminantes" dans les concours (ce qui de plus est faux, elles le sont tout autant que les maths ou bien la physique), comment pourrait-on faire en sorte que les meilleurs élèves issus de milieux socio-culturels défavorisés puissent acquérir un bagage culturel conséquent ? ( à voir dès l'école primaire...)

Par mafalda Le 28/08/2011
23

Un aspect très important des prépas, c'est que c'est hyper-sexiste. Le pourcentage de filles en prépas scientifiques est ridiculement bas. C'est une bonne raison plus pour supprimer ces prépas au profit des universités, bien meilleures en termes de parité.

Par Majiff Le 28/08/2011
24

@ ma : si t'es pas boursier, c'est que t'as les moyens de raquer plus. Donc je ne vois pas pourquoi on ne te ferait pas raquer ! Surtout que ces études que tu reprends te permettront d'avoir un meilleur salaire. Il faut savoir ce qu'on veut.

Tu me fais un peu penser aux pirates informatiques qui veulent télécharger de la musique et des films gratuitement sans payer les acteurs, musiciens, producteurs... Quelle mentalité !

Par ma Le 28/08/2011
-119

Vous vous dites de gauche ! Votre proposition d'augmenter les droit d'inscription est tout simplement une proposition conservatrice n'en déplaise à certains ! Je croyais qu'être de gauche c'était permettre un libre accès au savoir... A l'éducation.... A la formation ! En repris d'étude je n'ai droit à aucune bourse. Si le prix de mon inscription augmentait dans les proportions que vous défendez, je ne pourrais tout simplement pas étudier. Vos propositions sont des propositions de petits bourgeois qui jouent à être de gauche mais ne connaissent pas de difficulté financières ! Voua m’écœurez avec votre démagogies, vos propositions souvent contradictoire, et votre façon d'exploiter les étudiants justement, en les prenant en stage sous payer ! On croit rêver !

Par babette gallo Le 28/08/2011
10

Les prépas ne sont rien d'autre qu'un système d'autoreproduction des élites. C'est ce qu'a démontré Pierre Bourdieu il y a déjà longtemps. Elles n'ont aucune autre utilité. Au contraire elles sont nuisible pour la justice sociale, pour les universités, pour la recherche, et elles coutent très cher.

Il faut donc supprimer les prépas. Dans un premier temps, diminuer le nombre d'élèves comme le suggère terra Nova. Mais cela ne doit être qu'une première étape avant un démantèlement total qui sera salutaire pour notre enseignement supérieur.

Par Jim Faq Le 28/08/2011
108

D'accord avec Proposition 14 : Instaurer une sélection au niveau master en M1.

Ce serait bien de sélectionner dès la première année. Il faut aussi augmenter le prix de l'inscrption à l'université pour plus de justice sociale (car les pauvres en seraient dispensés).

Par ex élève de classe prépa Le 27/08/2011
48

Bonjour,
Etant un ancien élève de classe prépa d'un lycée de province, je partage entièrement votre avis sur l'utilité et le bilan positif de ce système. En terminale , j'ai tout fait pour éviter la faculté où les étudiants sont livrés à eux-mêmes sans obligation de résultat si ce n'est lors des partiels. Je m'étais inscrit en DUT au cas où tous mes dossiers auraient été refusés. En prépa, nous sommes soumis à pression avec de nombreux devoirs surveillés ou non à rendre. Je n'en garde pas forcément un excellent souvenir mais je suis heureux de l'avoir fait et d'avoir réussi un concours à l'issue de mes 3 années (j'ai repiqué la 2e mais l'échec est formateur).
Je pense que la grosse différence entre un étudiant en prépa et un étudiant en fac(la 1ère année du moins) est l'exigence demandée. On est exigeant et sélectif en prépa...beaucoup moins en fac(sauf en fac de médecine).
Je parle d'une époque correspondant aux années 90. Cela a certainement changé depuis.
Cordialement

Par Wafer Le 27/08/2011
82

Augmenter les droits d'inscription à l'université et diminuer le nombre d'élèves en classes préparatoires sont deux mesures de bon sens qui s'imposent. N'en déplaise aux conservateurs de tous bords.

Par Plaquez Le 27/08/2011
134

Quand on voit combien coute un étudiant de prépa par rapport à un étudiant de fac, il n'y a pas photo: pour faire des économies, il faut diminuer le nombre de prépas et augmenter le nombre d'étudiants en fac.

Et puis ça remontera le niveau moyen des étudiants à l'université. Ce sera plus motivant pour les étudiants et aussi pour les enseignants-chercheurs. A mon avis, c'est une réforme qui n'aurait que des avantages.

Par prof issu du monde ouvrier Le 27/08/2011
-441

Noyé dans la haine de l'éducation nationale avec une approche "parisienne" sans prendre en compte les réalités territoriales.
Un exemple simple concernant les classes préparatoires. Elles sont gratuites, elles ont, en proportion, autant de boursiers que l'Université, mais la différence c'est qu'elles leur permettent de réussir leurs études. Elles sont les dernières voies de promotion sociale en France. Supprimer 33% des places, c'est fermer les classes "provinciales" qui forment les étudiants malgré des niveaux d'intégration moyens dans les écoles, comme Quimper, Saint-Brieuc, Brest, Le Mans, Tour, Orléans, Angoulême, Bourges, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Nîmes, Dijon, etc. plus celles de banlieue parisienne comme Le Raincy, Montreuil, Nanterre, Anthony, Aubervilliers etc. Ces classes prépas qui permettent à des petits français sur tout le territoire d'apprendre sérieusement dans de bonnes conditions, dans une structure pluridisciplinaire, avec des enseignants vraiment à leur service. La sélectivité est la contrepartie de la gratuité et de la qualité, mais réparti sur tout le territoire. Pourquoi vouloir détruire cela ?

Appliquer le système proposé par Terra Nova c'est renforcer la ségrégation sociale dans les grandes écoles car il n'y aura que les élèves des grands lycées parisiens ou ceux des grandes universités parisiennes qui intègreront les grandes écoles, le fils d'ouvrier de Mulhouse, le fils de paysan breton, la fille de prof auvergnat ou la fille d'employé de bureau lyonnais n'auront plus cette perspective. Que dire des enseignants du second degré qui ont pour projet de carrière l'obtention d'un poste en prépa alors que le fait de devenir PRAG à l'université correspond à la création d'un prolétariat d'enseignants corvéables à merci.
Fantasme a-géographique, propositions qui ferment l'ascenseur sociale aux élèves et aux profs, ascenseur qui n'est pourtant utile qu'aux classes moyennes et populaires, voilà une fois de plus Terra Nova avec une vision réactionnaire du progrès (au fond on propose le retour au monopole de l’Université médiévale) ! Il faut dire qu’un rapport pondu par un centralien énarque qui veut se placer et un président d’université parisienne qui espère peu ou prou être ministre, ne risquent pas de refléter une connaissance fine de la société et de la géographie française. Allez les amis, on redescend sur terre et on essaye d'être socialiste ?

Par gagnepain Le 26/08/2011
8

Wilfried fait une bonne remarque que les étudiants ça coute cher. Et puis on est super endettés et le PS a promis de réduire le déficit. On se demande comment on v faire pour payer toute ses dépenses.

Par Wilfried Le 26/08/2011
29

Ma réponse précédente n'a pas l'air d'être passée.

Je diasias que passer à 50% d'une classe d'âge avec une licence augmente forcément le nombre d'étudiants.
1) mois de 50% d'une classe d'âge commence des études supérieures :
- une classe d'age représente environ de 740 000 personnes,
- le nombre de nouveaux étudiants à la rentrée 2009 était de 277 000,
=> seuls 37% d'une classe d'âge commence des études supérieures.
Si l'on suppose que le taux d'echec est nul (ce qui est totalement illusoire), il faut augmenter le nombre d'inscrits en première année de 34%.

2) Parmis les 37% qui commencent des études, plus de 25% abandonnent au bout de la première année, soit près de 10% d'une classe d'age. Le taux d'échec en 2è et 3è année sont par contre assez faibles. Cela signifie aussi que seuls 27% d'une classe d'age commence une seconde année d'étude supérieure. Donc il faut au minimum doubler ce chiffre. idem pour la troisième année...

3) une fois que le nombre d'étudiants possédant une licence aura doublé, une partie de ces nouveaux licenciés souhaitera continuer en M1/M2.

4) Le doctorat va je l'espère finir par être reconnu et il y aura de plus en plus de doctorants.

Bref, à partir de la seconde année il faut pratisuement doubler tous les effectifs. Pour la premièer année, il faut les augmenter de 34%.

Dans ma réponse précédente (qui je crois n'est pas passée), je faisais l'hypothèse qu'on pourrait réussir à attaindre l'objetif de 50% d'une classe d'age avec un licence en n'augmentant le nombre total d'étudiants que de 40%. Je n'y crois pas (plutôt 60-70 à mon avis), mais supposons.
Cela représente encore près d'un million d'étudiants supplémentaires à loger.

Donc, je n'ai peut-être rien compris, mais mon constat reste valide pour autant. Quand déciderons nous enfin à corriger les erreurs du passé avant de les recommencer ?
Augmentons d'abord les capacité d'accueil des étudiants (logements, restauration) avant d'aller plus loin.

Par Wilkrieg Le 25/08/2011
0

Wilfried, t'as rien compris. Primo, Tera Nova parle des étudians en licence, pas de l'ensemble des étudians. Deuxio, il faut doubler la proportion d'étudians qui obtiennent le diplôme, pas de ceux qui sont inscrits en fac, sachant qu'actuellement il y a plein d'étudians qui échouent, ce qui est un des problème que veut résoudre Tera Nova. Troisio, on parle de proportion d'une classe d'âge, pas de nombre de d'étudians, sachant que la taille d'un classe d'âge varie.

Bref Wilfried, t'as vraiment rien compris.

Par Yrix Le 25/08/2011
11

Maintenant qu'il devient clair que les ressources à la disposition des collectivités publiques seront structurellement en baisse dans la vieille Europe les talentueux auteurs de ces propositions devraient s'imposer de raisonner à dépenses constantes et proposer des économies à proportion des dépenses qu'ils proposent.

Par Wilfried Le 25/08/2011
-103

Proposition 4 : Fixer un objectif chiffré, ambitieux mais réaliste qui est de passer de 25% d’une classe d’âge diplômés au niveau licence à 50% en 2022, sans dégradation de la qualité des diplômes.

Donc on double le nombre d'étudiant. On passe de 2 316 100 étudiants (2009) à 4 632 200 .

Proposition 38 : Lancer un plan de réhabilitation de 50 000 logements étudiants et de construction de 40 000 nouveaux logements.

Juste une question : ils vont dormir où ces nouveaux étudiants ? Dans la rue ? Dans des squatts ? Un peu de réalisme et arretons de mettre la charue avant les boeufs : faisons en sorte que les conditions pour que les étudiants actuels aient des conditions de vie décentes et pas trop coûteuses. ensuite, nous pourrons augmenter le nombre d'étudiant...

Par Shinat Le 25/08/2011
5

Alexandra et Yves ont signer une contribution tres excitante sur la société de la connaissance pour faire réussir nos étudiants et faire progresser la France. Il faudrait que les candidats socialistes applique ses propositions. Surtout celui qui sera élu candidat au présidentielle.

Ce serait mieux que Sarkozy qui n'a rien fait pour les université ou la recherche a part la loi LRU qui faudrait changer parce qu'elle a créer pleins de difficultés dans les universités qui ont du mal a l'appliquer la loi LRU.

Je pense aussi qu'il faut augmenter les droits d'inscriptions aux universités. Il faut les augmenter plus que Sarkozy parce que avec Sarkozy l'augmentation est tellement faible qu'elle ne serre a rien les universités n'ont toujours pas assez d'argent. Donc pour se diiférencier de Sarkozy il faut promettre un augmentation plus forte pour donner plus de moyens aux universités qui auront plus d'argent dans leurs recettes pour financer leur budget.

Par Charly Le 24/08/2011
20

Je m'étonne du dogme des matières "socialement discriminatoires". Ne pourrait-on envisager que l'école, dès les plus petites classes, donnent à TOUS les élèves qui le souhaitent le goût de la culture et de la réflexion ?
Cela ne serait-il pas préférable à un nivellement artificiel de la place des "humanités" dans nos formations supérieures ?
(Et pourtant, je suis un jeune ingénieur...)

Par Sequant Le 24/08/2011
13

Ce texte de Terra Nova est vraiment très bien. Je le recommande de le lire pour tout ceux qui s'intéresse aux problème des universités et de la recherche et des grandes école.

Par janiaud Le 24/08/2011
-44

Texte frileux sur l'urgence à developper les coopérations européennes, les infrastructures de recherche de taille suffisante.Il faut accélérer la construction de l'europe de la recherche comme moyen de tenir notre place face à des pays qui copient, pompent,developpent des approches pharaoniques gràce à la formation de 400 000 nouveaux scientifiques par an comme en Chine.La frilosité de gouvernements, dont le notre est dramatique , conjugant insuffisance et arrosage spécifique d'équipes amies du pouvoir . La régression de la place de larecherche française est évidente et dramatique . Ceci entraine effectivement une démotivation des jeunes .Ce n'est pas une raison pour précariser davantage le statut des jeunes trimballés de post donc en post doc.
Les propositions concernant le crédit impot recherche sont indispensables

Par JANIAUD Le 24/08/2011
64

inégalité de pertience dans les propositions concernant la recherche.Proposition 26 devrait être antérieure aux 25 et 24.iL N'EST PAS POSSIBLE DE POSER DES QUESTIONS FONDAMENTALES avec une incertitude dans les budgets alloués.Aucun domaine un peu complexe n'est à l'abri de la nécessité de poursuivre des travaux fondamentaux pour régler des points de blocage .Symétriquement l'utilisation de nouvelles technologies permet souvent d'avancer sur des points non encoreexplorés.Le developpement de nouvelles infrastructures de recherche à l'échelle européenne évidemment est indispensable . La prop29 est indispensable.La prop 31 est minimale et nécessite une véritable reflexion.Le programme européen de recherche ne peut être la caisse de secours pour les entreprises ne finançant pas assez leur recherche.Beaucoup de questions devraient pouvoir être traitées au niveau de l'UE;

Par Chercheur Le 24/08/2011
-53

Merci pour cette réflexion qui replace la connaissance au centre de tout. De cette connaissance découle tout le reste, de l'innovation technologique au modèle social que nous souhaitons maintenir. Notre société ne verra sa réussite future que parce qu'elle aura progressé sur ce point et non pas parce qu'elle aura augmenté le nombre de formations professionnalisantes. Pour ce qui concerne l'allocation pour tous, c'est sans doute une charge difficile à justifier en ces temps de crise. En faire un prêt conditionné à la réussite - dont la créance complète ou partielle serait annulée en cas de réussite aux examens - pourrait responsabiliser les étudiants en leur signifiant l'importance de leurs choix en matière, d'oriention, de travail et de motivation.

Par Poirot Le 24/08/2011
-112

Certaine propositions sont inapplicables, c'est dire des choses pour me rien dire.

Par exemple la proposition 5 : comment voulez-vous évaluer le niveau d'un étudiant par un simple entretien ?

proposition 7 : supprimer les cours en amphis. C'est techniquement impossible et le problème n'est pas la.

proposition 9 : plutôt que d'ouvrir la voie au tutorat pour des étudiants en licence (ce qui est impossible avec le niveau acquis), il vaut mieux faire participer les meilleurs aux recherches menés par les thesars/chercheurs, ce qui se fait couramment aux US.

proposition 14 à 20 : soit on supprime complètement les classes prepas, soit on n'accepte pas de sélection parallèle. On ne fait pas de la demi mesure. Il est très injuste d'accepter des étudiants en Grandes Écoles qui ne sont pas passer par une sélection sur concours. Je suis étudiant en Grande École, et il y en a assez de retrouver des AST (d'un niveau plus que médiocre) avoir le même diplôme que nous sans avoir fourni le même effort.

Bref, des propositions a revoir pour ma part.

Par sacha Le 24/08/2011
-35

chere clemence,
ce systeme existe déja et cela s'appelle l'alternance et ou l'apprentissage.....
Effectivement il faudrait le généraliser à l'université.
et puis pourquoi ne pas favoriser la reprise d'étude pour les jeunes adultes, comme dans la plupart des autres pays européens
Cela s'appelle l'education tout au long de la vie et c'est quasiment en panne en france, tout comme l'ascenseur social;etonnant non.

Par sacha Le 24/08/2011
-35

bonjour,
Pourquoi pas mais à condition que cela soit véritablement équitable:
meme si cela va faire mal aux céans de certains apparatchiks du parti, pourquoi ne pas s'inspirer de ce qui a été réussi par Descoings a science po : a savoir faire payer les gens selon leurs moyens.
Ce qui serait une véritable équité et non une égalite de principe illusoire si chere au PS. Au lieu d'avoir des enfants de cadres et d'enseignants du secondaire et du superieur qui paient la meme chose que des fils de secrétaires qui gagnent deux à trois fois moins...
De meme les classes prépa devrait etre limites à une par region pour les tres grandes écoles,en effet on dépense un argent considérable en surpayant en heures supplementaires des enseignants qui ne sont ni des chercheurs , ni des pédagogues.La France et surtout sa jeunesse n'a plus les moyens d'un tel gachis qui ne bénéficie qu'aux membres de l'oligarchie...

Par arnaud Le 24/08/2011
61

Tout à fait d'accord.

Par François Le 24/08/2011
-17

" Les matières vues en prépas en dehors des langues ne servent à rien (et quand je dis à rien, c'est vraiment rien) "
Propos typique (et sans doute exact) d'un élève d'école de commerce.
Un élève d'école d'ingénieur vous dirait exactement le contraire (il utilise pendant toute sa vie professionnelle les maths apprises en prépa beaucoup plus que ce qu'il a appris en école).
Donc se méfier des généralisations hâtives.
D'autre part connaissez-vous une seule matière non socialement discriminante ? Pendant des années les penseurs français (surtout de gauche) ont estimé que les maths étaient les moins discriminantes et ont fait basculer pour des raisons idéologiques les critères de sélection des lettres vers les maths (à l'exception de l'ENA). Aujourd'hui on constate sans l'expliquer que les maths elles aussi sont discriminantes ... On en est à vouloir juger la "valeur des parcours personnels", source potentielle de toutes les dérives (gros marché à prévoir pour les "conseils en parcours personnels" !). Alors que proposez-vous ?

Par chercheur perplexe Le 24/08/2011
-104

Augmenter de manière importante les frais d'inscriptions serait à l'heure actuelle contre productif. Cela découragerait un grand nombre d'étudiant à poursuivre des études longues, notamment dans des filières offrant peu de débouchées directes (sciences fondamentales, par exemple).
Compte tenu du fait que de nombreuses filières courtes technologiques (IUT, BTS, licence pro) permettent une insertion rapide dans le monde du travail, on risque d'assister à une compétition encore plus féroce pour intégrer ces filières, et à un assèchement brutal des recrutements dans les filières longues, hormis pour quelques diplômes fortement professionnalisés (diplôme d'ingénieur, de commerce, quelques filières universitaires spécifiques comme le droit).
Avoir une population moins diplômée serait très mauvais pour la compétitivité générale du pays. Ce qui justifie également la subvention (du moins partielle) des études supérieures, même et surtout pour des disciplines n'offrant de développement potentiels qu'à long terme (toujours ces fameuses sciences fondamentales).

Pour éviter l'engorgement des filières ayant peu de débouchées (sciences humaines, notamment), il est préférable de développer l'information vers les étudiants sur les finalités et débouchées des disciplines, les passerelles vers les formations professionnalisantes et la sélection à l'entrée.

Le cas du doctorat est encore plus problématique. Il y a un réel problème pour attirer les étudiants vers les filières de recherche. Le doctorat est un diplôme long à obtenir et nécessite énormément d'investissement personnel. Or, en France, ce diplôme est en général peu reconnu par les entreprises, et les débouchées dont principalement dans le public, en particulier l'enseignement et la recherche. Augmenter les frais d'inscription entrainerait un frein brutal au recrutement des doctorants. Par ailleurs, au travers de leur contrat de thèse (de 3 ans), ceux-ci sont en fait des salariés (de l'université, d'un organisme public ou même d'une entreprise), et à travers leur travail, ont plus le statut de personnel non-permanent que de simple étudiant (beaucoup de doctorant participent par ailleurs aux enseignements). Est-il judicieux dans ce cas de leur faire payer aussi cher le droit de travailler pour leur organisme de recrutement ?

La reconnaissance officielle du statut de docteur apporterait un peu de baume au cœur, mais pas grand chose de plus, je le crains. Quand aux quotas de recrutements pour les entreprise, ce n'est pas le genre de proposition qui changera l'image de ces diplômés dans la sphère privée.

Par Clémence Le 24/08/2011
2

Pas une seule proposition sur le rapprochement entre l'université et le monde de l'entreprise.
Pas une seule proposition sur le développement des formations en alternance.
Pourquoi ne pas étudier l'hypothèse d'un financement des frais de scolarité par les entreprises et le versement d'un salaire en contrepartie de 2 jours de travail par semaine de l'étudiant ?
Cette piste pourrait :
1) éviter la création de la si coûteuse allocation d'études supérieures
2) développer les compétences opérationnelles des étudiants
3) favoriser l'insertion professionnelle de nos jeunes diplômés.

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