ESSAI
Changer ou disparaître : quel avenir pour le football ? Essai Par Arnaud Flanquart, Olivier Ferrand, Patrick Mignon. Le 21/03/2011
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Terra Nova publie le rapport final de son groupe de travail sur le football, dont elle avait dévoilé les premières propositions début janvier. Contre le règne du statu quo, Terra Nova prône une réforme du modèle actuel du football-business, qui nécessite une régulation économique urgente, à l'échelle européenne et au niveau national. Le football, de part son impact sur la société, s'apparente à un service public, qui doit être réinvesti par le politique et l'Etat. Enfin, une politique publique du football nécessite une réforme de sa gouvernance. Autour de ces trois axes : régulation économique, gestion du service public et gouvernance, Terra Nova propose des pistes pour remettre le football au cœur des politiques progressistes.

SYNTHÈSE DU RAPPORT

Convoqués après le psychodrame collectif de Knysna, les états généraux du football ont accouché de propositions cosmétiques. Le statu quo règne à la Fédération française de football : l’assemblée générale de décembre a maintenu son président intérimaire, Fernand Duchaussoy, alors que les éléments dynamiques (Jacques Lambert, Lilian Thuram…) quittent le giron fédéral.

Les réformes sont pourtant nécessaires. Le football-business est désormais dominant et relève du marché, des acteurs économiques privés. Mais son modèle économique est au bord du gouffre : il a besoin d’une régulation économique urgente, avant tout à l’échelle européenne, mais aussi au niveau national, s’il veut éviter une crise systémique majeure. Le football n’est pas qu’une activité économique. Il a aussi un rôle majeur dans la société – éducatif, sanitaire, social. Le football est, en fait comme en droit, un service public, à travers ses pratiques amateurs mais aussi à travers le football professionnel, l’exemplarité de ses stars, la capacité d’incarnation de l’équipe de France. Or ce service public est en friche : il est grand temps que le politique s’y réinvestisse. Pour qu’une politique publique du football puisse être mise en œuvre, il faut une gouvernance efficace. La gouvernance du football est aujourd’hui gravement dysfonctionnelle, comme l’a montré la débâcle de Knysna : une réforme profonde est nécessaire.

 

Le football, et le sport en général, sont un angle mort des politiques publiques. Le présent rapport de Terra Nova veut le remettre au cœur des politiques progressistes. Ce rapport est issu d’un groupe de travail de Terra Nova, qui a procédé à l’audition de nombreuses personnalités de toutes les familles du football. Le groupe de travail était composé de : Arnaud Flanquart, coordonnateur du pôle « sport » de Terra Nova ; Patrick Mignon, sociologue du sport ; Olivier Ferrand, président de Terra Nova. Il a bénéficié de la participation active de Vikash Dhorasoo, ancien joueur professionnel et ancien international de l'équipe de France, et Pierre Walfisz, associé de Vikash Dhorasoo.

 

Le football, et le sport en général, sont un angle mort des politiques publiques. Beaucoup s’en félicitent, les gouvernements n’ont pas à se mêler des affaires du ballon rond. Le football est devenu une entreprise de spectacle : il relève du marché et des acteurs économiques. Pour le reste, la promotion des « valeurs sportives », c’est le mouvement associatif qui le prend en charge. Dès lors, les incursions du politique dans le football ne sauraient relever que de la récupération.

 

Nous affirmons au contraire que le sport doit faire l’objet d’une politique publique, pour trois raisons.

 

Première raison : le football est certes avant tout un business (plus de 4 milliards d’euros en France) mais il nécessite une régulation publique urgente.

 

Le modèle économique des clubs professionnels, à l’échelle européenne, est au bord du gouffre. Avec la dérégulation imposée par l’arrêt Bosman (1995), qui a notamment mis fin aux quotas de joueurs étrangers par club, les transferts ont explosé, entraînant avec eux le niveau des salaires : le salaire moyen en Ligue 1 française dépasse les 50.000 euros mensuels ; le salaire des stars européennes se calcule désormais en centaines de milliers d’euros… par semaine.

 

Les recettes commerciales (billetterie, sponsoring, merchandising, droits télés) ont connu un bond vertigineux. Les droits télévisuels, notamment, ont été multipliés par 600 en France en vingt-cinq ans, passant de 1.2 million d’euros en 1985 à 668 millions aujourd’hui. Malgré tout, les recettes commerciales pérennes ne suffisent pas à couvrir l’explosion des charges salariales.

 

Pour boucler les budgets, les clubs recourent dès lors à des expédients.

 

Le plus malsain est la spéculation financière sur le prix des joueurs. Le club acheteur verse une indemnité de transfert lors de l’achat d’un joueur ; il reçoit une indemnité lorsqu’il le revend. Tant que le marché des joueurs est à la hausse, les clubs engrangent des plus-values. Cette hausse est entretenue artificiellement : par les clubs, qui y ont tous intérêt pour boucler leurs budgets ; par les agents de joueurs, rémunérés sur ce prix de vente ; par le système comptable, qui autorise – exception sans équivalent dans aucun autre secteur économique - à considérer les joueurs comme des actifs financiers, gonflant ainsi artificiellement le bilan des clubs. Le marché des joueurs est désormais un marché spéculatif proche de celui des subprimes immobilières américaines : dès qu’il se retourne, c’est le krach généralisé.

 

Les clubs recourent aussi massivement à l’endettement. Le football professionnel européen totalise près de 15 milliards d’euros de dettes. Le football espagnol atteint presque 5 milliards de dettes, le club anglais Manchester United à lui tout seul 900 millions. Cette fuite en avant a été rendue possible par l’absence de régulation sur la comptabilité des clubs. Seule la France s’est dotée d’un tel contrôle, via une autorité comptable et financière (la DNCG) : l’endettement des clubs français est ainsi contenu à un niveau raisonnable (150 millions en 2010). Elle a aussi été facilitée par le système comptable : la comptabilisation des contrats des joueurs à l’actif des bilans des clubs permet un recours accru à l’endettement. Cette fuite en avant aura également une fin. Certains clubs, comme Valence en Espagne (500 millions de dettes), sont déjà en situation de faillite virtuelle.

 

Les clubs bénéficient aussi, pour boucler leurs budgets, de l’arrivée de mécènes providentiels. Ces donateurs (milliardaires, fonds souverains) n’investissent pas dans le football avec une logique de rentabilité : ils agissent pour le prestige, le réseau social, l’influence diplomatique, voire pour des raisons équivoques. Dès lors, ils permettent à l’économie du football de vivre au-dessus de ses moyens et alimentent la bulle spéculative des transferts et des salaires. Eux non plus ne sont pas éternels.

 

Le business model actuel du football européen est insoutenable. Il place les clubs professionnels en situation de risque systémique : la crise ne provoquera pas la faillite de quelques clubs, mais potentiellement de la quasi-totalité des clubs européens. Le risque est connu : les pouvoirs publics ne laisseront pas plus tomber les clubs de foot que les banques, et on assistera à nouveau à la socialisation des pertes après la privatisation des profits.

 

Les dérèglements économiques du football sont encore renforcés par les Etats. Pour attirer les meilleurs dans leur championnat, les Etats se sont lancés dans une course délétère au moins-disant. Moins-disant fiscal : beaucoup de pays se sont transformés en paradis fiscaux pour footballeurs, les exemptant d’impôts et de charges sociales, contre toute éthique de justice. La France a elle aussi cédé à cette tentation, avec le « droit à l’image collective » (DIC) et la « prime d’impatriation ». Et moins-disant comptable, laissant les clubs se sur-endetter sans aucun contrôle.

 

L’UEFA a fait un premier pas avec les règles de « fair play financier », qui visent à limiter l’endettement des clubs et à restreindre l’apport de capitaux de mécènes extérieurs. Terra Nova propose des mesures plus volontaristes.

 

D’abord, un système de « salary cap » plafonnant la masse salariale des clubs : pas plus de 55% du chiffre d’affaires. Il a fait ses preuves aux Etats-Unis. On rétorque parfois qu’un tel système est indissociable d’une ligue fermée. C’est inexact : ce que la NBA a pu imposer contractuellement à ses franchisés, l’Europe peut l’imposer par la règle, soit issue de l’UEFA, soit de la législation communautaire. D’ailleurs, le « salary cap » existe dans le football européen (en L2 italienne) et en France, dans le rugby, au sein du Top 14.

 

Ensuite, l’interdiction des plus-values financières sur les joueurs : les dépenses des clubs doivent être financées par les recettes commerciales pérennes, pas par de la cavalerie sur les contrats de joueurs – on a déjà atteint la barre des 100 millions d’euros pour le rachat de Cristiano Ronaldo par le Real Madrid !

 

Autre proposition, une « DNCG européenne » : un contrôle comptable et financier rigoureux des clubs, sur le modèle pratiqué en France avec la direction nationale de contrôle de gestion. Enfin, l’interdiction de la concurrence fiscale déloyale en Europe : elle existe déjà pour la fiscalité des entreprises, il faut l’étendre aux footballeurs.

 

Le football professionnel français a également des handicaps spécifiques, qui nécessitent une intervention publique. Notamment, les clubs ne possèdent pas leur stade, qui appartient le plus souvent aux collectivités locales. Or le modèle allemand montre que la gestion du stade est un facteur clé pour le développement du club (agrandissement, loges VIP, commerces intégrés, spectacles). Mais les clubs français sont impécunieux. Seuls l’Olympique lyonnais (« OL Land »), l’OGC Nice ou le RCF Strasbourg ont les moyens d’acheter, de rénover ou de construire un nouveau stade. Les autres militent pour un don. Ce serait une spoliation inacceptable des collectivités. Terra Nova propose un cadre légal facilitant le transfert de propriété par apport partiel d’actif, la collectivité entrant ainsi à due concurrence au capital du club.

 

Deuxième raison qui milite pour l’intervention publique : le football est un service public.

 

C’est un service public de fait, en raison de son rôle majeur dans la société - éducatif, sanitaire, social. C’est aussi un service public en droit. Ce service public est aujourd’hui en friche. Il doit être réinvesti par l’Etat, qui a la charge d’en définir les missions, d’assurer leur financement et de superviser leur mise en œuvre.

 

Le renforcement des clubs amateurs est une priorité. Les valeurs humanistes du football sont portées par les éducateurs sportifs des clubs : dépassement de soi, désintéressement, respect des règles, fraternité… Or la pratique de masse encadrée est en perte de vitesse : moins de deux millions de licenciés contre trois millions de pratiques de rue. Les clubs, comme le système scolaire, s’orientent vers la sélection des meilleurs, avec comme objectif la constitution de l’élite sportive du pays. Ils dissuadent dès lors tous les autres pratiquants : les jeunes joueurs compétitifs mais écartés de la course à l’élite, les adultes qui veulent pratiquer un football-loisir, les femmes pour lesquelles il n’y a pas encore de véritable élite. Ce sont ces publics que les clubs doivent aujourd’hui conquérir.

 

Mais l’Etat ne doit pas seulement s’intéresser au football amateur. Le service public du football, ses valeurs, passent désormais aussi par le football professionnel et son spectacle. L’exemplarité des « stars » est tout particulièrement importante. C’est désormais un canal majeur d’influence pour notre jeunesse. Or nous ne sommes pas loin du contre-modèle absolu : ultra-individualisme, argent-roi, victoire à tout prix, culte de la jouissance (affaire Zahia)… L’éducation des futurs joueurs pro, aujourd’hui « abandonnée » dès le plus jeune âge aux clubs professionnels, hors filières INSEP, est un enjeu collectif, tout comme leur formation civique. Des obligations symboliques pourraient également être assignées aux joueurs de l’équipe de France : par exemple, le don systématique des primes au profit de causes caritatives, ou la participation à des missions sociales.

 

La violence dans les stades est aussi un enjeu majeur. La politique anti-hooligans menée en France est caractérisée par le « tout répressif » : dispositifs policiers massifs déployés autour des stades, interdictions d’accès administratives et judiciaires, dissolutions d’associations de supporters. Cette approche sécuritaire n’est pas la bonne : elle coûte cher, confond supporters ultras et hooligans, et entraîne une surenchère entre des supporters toujours plus revendicatifs et des forces de l’ordre toujours plus nombreuses. Deux politiques ont été efficaces en Europe. La politique anglaise a écarté les hooligans des stades par une répression stricte mais aussi par une augmentation importante du prix des places de stade. La politique allemande, que nous prônons, repose sur une désescalade responsabilisant tous les acteurs : les clubs, qui pour défendre leurs supporters protègent de fait les hooligans ; et les associations de supporters, qui doivent cesser d’être suspectées pour être au contraire intégrées comme acteurs légitimes de la régulation à l’intérieur des stades.

 

Troisième raison qui justifie l’intervention publique : l’Etat doit aider à la réforme de la gouvernance du football.

 

Le secteur se caractérise par une spécificité : l’autonomie du mouvement sportif. L’Etat fixe ainsi les objectifs du service public, mais sa gestion est confiée à la FFF et aux clubs. Or les dysfonctionnements de la FFF ont été mis en pleine lumière cet été par la débâcle de Knysna. Manque de professionnalisme : communication, management interne, négociation des contrats – le sous-dimensionnement de la FFF est patent. Et absence de légitimité. Qui a maintenu Raymond Domenech comme sélectionneur de l’équipe de France ? Pour les Français, relayés par les médias, Jean-Pierre Escalettes, le président de la FFF, n’était pas jugé légitime pour faire ce choix.

 

Pour certains, la solution est simple : la FFF est gouvernée par le monde amateur, qui y importe le mode de gestion associatif des clubs amateurs, anachronique ; elle doit être confiée au football professionnel, seul compétent pour gérer une « entreprise » de 200 millions d’euros. Ce serait une erreur. Les risques de conflit d’intérêts seraient majeurs : captation de la rente financière de l’équipe de France (40 millions d’euros cette année) pour combler le trou de gestion des clubs professionnels ; sélection des joueurs en équipe de France en fonction de critères de valorisation financière au profit des clubs, et non de critères sportifs ; captation du financement public des stades pour l’Euro 2016 (160 millions en jeu). Les états-généraux du football ont accouché d’une souris mais ils s’orientent malgré tout dans cette direction : la ligue pro (LFP) grignote progressivement du pouvoir face aux amateurs.

 

Nous proposons une autre réforme, visant à donner une légitimité démocratique incontestable à la FFF : l’élection de ses dirigeants, sur le mode « un homme, une équipe, un projet », au suffrage universel. Le corps électoral pourrait être les licenciés adultes. Mieux, il pourrait englober tous les supporters, qui se déclareraient comme tels pour participer à l’élection : le football national n’appartient en effet ni aux quarante clubs professionnels ni même aux seuls deux millions de licenciés amateurs - il appartient aux Français, et notamment aux dix à quinze millions de supporters de l’équipe de France.

 

Régulation économique, gestion du service public du sport, gouvernance : il est grand temps que l’Etat se dote d’une politique du football. Entre ses cinq millions de pratiquants et ses quinze millions de supporters, toute la France est concernée.

 

LES PROPOSITIONS DE TERRA NOVA

 

- Régulation économique : « salary cap », interdiction du système de plus-values financières sur le prix des joueurs, DNCG européenne, extension au football de l’interdiction européenne de concurrence fiscale déloyale ;

- Gestion du service public : soutien accru aux clubs amateurs, éducation et formation civique des joueurs pro, obligations contractuelles symboliques pour tout joueur de l’équipe de France (par exemple don systématique des primes à des causes caritatives), politique de désescalade collective face au hooliganisme ;

- Gouvernance : élection de la direction de la FFF au suffrage universel des parties prenantes du football, licenciés et supporters.

 

Retrouvez ci-dessous les interviews de Jean-Luc Bennahmias, Vincent Duluc, Hervé Matthoux et Patrick Braouazec.

 


Interview Jean-Luc Bennahmias, Vincent Duluc... par terranova

Commentaires

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Par Le 23/07/2011
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Il y a trop de pénalty qui ne sont pas siffler. Ce serait mieux si il y aurai la video pour aidé les arbitre.

Par Rémy PETIOT Le 10/07/2011
-1

C'est quoi ce terra-nova ? ils sont un peu neu-neu lorsqu'ils constatent ce que tout le monde sait depuis longtemps: le foot pro est stupide, affligeant, débile dans son système, ce qui ne les empêche pas d'affirmer que le football aurait des vertus d'exemplarité par ses vedettes ....etc, pire, ce serait un "service public".
On devrait pouvoir dire à ferrand qu'on a rien à faire du foot et que dans tous les cas il y a bien d'autres objets à financer avant de financer de telles stupidités.
Je maintiens qu'il est de plus en plus urgent de supprimer le ministère des sports, le code des sports et tout financement à tous niveaux des sports pro, comme de leurs installations.
Rémy PETIOT

Par Reverchon J Claude Association Déplacements Citoyens LYON Le 05/07/2011
0

Papier écrit en déc. 2010. Vos commentaires?

Le football, un modèle économique aberrant
Le " foot bulle" !

Le "foot business" n’est-t-il en train de réunir tous les ingrédients d’une belle bulle de plus ? Raisonnons un peu :
Quel est, in fine, le produit d’un club de foot ?: c’est la performance de son équipe qui se traduit par des victoires et des premières places dans les classements. C’est ce qui fonde la notoriété d’un club, et en retour lui permet d’avoir des sponsors, des partenaires, des produits dérivés, des rétributions télévisuelles et bien sûr des supporters et des spectateurs.
Qu’y-a-t-il de plus volatil que les succès d’une équipe et donc de plus périssable qu’un tel produit ? Le foot professionnel est-il une entreprise de spectacle, telle qu’une troupe de cirque ou de théâtre, un orchestre ou une compagnie de danse ? Oui dans une certaine mesure, mais avec la différence qu’à chaque représentation elle est mise en compétition avec une autre et est sanctionnée pour avoir été meilleure ou moins bonne.
Les ressources induites par les spectacles qu’elle donne, quelle qu’en soit la qualité, ne sont pas suffisantes pour lui apporter des moyens nécessaires à son exploitation. Alors que fait-on ? On vend ses joueurs ; c’est le mercato. Imagine-t-on une entreprise qui vendrait son outil de travail pour augmenter ses recettes ou équilibrer ses comptes. En fait cet outil de travail de quoi est-il fait ? De mercenaires, souvent dédiés avant tout à la réussite de leur courte carrière, des individualités que seul le talent d’un entraineur ou d’un sélectionneur peut agréger pour en faire une équipe. Cela, ajouté à leur turn-over n’est-il pas une fragilité supplémentaire, aggravée par la durée des contrats, et les conditions de ruptures à la hauteur des rémunérations consenties ?
Les salaires des joueurs pèsent d’un énorme poids dans les charges du club et l’effectif n’est pas une variable d’ajustement, comme cela est malheureusement souvent le cas dans une entreprise qui veut réduire la voilure.
Malgré ses bonnes performances de la saison dernière (demi-finaliste en Coupe d' Europe, et 2ème du championnat de France), l’OL apparaît particulièrement fragile à la lumière des éléments mis en lumière plus haut, mais aussi de sa désastreuse situation financière actuelle : une perte avant impôt de 33% du CA pour l’exercice 2009 / 2010 ; un mercato peau de chagrin, un actionnariat inquiet de l’effondrement du cours de l’action qui a perdu ¾ de sa valeur depuis son introduction en bourse et un trésor de guerre de près de 100 millions, amassé alors, aujourd’hui complètement disparu
Enfin, une faiblesse supplémentaire réside dans le peu d’ «affectio societatis » du club lyonnais comparé à d’autres clubs tels que St Etienne, Marseille, Auxerre…qui leur permet de supporter des périodes de vaches maigres plus ou moins longues sans que s’étiole le cercle de leurs fidèles ?

J. C. Reverchon 5/12/2010

Par alain B Le 28/04/2011
-2

Si le foot ne prenait que l'argent des crétins, il pourrait faire ce qu'il veut mais ils vivent aussi de subventions et ce sont donc nos impôts

Moi je serai extrémiste avec ces "conneries".

Plafonnement de la rémunération des joueurs. On parle de la rémunération des patrons mais personne ne parle du scandale de la rémunération d'une bande de décérébrés qui joue à pousse babal
Interdiction des déficits pour les clubs
Ecart sportif et déontologique sanctionné par des amendes et points perdus

Le foot comme tous les sports doit redevenir un loisir et pas du business

Et si pour cela, ils partent tous à l'étranger et bien bon vent. On utilisera tout cet argent pour éduquer les momes et investir dans des développement intelligents

Par Axel de Saint Mauxe Le 27/04/2011
131

Décidément on aime bien se prendre le chou sur Terra Nova.

Laissez les footeux vivre leur vie. ils prennent le pognon de crétins et ils ont bien raison.

Et puis lorsqu'il n'y aura plus de crétins (ce qui n'arrivera jamais), le foot existera toujours.

Par Bordo Le 10/04/2011
-39

C'est presque une comédie", a fustigé Jean-Louis Triaud, très remonté après le nul de Bordeaux face à Arles-Avignon (0-0). Comme Nicolas de Tavernost, le président a eu des mots durs envers ses joueurs, "pas dignes du club". Tigana, lui, pense déjà à la saison prochaine et prédit du changement.

Si les Girondins espèrent accrocher le wagon européen, il ne leur reste plus que quelques maigres cartouches et le match nul de cette 30e journée face à Arles-Avignon a peut-être déjà scellé leur destin continental, tout du moins s'ils continuent sur ce rythme. Car ce n'est pas tant le petit point pris, ou les deux points perdus, qui doivent inquiéter, mais plutôt la manière. A la fin du match, Jean-Louis Triaud est resté de longues minutes immobile dans les tribunes. Il a fallu attendre son passage devant la presse pour briser le silence. "Je suis ravi, super match, a ironisé le président. On a perdu deux points à domicile contre une équipe qui avait pris 12 points sur la saison. On a frisé le ridicule et on a été dans le jeu proche du néant. Pas d'engagement. Cette équipe est venue, elle nous est rentrée dedans, on a joué coupé en deux. Je ne sais pas moi, je me dis qu'il y a un vrai problème psychologique chez des joueurs comme ça. Je vois qu'ils n'arrivent pas à faire un contrôle, ils ratent des passes, ils marchent sur le ballon. C'est presque une comédie."

Après une heure de jeu, les Girondins n'avaient ainsi cadré qu'une balle sur la cage de Planté et leur pépite brésilienne André, titularisé pour la première fois de la saison, n'a pas fait pencher la balance, bien au contraire. Mal approvisionné en ballons, il n'a pas non plus toujours réussi à se défaire du marquage et son apport en attaque demeure discutable. "Je n'ai pas vu de réaction des joueurs ce soir", a critiqué Nicolas de Tavernost à l'issue du match. "Certaines individualités n'ont pas été la hauteur. On aurait dû tuer la partie dès le départ mais il n'y a pas eu d'envie collective", a déploré l'actionnaire principal. Alou Diarra accuse également le coup. "On accumule les désillusions, constate le capitaine. On n'est même pas capable de battre la lanterne rouge à la maison alors qu'on connaît l'enjeu de cette fin de saison. Il faut reconnaître nos limites, arrêter de se voiler la face. On manque de tranchant en cette fin de saison où toutes les équipes ont des enjeux, que ce soit le titre, l'Europe ou le maintien. Pour l'instant, le contenu est insuffisant".

Triaud : "Ils ne sont pas dignes"
Bordeaux touche le fond - FOOTBALL - Ligue 1

Après une heure de jeu, André quittait finalement la pelouse sous quelques sifflets, avant d'être imité par Jussiê, accompagné, lui, par une bronca. "La réaction du public est normale, on a besoin de son soutien, mais on doit montrer plus, a estimé Diarra. Il faut une équipe de Bordeaux qui soit à l'image de leur fidélité (des supporters, ndlr), de leur abnégation". "Il est normal quand ils n'ont pas vu un bon match que les supporters ne soient pas contents. Ils sont insatisfaits comme nous de la qualité de leur équipe", a renchéri de Tavernost. Il manque l'étincelle au jeu bordelais, ce petit supplément d'âme qui fait la différence, notamment dans les cruciaux derniers matches d'une saison. Jean-Louis Triaud a eu des mots plus durs pour qualifier ses joueurs. "Il y a 25 joueurs professionnels, ils n'ont qu'à se réveiller. Ce sont des garçons qui ont montré dans le passé qu'ils pouvaient faire autre chose. C'est ça qui est le plus difficile à vivre et à supporter, a-t-il accusé. On a connu autre chose, on a vu autre chose. Ils ne sont pas dignes de leur rang, dignes de cette équipe et dignes du club."

Bordeaux a-t-il touché le fond ? "Oui, oui, oui, je crois qu'on peut faire difficilement pire", répond Triaud. Jean Tigana, lui, a déjà vu pire. "J'ai connu le pire à Lorient", se souvient-t-il. Mais pour l'entraîneur, donc les rumeurs de départ vont bon train malgré les déclarations annonçant son maintien la saison prochaine, la situation devient intenable. Ses choix sont discutés et son discours ne passe plus. "Je ne lâche rien, affirme-t-il pourtant. Avec les blessés, cela ne permet pas des changements, notamment sur les côtés. Comme je suis proche de mes joueurs, on perd ensemble". De son côté, Nicolas de Tavernost assure : "Je ne crois pas que les joueurs aient lâché leur entraîneur. Seulement ils ont des résultats médiocres et un manque de confiance".

Tigana : "Il faut se remettre en question"

Bordeaux est encore en course pour la Ligue Europa, mais ne rencontrera plus aucun relégable. Son calendrier a même de quoi faire frémir du côté de Chaban-Delmas avec, un déplacement à Lille dès la 31e journée, puis à Rennes, lors de la 33e sans oublier les venues de Saint-Etienne, Paris et Montpellier. Pour la suite de la saison, les ambitions sont donc revues à la baisse. "Il faut se remobiliser pour bien terminer, même s'il y a beaucoup de désillusion, sait Diarra. Lille joue le titre, nous, il va falloir avoir le maximum de points pour se maintenir. Il faut arrêter de se mentir: il y a trop de manques". En Gironde, on semble même s'être déjà tourné vers la saison prochaine. "Il faut finir la saison, puis on regardera la prochaine", paraît s'impatienter de Tavernost. Cet été, il pourrait donc y avoir du changement. Et Tigana espère être à la baguette. "Il faut se remettre en question. J'ai déjà fait mon constat, mais on attendra la dernière journée pour faire le bilan pour voir ce qui va ou ne va pas et pour améliorer la situation", a-t-il déjà prévenu.

Par Le 05/04/2011
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Selon puremedias.com, Jean-Michel Larqué devrait bientôt retravailler aux côtés de Thierry Roland sur M6. Contacté par nos confrères, Thierry Roland l'aurait affirmé : il en est « bien question. [...] On a tous les deux envie de reprendre et ce sera certainement une bonne opération pour tout le monde », a-t-il expliqué. De son côté, Jean-Michel Larqué aurait « promis à Thierry Roland de commenter un match avec lui sur M6 », d'après le journaliste Pierre Salviac qui l'indique sur son compte Twitter.

Alors, le duo sportif sera-t-il bientôt reformé ? Jean-Michel Larqué lui-même l'excluait pourtant l'année dernière. « Je garde une profonde amitié pour Thierry, mais c'est terminé. On passe à autre chose. Ce qui s'est passé entre nous a été trop beau. Ce serait forcément moins bien. Nous ne serions que notre caricature », avait-il dit dans Vosges Matin, en janvier 2010. A-t-il changé d'avis ?

M6 que nous avons contacté affirme qu'il ne s'agit que d'un souhait de Thierry Roland et qu'elle n'a eu aucun contact avec Jean-Michel Larqué... Affaire à suivre.

Par aulas Le 05/04/2011
-102

Au lendemain du match nul concédé par l'Olympique Lyonnais à Nice (2-2) en encaissant deux buts dans le temps additionnel, lors de la 29e journée de Ligue 1, Jean-Michel Aulas, invité lundi soir du Grand Forum d'Infosport, a admis que "le résultat n'était pas celui que nous attendions." En effet, avec ce partage des points au stade du Ray, Lyon reste coincé à la quatrième place du classement. Et avec 50 points au compteur, les Rhodaniens comptent déjà huit longueurs de retard sur Lille, le leader, qui se trouve "sur une voie royale". Un écart impossible à combler ?

"On peut dire que rien n'est joué, mais c'est vrai que nous nous sommes éloignés d'un huitième titre qui est l'objectif formidable d'un groupe de joueurs de qualité", a répondu le président de l'OL, qui, sans tirer à boulets rouges sur son équipe, semble tout de même résigné. "Le pourcentage de chances s'est diminué de manière très considérable", a-t-il ajouté. Et si, pour la troisième saison consécutive, Lyon rentrait bredouille, Claude Puel en payerait-il les frais, cette fois ?

"Nous aurons, comme chaque année, à prendre en compte toute une série de paramètres. Claude est sous contrat pendant quatre ans. Il n'y a pas, aujourd'hui, d'éléments qui me permettent de dire qu'il n'ira pas au bout de son contrat. Pour le moment, on s'éloigne de l'objectif, c'est tout ce que je peux dire." Quant à la "réaction inhabituelle" d'Hugo Lloris (Lire aussi: Lyon accuse le coup), qui "n'a pas l'habitude d'exploser comme cela", le patron des Gones invite à en tirer les enseignements nécessaires: "Sa réaction est tellement spontanée, qu'il faut la prendre en compte." Mais n'est-il pas déjà trop tard ?

Par magath Le 05/04/2011
-57

Remplaçant au pied levé de Felix Magath, limogé faute de résultats probants, Rangnick s'est engagé pour deux ans et demi. Il veut construire sur la durée et pour ça, il a son plan. Sa priorité : «réduire sensiblement l'effectif actuel (40 joueurs) pour la saison prochaine», a-t-il annoncé dès son arrivée. «Mais cela concerne le futur, a-t-il aussitôt ajouté. Aujourd'hui et au cours des deux prochains mois, l'objectif est de terminer cette saison de la meilleure manière possible». Avec pourquoi pas une belle cerise sur la gâteau à la clé. Une demi-finale de Ligue des champions par exemple, voire mieux. Le nouvel homme fort de Gelsenkirchen en croit ses joueurs capables. «La Bundesliga est le reflet de la capacité de l'équipe. Cela donne une indication sur l'état du groupe. Il y a eu des résultats exceptionnels cette saison à Schalke, a-t-il constaté. En Champions League, l'équipe a amassé 17 points sur 24 possibles, mais il y a eu des prestations très mauvaises également». En Championnat notamment où le club de la Ruhr pointe à une inquiétante onzième place.

Par mourinho Le 05/04/2011
-23

Si le Real reste donc sur une défaite, Tottenham n'est guère plus en forme puisque les Londoniens n'ont plus gagné depuis le 15 février dernier et leur succès à Milan (0-1). Depuis ce voyage victorieux à San Siro, les Spurs ont enchaîné quatre nuls (dont trois 0-0) et une défaite (3-1) à Blackpool, modeste 17e de Premier League. Autant dire qu'Harry Redknapp et ses hommes n'abordent pas ce premier quart de finale de Ligue des Champions de leur histoire dans les meilleures dispositions. D'autant que le coach anglais déplore l'absence d'Alan Hutton, qui va se faire opérer d'un genou et est out pour la saison, de Jonathan Woodgate, de Ledley King, de Younes Kaboul et peut-être de William Gallas. L'international français souffre du genou droit et sa participation à la rencontre ne devrait être décidée qu'au dernier moment.

Par Mexes Le 05/04/2011
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La Roma n'a pas tardé. Au lendemain d'un bref communiqué annonçant que Philippe Mexès allait être prochainement opéré d'une "lésion du ligament croisé antérieur du genou gauche", le joueur, touché dimanche soir lors du match de clôture de la 31e journée de Serie A face à la Juventus Turin (défaite à domcile 0-2), a été opéré mardi. C'est l'agence italienne Ansa qui révèle l'information, précisant que l'intervention chrirurgicale, pratiquée par le professeur Pierpaolo Mariani à la clinique Villa Stuart, à Rome, s'était bien passée.

Par Anonyme Le 04/04/2011
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Les fédérations sportives - toutes les fédés reconnues - sont, par la loi, chargées de mission de service public, depuis plusieurs décennies. L'organisation de compétitions, la fixation des règles, mais aussi la mise en place de formations et d'outils pour les différents clubs amateurs font partie des missions de service public. C'est assez évident, du reste... Mais quand on critique les "amis politiciens qui vivent à nos crochets", on peut écrire n'importe quoi...

Par Sam Le 04/04/2011
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Le football élevé au rang de service public, il vaut mieux lire ça que d'être aveugle. Des parents sont infoutus d'éduquer leur progéniture, n'accablons pas ces malheureuses victimes de la société, c'est la faute des footeux! Non contents de devenir des super-éducateurs pour l'ensemble de notre jeunesse, ceux-ci devraient en plus le faire gratuitement! Et vos amis politiciens qui eux vivent à nos crochets et prétendent nous diriger, ne devraient-ils pas en signe d'exemplarité reverser à des associations l'intégralité de leur rémunération (d'autant que la plupart de leur dépenses sont remboursées, là encore par la collectivité)?
Quand à l'état volant au secours des clubs incapables de gérer leur budget, que ses représentants apprennent d'abord à élaborer un budget équilibré (et sans encore une fois alourdir une des pressions fiscales les plus fortes du monde) avant de vouloir "aider" le foot pro.
La gauche, plus ca change et plus c'est pareil. Désolant...

Par Alejandra Le 23/03/2011
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Il faut arreter avec l'especulation financière dans le football qui est déjà débordé par une chaîne d'intermediation formidable si est obéisant à des élites du FIFA et des fédérations nationaux.

Par Harry Le 22/03/2011
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Ce rapport est intéressant, mais je dois lui accrocher quelques bémols.
1/ Attention à trop de régulation ! L'établissement d'une régularisation brutale du foot européen conduirait les grands clubs à faire scission et à créer une sorte de NBA du foot. Des velléités ont déjà existé en la matière, elles pourraient transformer l'essai et accroitre le phénomène actuel. Sans des "DNCG" locales, point de salut.
2/ Service public, oui mais... Le foot amateur de club se heurte à deux écueils : manque de bénévoles et soucis des municipalités en place de ne pas favoriser le foot (plus de terrains, plus de moyens, etc...) pour des raisons électoralistes.
3/Plus de pouvoirs aux supporters... oui mais attention à une trop grande ingérence dans la direction des clubs. Bernard Tapie avait confier aux groupes de supporters de l'OM, des prérogatives énormes (comme la vente des abonnements, p.e.). Reprendre ces prérogatives prends des années.
4/ Elections FFF au SU... Pourquoi le foot et pas le tennis, le rugby, ou le hockey sur gazon. On passerait notre temps à voter. Plus sérieusement, le collège doit être agrandit (c'est d'ailleurs une des rares décisions des EG du foot) et les prétendants plus facilement définissables. Toutes les composantes du foot doivent être représentées, mais le SU me parait trop populiste pour être efficace.
En résumé, le football doit être réformé en profondeur, mais il faut agir en douceur pour réussir cette tâche.

Par josselin Le 22/03/2011
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Oui je suis d'accord avec ce rapport. Mais .... Il faut un accord international pour réguler le football mondial. Qui peux croire que des clubs endettés comme les clubs anglais, espagnols ou Italiens (qui mènent la barque voudront se réformer), d'ailleurs ils ne le peuvent plus, il sont embringués dans le système et ne peuvent faire machine arrière, bon courage !

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