ESSAI
Ecole 2012 : Faire réussir tous les élèves Essai Par François Dubet, Ismaël Ferhat. Le 08/09/2011
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Jamais l'école n'a suscité autant d'attentes et de doutes. Pourtant, la politique éducative menée depuis 2007, en réduisant les moyens humains et financiers de l'Éducation nationale, en abandonnant la formation professionnelle des personnels enseignants, en privilégiant une lecture marchande du système éducatif, a accentué les difficultés d'une école publique accusée de trahir ses promesses. C'est dans le contexte d'une rentrée houleuse que Terra Nova publie son rapport "École 2012 : faire réussir tous les élèves". Les leviers de changement proposés par le rapport ont pour premier objectif de renouer la confiance entre la société et son école : en assurant la qualification de tous les jeunes dans un milieu scolaire apaisé, en donnant la priorité à l'école primaire, la formation des enseignants et les établissements d'éducation prioritaire, en permettant une évolution des méthodes de travail et des obligations de service.

Synthèse

L’éducation s’annonce comme un des sujets majeurs de la prochaine élection présidentielle. En effet, la société française et son école publique entretiennent, de manière croissante, un rapport d’angoisse et d’attentes mutuel. L’Education nationale, dans une période de doute et de repli, voit se multiplier les missions et les objectifs parfois contradictoires qu’elle doit assurer : formation et qualification des jeunes, méritocratie, équité sociale et territoriale, insertion sur le marché du travail, prise en charge de chaque élève. L’école publique, qui n’est pas un isolat au sein de notre société, en vit les évolutions et ploie sous cette charge toujours plus accrue des demandes qui lui sont faites. Il serait injuste de ne pas le rappeler, en ces temps de reproche permanent : le service public éducatif a accompli une œuvre positive, en permettant à une grande majorité des jeunes d’accéder à des études toujours plus longues et à une qualification qui reste une garantie pour l’emploi et la mobilité sociale.

Cependant, l’inquiétude de la société française vis-à-vis de son école, traditionnelle tant elle est marquée par le « culte du diplôme » et la corrélation entre réussite scolaire et réussite sociale, n’est pas sans fondement aujourd’hui. Si la majorité depuis 2002 n’a pas inventé les difficultés que notre système éducatif connaît depuis plusieurs décennies, elle les a aggravées dans de nombreux domaines.
 

1. QUEL BILAN POUR L’ECOLE ?

1.1 Un climat d’inquiétude entre la société française et son école inscrit sur le temps long

 
Les évaluations PISA, qui sont régulièrement menées au sein des systèmes éducatifs nationaux de l’OCDE, montrent que l’école française, tout en assurant sa mission de formation des jeunes qui lui sont confiés, connaît des difficultés de plusieurs natures. Certaines sont anciennes, telles que les ratés de la démocratisation scolaire, particulièrement dans le secondaire, la tendance à amplifier les inégalités sociales sur le plan éducatif, la précocité de l’orientation, la persistance des sorties sans diplômes du système de formation. Selon le rapport PISA 2009, la France se situe parmi les pays qui amplifient le plus les écarts scolaires entre élèves socialement favorisés et défavorisés, avec un écart de 50 points en moyenne entre ces deux groupes (contre 38 pour la moyenne de l’OCDE). Le redoublement et le décrochage scolaire sont largement corrélés avec l’origine sociale des élèves. Autre spécificité inquiétante, l’angoisse des élèves (d’ailleurs partagée par les autres acteurs du système éducatif) tend à s’accroître encore plus avec la compétition scolaire exacerbée. Les gouvernements successifs y ont tous leur part de responsabilité : les moteurs de la démocratisation scolaire se sont encalminés dès les années 1990, par exemple dans le cas de l’accessibilité au baccalauréat général des élèves des classes populaires. Il existe aussi un décrochage croissant entre la réussite scolaire des filles et des garçons, notamment ceux issus des catégories sociales en difficulté. Or, l’échec scolaire pénalise le destin social des individus : depuis 2008, l’écart entre diplômés et non-diplômés dans l’insertion sur le marché du travail a eu tendance à s’aggraver, y compris 4 ans après la fin des études.
 

1.2. Le service public d’éducation, victime des choix budgétaires depuis 2002.

 
D’autres faiblesses ou problèmes sont directement liés aux politiques éducatives menées depuis 2002. La réduction systématique des moyens financiers et humains de l’école publique conduit à de criants manques notamment au niveau de l’école primaire. L’Education nationale est désormais perçue comme un coût à réduire et non pas une chance pour l’avenir, une logique de courte vue qui mésestime les bénéfices pour l’ensemble de la société des investissements éducatifs. Les résultats sont visibles : selon l’INSEE, les dépenses d’éducation sont passées de 7,3% du PIB en 2000 à 6,8% en 2008. La restriction des moyens affecte plus nettement l’école primaire que le secondaire, comme le souligne la Cour des comptes dans son rapport de 2010 sur l’éducation. Il manque aujourd’hui 1 000 euros par an et par élève pour que l’école primaire hexagonale soit à la moyenne des dépenses des pays de l’OCDE. Or, ce choix est socialement, scolairement et économiquement irrationnel, puisque c’est dansle 1er degré que se noue en large partie la réussite ou l’échec des élèves. Comment continuer d’ailleurs à sacrifier l’école primaire alors qu’on attend presque 20 000 élèves en plus en maternelle cette rentrée ?
 
La réduction des moyens – d’ailleurs plus mesurée pour l’enseignement privé sous contrat - a été poursuivie au travers de contre-réformes délétères, comme celle de la formation des enseignants, dont les conséquences pèsent désormais sur tous les secteurs du système éducatif. L’Etat se déleste de manière croissante de ses missions et charges éducatives sur les collectivités locales. La part de l’Etat dans le financement de l’éducation (ou Dépense intérieure d’Education, dite DIE) est passée de 67% en 1985 à 60% en 2008. Les collectivités locales ont fait des efforts souvent massifs. Mais de ce fait, les inégalités entre celles qui en ont les moyens et celles qui en ont moins (et qui parfois sont celles qui ont le plus d’élèves) malmènent l’exigence républicaine d’égalité sur tout le territoire. Il est malvenu ensuite de venir regretter les « territoires perdus de la République », selon le titre d’un ouvrage à succès, qui regroupent les établissements scolaires les plus en difficulté et traversés de tensions croissantes. En effet, depuis 2007, ce sont près de 60 000 postes qui ont été perdus par l’Education nationale.
 

1.3. Derrière la baisse de l’effort financier, une conception conservatrice de l’école marquée dans les choix éducatifs effectués depuis 2007

 
Au-delà même de la baisse des moyens financiers, les politiques éducatives actuelles rompent avec les valeurs de l’école publique et laïque. A l’exigence de prise en charge de tous les élèves quels qu’ils soient, a été substituée une logique conservatrice de promotion de quelques-uns, préalablement « extraits » de leur milieu, qui masque l’abandon des autres. Les « internats d’excellence », les « quotas » peuvent certes servir à une poignée d’élèves méritants, mais ne règlent pas la question des 135 000 jeunes qui sortent chaque année sans qualification et dont le destin social est de ce fait largement affecté, ou les 20 % d’élèves en difficulté (contre 15% en 2000). Bien au contraire, le choix d’établissements et de filières coûteux (dont d’ailleurs une partie du coût est assumé par d’autres acteurs que l’Education nationale) traduit un désintérêt pour les vrais dispositifs d’aide à l’ensemble des plus faibles. La réduction des RASED (qui aidait les écoliers en difficulté), la réorientation de l’éducation prioritaire, la contre-réforme de la formation des enseignants affectent prioritairement les élèves en difficulté.
 
De même, les « Etablissements de réinsertion scolaire », la lutte contre l’absentéisme scolaire via les menaces sur le versement des allocations familiales, traduisent une vision punitive des familles censées être les seules comptables des difficultés scolaires de leurs enfants. La dérégulation de la carte scolaire depuis 2007 a accru les écarts entre établissements, mais aussi accru les tensions au sein de et sur les établissements moyens. La Suède et la France, qui ont toutes deux choisi une telle mesure, ont reculé dans les évaluations PISA de 2009. Les établissements RAR (éducation prioritaire) les plus en difficulté auraient perdu 10 % de leurs élèves. C’est la logique conservatrice et individualiste des politiques éducatives menées depuis 2007 qui éclate au grand jour. Le renforcement systématique de la hiérarchie, du haut au bas de l’échelle, est caché sous des expressions plus vendeuses « d’autonomie », de « communauté éducative » et « d’efficacité ». Paradoxe, quand les réformes actuelles en réalité offrent une place minime aux acteurs de terrain et aux partenaires sociaux, quand ceux-ci ne sont pas tout simplement ignorés : refus de l’immense majorité des acteurs quant à la réforme désastreuse de la formation des enseignants, hostilité de ceux-ci au projet ECLAIR qui transforme la politique d’éducation prioritaire, etc.
 
A détricoter systématiquement ce qui fait le socle de l’école publique et laïque, en jouant sur les inquiétudes - légitimes- des parents, des élèves et des acteurs éducatifs, les politiques suivies depuis 2007 favorisent et concourent à la mise en place d’un véritable marché scolaire. Or, les élèves- y compris les plus performants- s’épuisent dans une compétition permanente d’autant plus contre-productive qu’elle est inutile. Les études montrent ainsi que les territoires où il y a un fort « zapping scolaire » entre l’école publique et l’école privée sont aussi ceux où la réussite scolaire réelle est inférieure à celle attendue. L’ambiance dans de nombreux établissements pèse sur les professionnels et les élèves, et s’est dégradée à mesure que progressent la ghettoïsation et les difficultés. D’autres pays, comparables au nôtre, progressent dans les classements PISA. Pourquoi pas la France ?
 

2. DES LEVIERS POUR LE CHANGEMENT : CE QUE PROPOSE LE RAPPORT DU POLE EDUCATION DE TERRA NOVA

 
Le présent rapport ne propose pas une réforme « clé en main » de l’Education nationale, qui est malade des changements permanents (une réforme par an depuis 1970), passionnés et parfois contradictoires. Il se propose, à partir du constat de la situation, d’établir des leviers de changement. Ces leviers impliquent en permanence la discussion et l’adhésion de l’ensemble des acteurs, et le souci de s’adresser à tous les élèves. Sont indiquées ici ces propositions que le pôle Education de Terra Nova considère comme essentielles pour renouer la confiance entre la société et son école. Elles sont regroupées en quatre axes structurants afin de faciliter la lecture, autour de19 propositions. Leur objectif est convergent : prendre en compte l’ensemble des élèves, quels qu’ils soient, pour favoriser leur épanouissement et leur permettre de sortir de notre système scolaire avec une qualification.
 

2.1. Pour une école de la solidarité, pour la réussite de tous les élèves.

 
L’objectif principal du système éducatif doit être de hisser tous les élèves à une qualification de niveau au moins égal au CAP, qui constitue un minimum nécessaire en matière de possibilité de poursuite d’études et d’insertion dans le marché du travail. Depuis 1959, la limite supérieure de l’obligation scolaire n’a pas été relevée. Pour donner un levier à cet objectif de qualification de tous les jeunes, le chantier de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans (qui n’est pas l’obligation scolaire, et qui comprend l’apprentissage) mérite d’être ouvert. Ce chantier implique de se concentrer sur les 135 000 jeunes en échec scolaire, en investissant dans un programme national « pas de sortie sans diplôme ».
La réussite des élèves nécessite d’activer le levier de l’ambiance intérieure des établissements : des élèves et des personnels épanouis sont une condition sine qua non de l’objectif d’une sortie à un niveau CAP minimum. Un plan « école sereine », articulant trois axes (l’architecture scolaire, le bien être des élèves, les moyens d’apporter la sérénité dans les établissements y compris les plus difficiles) doit être mis en place. L’épanouissement et l’autonomie des élèves doivent en particulier obligatoirement être intégrés aux projets d’établissements, aux rythmes scolaires et aux conditions d’apprentissage. Il sera proposé un rééquilibrage négocié de l’année scolaire, avec des journées plus courtes réparties sur un plus grand nombre de semaines de cours. La semaine de 5 jours doit de même être rétablie partout en école primaire.
 
Ces réformes ne peuvent réussir sans un cadre de sectorisation rompant avec les réformes effectuées depuis 2007 : les dérogations doivent être gérées uniquement dans un cadre tripartite et transparent comprenant collectivités locales, Education nationale et représentants des parents.
 

2.2. Pour la continuité éducative, de l’école primaire au lycée.

 
Faire réussir tous les élèves, c’est aussi bâtir la continuité éducative, qui concilie à la fois l’acquisition progressive des savoirs et des compétences, le choix des élèves et une orientation souple. La continuité éducative consiste à rompre avec les filières « tubulaires », qui orientent les élèves dans des parcours relativement étanches et qui fonctionnent souvent comme un délestage permanent des plus faibles. Ce dernier point constitue d’ailleurs une véritable double peine, puisque les élèves des filières dévalorisées ou en échec scolaire sont ceux qui ont précisément le moins accès à la formation professionnelle.
 
La priorité doit aller à l’école primaire, tant du point de vue financier que des politiques éducatives. Il y sera favorisé la scolarisation précoce, ainsi que le retour à la semaine de 5 jours. Cette priorité est une nécessité pour faire réussir les élèves au début de leur parcours éducatif, gage d’une réussite ultérieure facilitée. Autre priorité, la constitution d’une « école du socle commun » regroupera école primaire et collège. Celle-ci doit être mise en place, de manière progressive et dialoguée avec les personnels qui y interviennent, pour renforcer la continuité éducative. Elle visera à renforcer l’acquisition par tous les élèves du socle commun. Sur l’ensemble de la scolarité, le développement d’une « politique de la langue » est une nécessité. Elle doit consister à la fois en l’apprentissage renforcé de l’expression française dès le plus jeune âge, et au renforcement de l’apprentissage de l’anglais dès le primaire.
 
Grand oublié des débats scolaires, malgré sa nécessité vitale et ses effectifs, l’enseignement professionnel constitue une clé de la réussite éducative, professionnelle et industrielle de notre pays, et doit rester régulé au niveau national. La poursuite d’études au niveau de l’enseignement supérieur sera favorisée pour les élèves des formations professionnelles et technologiques. Les filières de la voie générale seront rééquilibrées, avec pour objectif de préparer la poursuite des études dans l’enseignement supérieur.
 

2.3. Travailler autrement, faire se rencontrer les acteurs et partenaires de l’école.

 
Sans personnels convenablement formés, sans rencontre de l’ensemble des acteurs éducatifs, le système scolaire ne peut réussir.
 
Or, la formation des enseignants a connu un recul catastrophique depuis 2007, avec la remise en cause de l’expérience accumulée, la fin de l’entrée progressive dans le métier et la raréfaction du vivier de candidats. Dans le cadre d’une « mastérisation positive », il doit être rétabli une année d’alternance réelle entre formation et pratique professionnelle. Le vivier des candidats devra être étoffé, notamment pour permettre aux étudiants de tous les milieux d’entrer dans la carrière enseignante. Plusieurs options sont proposées afin de permettre la mise en place d’une véritable formation professionnelle initiale, à la hauteur des exigences d’un métier placé au niveau du master. De même la formation professionnelle continue sera renforcée, notamment par le biais des certifications qui rencontrent un réel succès parmi les personnels. De plus, une négociation sera ouverte avec les enseignants pour permettre une évolution des méthodes de travail et des obligations de service (notamment l’allongement de l’année scolaire et la refonte des rythmes scolaires) contre une revalorisation. Le « travailler autrement » doit en particulier constituer en un volant d’heures de présence hors de la classe, ce qui suppose des locaux adaptés. Cette évolution, financièrement et matériellement très lourde, sera progressive et négociée par l’ensemble des acteurs.
 
L’école n’est pas uniquement l’affaire des professionnels de l’éducation. Elle doit concerner et impliquer l’ensemble de ses acteurs et de ses usagers, dont l’intérêt commun est de voir progresser le service public éducatif. C’est pourquoi il doit être établi un partenariat renforcé entre les écoles et établissements et les associations d’éducation populaire et péri-éducatives. De même, les parents seront mieux associés aux établissements, au-delà de ceux concernés par l’éducation prioritaire. Il apparaît enfin nécessaire que l’opinion se sente impliquée et informée des questions éducatives : c’est pourquoi un média public consacré à l’éducation (sous la forme d’une chaîne de télévision numérique), s’appuyant sur les ressources déjà existantes au sein de l’Education nationale (SCEREN, ONISEP, CNDP) pourrait être créé.
 

2.4. Une gouvernance forte pour l’éducation

 
L’Education nationale n’est pas seulement victime d’une baisse des moyens, ainsi que d’une remise en cause des objectifs de réussite de tous. Elle est aussi affectée par une « réformite » aigüe (une réforme par an depuis 1970 !), un changement pas encore achevé étant remplacé par un autre. De fait, les politiques éducatives doivent faire l’objet d’une gouvernance forte, précisant les articulations entre ministre de l’Education nationale, Premier ministre, Président de la République. Cette architecture institutionnelle nécessite aussi la discussion et l’adhésion de l’ensemble des acteurs du monde éducatif. Elles doivent implémenter et maintenir la triple priorité financière d’un projet éducatif progressiste : l’école primaire, la formation des enseignants, l’éducation prioritaire.
 
Dans le cadre des compétences respectives entre l’Etat et des collectivités territoriales, il doit être mis en place des contrats éducatifs locaux, notamment dans la perspective des modifications des rythmes scolaires, dessinant un parcours de la réussite pour tous les élèves d’un territoire. Cette coordination doit être renforcée entre politique de la ville et éducation prioritaire (sous la responsabilité du ministère de l’Education nationale). Les établissements d’éducation prioritaire verront leurs moyens renforcés et leurs personnels mieux accompagnés, notamment les personnels débutants qui y sont nombreux. La priorité est à la stabilisation des équipes, à l’autonomie de l’équipe pédagogique toute entière, ainsi qu’à la reconnaissance de la spécificité de l’éducation prioritaire (par exemple en termes de modulation du temps de travail devant les classes). Enfin, dans un contexte lancinant de crise des finances publiques, il sera impératif de procéder à une allocation réellement différenciée des moyens et donc de ne pas augmenter les dépenses dans les établissements privilégiés. L’allocation différenciée doit viser l’amélioration de l’efficacité et de l’équité sociale du système éducatif.

 

Commentaires

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Par Valed Le 09/11/2011
-2

TERRA NOVA.... quand vous entourerez vous de personnes de terrain..... pour réfléchir ?

Par Valed Le 09/11/2011
0

25 enfants de maternelle dans un préfabriqué de 60 m 2. Bientôt un 26 ème enfant. 2 enfants avec de grandes difficultés. 4 autres avec des retards. Grande inquiétude pour le CP. Pas d'aide et pas de soutien.
Aide personnalisée alors ? Le seul avantage que présente l'aide personnalisée prônée par on ne sait qui, c'est la preuve que les petits groupes permettent à chaque enfant d'être écouté, entendu et mieux suivi.

Je me souviens d'une conférence d'Yves Clot sur France Culture. Psychosociologue du travail, il démontrait une nouvelle forme de souffrance au travail : ne plus pouvoir faire son travail !

Enseignant je ne fais plus mon travail. Reste à définir le travail. Pour certains, ce sont les apprentissages, les fondamentaux. Ces mêmes laissent l'enfant à l'entrée de la classe, et font entrer l'élève. On voit les dégâts ! Dégâts grandissants. Enfants fatigués, hyper actifs, angoissés, stressés..... troubles du comportement. Ces mêmes préconisent l'évaluation des comportements dès la grande section ! Et si on jouait le jeu de ces évaluations, ne risquerait-t-on pas de déclarer tous les élèves en situation d'urgence ?

Faire mon travail, c'est écouter, être à la disposition d'enfants différents. Leur répondre. Les aider à grandir. Mettre à leur disposition des outils pour qu'ils apprennent.

Si je prends mon métier à coeur, je vais être malade. Dépressif. Non je ne suis pas superman.

Et à qui en parler ? A des psychologues scolaires ? A des inspecteurs bienveillants ? A des collègues ouverts d'esprit ? Chercher l'erreur.
L'École s'enlise. Tout comme le reste. Aucune pensée, aucune réflexion profonde et salvatrice.

LE MARASME. La lassitude gagne.

Les enseignants craignent la hiérarchie comme l'enfant craint le maître ou la maîtresse. Après avoir été à l'école toute leur jeunesse, les enseignants sont encore à l'école...à leur âge...

Par Valed Le 08/11/2011
4

Je viens de tenter de lire tout ce qu'il y a d'écrit en commentaire sur l'école. Où sommes nous ? Sommes nous bien chez Terra Nova ?Et puis à quoi servent tous ces commentaires ? Le mien inclus ? A quoi ?
Révélateur d'une époque, on a l'impression de dire ce que l'on pense (moi le premier) mais pour rien. Puisque tout ça ne sert à rien.
Et puisque tout ça ne sert à rien, je vais donner mon avis sur l'école. Là ou je travaille :

Je sortais de Fac avec une maîtrise en poche. Je rentre à l'IUFM où l'on m'apprend à être élève. M'asseoir, on me donne des devoirs, on me fait observer des "glaçons qui fondent" en cours de sciences, on me fait faire des dossiers toute l'année..... pour finir par m'évaluer.

On faisait des stages en situation pour être "visités" par des conseillers pédagogiques aussi incompétents que libidineux (s'ils étaient des hommes pour des collègues femmes) ou méchantes (si elles étaient des femmes).. Comme quoi progresser dans ce milieu, c'est aussi pour le pouvoir. C'est vrai quand on devient conseiller pédagogique... on devient un notable à respecter .. SIC !
La droite supprime la formation. Mais étant donnée qu'elle ne servait à rien... on peut se poser la question.
ON peut encore se poser la question de la place du U dans IUFM ?? Si universitaire c'était, alors c'était un leurre. Rien d'universitaire. Car pas de recherche, de questionnement, de temps pour gérer son temps de recherche. La pédagogie ne se porte-t-elle pas mieux dans l'expérimentation et la recherche.
Mais non, deux ans d'infantilisation. Ne pas déranger. Rentrer dans le rang.

On apprend aussi qu'un enfant n'est plus un enfant quand il rentre à l'école, Il devient UN ELEVE ! Et croyez moi ce n'est plus pareil du tout. En gros la vie de chères têtes blondes sont compartimentées. Il laisse ses problèmes chez lui. C'est vrai que c'est plus facile pour tout le monde. Chacun chez soi ça rassure tout le monde. et pourtant "IL faut un village pour éduquer un enfant "

Coco occupe toi des apprentissages. Le reste tu oublies.

Imaginons l'apprentissage de la lecture dans ces conditions !

Mais rassurons beaucoup de collègues le pratiquent sans regarder en arrière.

Je vous passe les relations avec les parents. Parce que sur le terrain, les parents dehors. Pas partout bien sûr ! Mais certains instits - bons petits soldats - remplissent leur mission. Nous on sait, mais braves parents - qui avez connu aussi l'échec scolaire - vous ne savez rien.

On compartimente aussi tout le reste....... et on continue.

Il faut RE PENSER ! RE TROUVER LE SENS ! Des réformes il y en a eu. Je me rappelle des Cycles proposés par Jospin. Une idée novatrice ! A t elle été mise en place dans les écoles ??? concrètement par des expériences ??? Que nenni !

Même si tout ça ne sert à rien. j'ai écrit et déversé un ras le bol face à des idéologies dominantes qui ne connaissent plus la réalité de nos propres enfants.... futurs citoyens de notre pays.
Il est 12H26. Je mange dans ma classe. Un préfa de 60 m2 pour 25 Grande section. Qui mangent à la cantine, rangés comme des sardines dans un autre préfa. Avec ce que les adultes leur imposent par économie, "bienvenue dans la vie, les p'tiots ".

Finalement trop d'adultes savent et connaissent les conséquences ! Il suffit de regarder le monde !

Par Sandrinne Le 25/10/2011
4

Bonjour,

Je pense personnellement que l'école devrait être le travail le poids de la classe à la dernière année, car le professeur de son temps et de l'administration de bazar en classe, les élèves est de 30 à 9 ans, mon fils ne a progressé, et il ne peut bien les traces des élèves que je suis dans la maison, je peux ainsi vous aider à mon fils le soir après l'école à expliquer devoir re-éducation et les aider dans la recherche, etc .. . Mais il n'est pas le cas pour tous

Maximal de 20 élèves par classe, et vous pouvez détendre et dépenser 5h/jour 4 jours / semaine, mais évident qu'il ya un prix ...

Après la réforme de me faire pleurer un peu, car il arrive à l'école le mercredi, c'est ainsi, pourquoi choisir l'activité la plus susceptible et culturels des enfants.
Qu'est-ce que sur les enfants qui ont la garde de ses grands-parents sur ce jour-là, ils vont finir avec une kantin de garde d'enfants, aussi fantastiques pour le reste ...
Personnellement, mes enfants aller au lit chaque soir (sauf pendant l'été) et mercredi à 20,15 horloge et le week-end en moyenne de 8 ou plus, est donc nécessaire de couper le mercredi dans l'ordre de garder le week-end.

La réduction de la journée, OK, finalement, dans les voyages entre, j'ai encore deux heures de temps à 2:30 dans la ville que je frappe, l'école 20 minutes dans le lit de ma maison, j'ai rapidement sur pied et que vous ont déjà cessé, et ils partirent, alors qu'ils ont moins de 1 heure, il est tout le reste ...

Et le midi, les enfants doivent 11:30 minuterie est terminé, 11,45 souvent quand ils sont dehors, et nous arrivâmes à la maison, surtout pas commencer à attirer, de 12h 13h, et de commencer à nouveau à 1:20 ouverture de la pendule alors plus réduit ce temps-là, il semble un peu limitée, où le reste de son, si vous allez à la perpétuité.

Le petit bout de temps, au lieu de toujours essayer d'optimiser l'horaire, il sera aleje classe déjà 90% du travail.

Par Anonyme Le 25/10/2011
2

Quel ressentiment à l'égard des enseignants! Ce ne doit pas être facile pour vous d'accepter de travailler avec eux....

Par sanseverrina Le 25/10/2011
3

Totalement d'accord, mais ils n'ont pas un enseignant (et ce n'est pas l'école), il est utile de se rendre compte que l'enseignement est une profession, nous devons commenter la SH et les salaires (en termes d'échelle!) Pour cela nous ne pouvons pas en débattre. N'affecte pas la hauteur un peu ...

Par Patrik Le 25/10/2011
2

Bonjour,
Pierre, il est difficile de répondre à ce coup dur pour les «riches, vacances ..." ! 25/30 enfants démobilisés et d'essayer à nouveau, des moyens de les intéresser (oui, la réponse est OUI-tee-RESS) des sujets pour trouver la vie. Dans une société où la spéculation (pas de travail) est le roi, où l'élite disent que c'est la morale de l'école et de vivre sur une base quotidienne, à l'opposé a!
Allons, Pierre, construit avec vous à l'école, un système fiable, fraternelle, équitable.
À un taux de plus de 60 heures par semaine pour les vacances, utiliser une partie pour se détendre et préparer le reste de l'expression, il faudrait senplist et est toujours dégoûtant. Quand il a cédé la place à une personne veut construire ensemble.
Pas par la force (note) ou envèktiv que nous ne pouvons pas justifier le «bébé» de nos enfants.

Par Chefdetable Le 25/10/2011
11

Les enseignants sont souvent le système seul enseignant de formation, mais l'équipe de gestion qui ferait? Et pourtant, tous les équipements qui permettent aux employés de travailler le meilleur est toujours ignoré ou méprisé au pire. Se termine lorsque l'attitude générale de toutes les personnes impliquées dans l'éducation? Les enseignants n'ont pas le monopole sur le fardeau des heures de travail ou de salaires moins élevés que dans d'autres pays européens. Nous devrions nous rappeler que 15% des cadres ont été attaqués, pas d'heures supplémentaires recevront dans le cadre du soutien à l'éducation, de payer 15 € par heure, tandis que le certificat est de 37 €.
Le système éducatif est à toutes les personnes, basée dans les institutions, secrétaire, directeur, infirmière, CPE, agents et managers. Toutes ces personnes doivent être considérées. Le monopole de l'éducation n'est pas seulement pour les enseignants.
Dans son prochain rapport à ceux qui veulent permettre à ces enseignants, tant aimé par tous les comptes, à travailler. Ce serait quelque chose de nouveau et quelque chose de plus pour le bon fonctionnement de la formation.
Rappelez-vous, la logistique, et chaque fois que je ne pense pas que l'administration est encore dans de nombreux cas, nous montre que vous ne pouvez pas faire sans elle.
Pour chaque site son propre, amélioré un peu!
Merci
Un enseignant de la tête.

Par Sendrine Le 25/10/2011
5

Traduire du texte ou une page Web
Bok Osobno, vjerujem da bi škole trebale prestati učenje opterećenja. Prošle godine, moj sin ne napredak, kao i namjenski nastavnika, upravljanja temelji se na 30 godina 9 učenika u razredu, a on nije bio dobar student (ja sam kod kuće, tako da moja djeca mogu pomoći u njihovu reizboru nastaviti u poslijepodnevnim satima, nakon škole nastave, njegu u kući i potporu svojih istraživanja, itd. objasniti ..., ali to nije slučaj za sve) Do 20 učenika po razredu i 5h/jour mogućnost za 4 dana / tjedan za njegov ukus, ali, naravno, ima cijenu ... Nakon reforme, krik mi malo, zatim škola u srijedu, tako da više od odabranih sportskih i kulturnih aktivnosti za djecu. Što su djeca, starije do kraja dana, hranjenje i briga o druge djece u ... Osobno, moja djeca svake noći (osim ljeti) sat u 8:15, a srijedom i vikend bi trebao biti idući u krevet s prosječnim rastom od 8 ili više, tako da će biti srijeda, kako bi cut ovaj vikend. Smanjenje dan, dobro, osobno, na kraju, putovanje između sati 02:30 2 pobijediti (živim u gradu, škola se nalazi 20 minuta od moje kuće), a suspendiran kao malo odspavati i onda imate manje od 1 sata, kada je ostatak ... I u podne, djeca moraju ići u 11:30, 11:45, nekoliko puta, a zatim kod kuće (osobito u početku povlačenje) je 12h, 13h i od 1 do kraja: 20 satnom dodatno smanjiti ovaj put čini malo ograničen, gdje je s druge strane, ćete stalno se okreće. Ukratko, umjesto kontinuiranog rada rasporedi, pojašnjenje, budući da 90% škola.
Saisissez du texte, l'adresse d'un site Web ou importez un document à traduire.
Annuler
Traduction (croate > français)
Salut
Personnellement, je crois que les écoles devraient cesser de charge d'enseignement. L'année dernière, mon fils n'a pas le progrès, ainsi que des enseignants dévoués, de gestion est basé sur un 30 années 9 élèves de la classe, et il n'a pas été un bon élève (je suis chez moi, donc mes enfants peuvent aider à leur réélection se poursuivre dans l'après-midi, après les classes scolaires, les soins à domicile et le soutien de leurs recherches, etc ... pour expliquer mais ce n'est pas pour tout le monde)

Jusqu'à 20 élèves par classe et une option pour les 5h/jour 4 jours / semaine à son goût, mais, bien sûr, a un prix ...

Après la réforme, pleure-moi un peu, puis l'école le mercredi, de sorte que plusieurs des sports sélectionnés et des activités culturelles pour les enfants.
Quelles sont les enfants, les personnes âgées d'ici la fin de la journée, l'alimentation et les soins aux autres enfants de la ...
Personnellement, mes enfants tous les soirs (sauf en été) à 8:15 heures, et les mercredis et le week-end devrait être d'aller au lit avec une croissance moyenne de 8 ou plus, donc ce sera mercredi, à couper ce week-end.

Réduction de la journée, eh bien, personnellement, à la fin, le voyage entre les heures de 2h30 2 win (je vis dans la ville, l'école est située à 20 minutes de ma maison), et suspendu comme une petite sieste et puis vous avez moins de 1 heure, quand le reste. ..

Et à midi, les enfants doivent aller à 11h30, 11h45, plusieurs fois, et ensuite à la maison (surtout au début de traînée) est 12h, 13h et 1 à la fin: 20 heures de réduire encore cette fois-ci semble un peu limitée, où d'autre part, vous êtes constamment tourner.

En bref, au lieu des horaires de travail en continu, la clarification, puisque 90% des écoles.

Par fabrice72 Le 15/09/2011
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Chère Sandrine,

Martine a publiquement déclaré que quand elle était petite, on était à 40 par classe et que ça ne posait pas de problème. Donc je crois que vous n'y êtes pas.

Par Sandrine Le 15/09/2011
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Bonjour,
personnellement je pense que pour que l'école fonctionne il faudrait déjà arrêter de charger les classes. L'an dernier mon fils n'a pas avancé car le maître passait son temps à gérer le bazar dans la classe, 30 élèves de 9 ans, et il ne pouvait pas suivre correctement les élèves (moi je suis à la maison, je peux donc aider mes enfants le soir après l'école, leur ré expliquer des leçons, les aider aux devoirs, approfondir, les aider dans leurs recherches, etc... mais ce n'est pas le cas de tout le monde)

20 élèves par classe maximum et on peut passer à l'aise à 5h/jour 4 jours/semaine, mais évidement ça a un coût...

Apres, les réformes me font un peu hurler, car quand on parle de mettre école le mercredi, oui donc plus d'activités sportives ou culturelles choisies par les enfants.
Que dire des enfants qui sont gardés par les grands parents cette journée, ils vont se retrouver avec cantine et garderie, fantastique pour le repos aussi...
Personnellement mes enfants se couchent tous les soirs (hors vacances d'été) vers 20h15, et le mercredi et le week end ils se lèvent en moyenne à 8h, voire plus tard, donc ils ont besoin de cette coupure du mercredi pour pouvoir tenir la fin de semaine.

Réduire la journée, OK, enfin personnellement entre les allers-retours il me reste 2h à 2h30 de battement (j'habite en ville, l'école est à 20min à pieds de chez moi), les petits font la sieste et il faut déjà les interrompre pour repartir, alors s'ils ont 1h de moins, il est où le repos...

Et à midi, les enfants sont supposer finir à 11h30, bien souvent c'est 11h45 quand ils sortent, on arrive à la maison (en ne traînant surtout pas en route) pour 12h, et on repart à 13h pour l'ouverture de 13h20, alors réduire encore cette durée me semble un peu limite, où est le repos la dedans quand on est en permanence en train de courir.

Bref, au lieu de sans arrêt essayer de bidouiller les horaires, allégeons les classes ce sera déjà 90% du travail fait.

Par sanseverina Le 14/09/2011
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Tout à fait d'accord, mais dans la mesure où les enseignants ne sont plus formés (ce qui n'est pas le cas des chefs d'établissement), il n'est pas inutile de rappeler qu'enseigner est un métier, et ce n'est pas en avançant des remarques sur la rémunération des HS (si l'on peut parler d'argument!!!) que l'on fera avancer le débat. Un peu de hauteur ne nuit pas...

Par Fabien Le 12/09/2011
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Le rapport parle de gouvernance forte mais ce n'est pas très clair ce qu'ils veulent dire. Parce que les réformes qu'ils proposent risquent d'avoir du mal à passer auprès des enseignants et je ne vois pas bien comment ils arriveront à les imposer, sachant que les syndicats sont puissants au ministère et très hostiles aux réformes en général.

Par Chefdetab Le 11/09/2011
3

Les enseignants sont souvent considérer comme les seuls maitres du système éducatif cependant sans les Equipes de direction que feraient-ils? Et pourtant tous les personnels qui permettent aux établissements de fonctionner sont toujours ignorés au mieux, ou méprisés au pire. Quand cessera cette attitude générale de toutes les personnes qui s'occupent d'éducation? Les enseignants n'ont pas le monopole d'un temps de travail chargé ou de rémunérations plus faibles que dans d'autres pays européens. Faut-il rappeler que 15% des personnels de direction ont été agressés, qu'ils ne bénéficient pas d'heures supplémentaires, dans le cadre de l'accompagnement éducatif ils sont rétribués à 15€ l'heure alors qu'un certifié l'est à 37€.
Le système éducatif repose sur toutes les personnes qui travaillent dans les établissements, secrétaire, gestionnaire, infirmière, CPE, agents et personnels de direction. Toutes ces personnes doivent être prise en compte. Le monopole de l'éducation n'appartient pas uniquement aux enseignants.
Dans vos rapports prochains prenez en compte les personnes qui permettent à ces enseignants, si chéris par tous, d'effectuer leur métier. Voilà qui serait nouveau et ferait un peu plus pour la bonne marche de l'éducation.
N'oubliez pas la logistique et ne pensez pas qu' à chaque fois l'intendance suivra car plusieurs exemples nous ont montré que sans elle rien ne peut se faire.
Redonnez à chacun sa juste place, n'amplifiez pas celle de certains!
Merci
Un chef d'établissement.

Par Patrick Le 10/09/2011
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Bonjour,
Pierre, ça devient pénible ce discours à l'emporte-pièce concernant les "nantis, vacanciers ..." ! Venez vous retrouver devant 25/30 enfants démobilisés et tenter de trouver les moyens de les intéresser (oui, oui in-té-resser) à des sujets qui ne sont pas leur quotidien. Dans une société où la spéculation (et non le travail) est reine, où les élites affirment qu'il faut de la morale à l’école et vivent, au quotidien, l'inverse !
Venez, Pierre, bâtir avec nous, à l'école, une société plus juste, plus fraternelle, équitable.
A raison de plus de 60h de travail par semaine, de vacances utilisées pour partie à se ressourcer et le reste à préparer, il faudrait que le discours simpliste et nauséabond cesse. Et qu'il fasse place à une envie de construire ensemble.
Ce n'est ni par la violence (des propos), ni par l'invective non justifiée que nous "nourrirons" nos enfants.

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