ESSAI
L'accès au logement : une exigence citoyenne, un choix politique Essai Par Denis Burckel. Le 07/07/2011
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De plus en plus de Français subissent la crise du logement. Le rendant difficile d'accès et de plus en plus cher, elle pénalise au premier chef les jeunes et les pauvres. Le rapport de Terra Nova : "L'accès au logement : une exigence citoyenne, un choix politique" montre comment cette situation est née d'un choix de société privilégiant la rente foncière et immobilière, les propriétaires et les "inclus". Il détaille une politique progressiste fondée sur un changement d'objectif : loger dignement, à un coût raisonnable, l'ensemble des ménages. En conduisant plusieurs chantiers : la réduction des prix immobiliers et fonciers, une construction volontariste s'insérant dans un cadre d'urbanisme écologique structurant, la facilitation des parcours résidentiels et de l'accès au logement notamment pour les "outsiders", l'agglomération comme régulateur central des politiques d'habitat. Le rapport formule 72 propositions pour mener à bien cette politique progressiste du logement.

Retrouver ici toutes les propositions du rapport

 

Synthèse

 
L’état des lieux est sévère. En ce début du 21e siècle, l’accès au logement est difficile pour de plus en plus de Français. Les jeunes et les pauvres sont les plus pénalisés, notamment dans les grandes villes et les zones littorales, qui accueillent un tiers de la population. Pour tous, le logement est devenu de plus en plus cher au cours de la dernière décennie, érodant le pouvoir d’achat.
Cette situation résulte d’un choix de société au moins implicite : un choix qui privilégie la rente foncière et immobilière, les propriétaires et les « inclus ». Aussi, apparaissent de fortes tensions sur les budgets de nombreux ménages, une frustration durable chez les exclus du système.
 
Depuis dix ans, la réaction politique face à cette spirale dangereuse a été superficielle et très marquée par le court terme, sans effet sur l’évolution des prix et sur la fluidité du marché. Il faut sortir de cette crise et mettre fin à l’inefficacité de la politique du logement.
 
Concrètement, une politique progressiste du logement implique un changement d’objectif : loger dignement, à un coût raisonnable, l’ensemble des ménages. Laissons aux ménages le choix de la location ou de la propriété. Nous préférons une France où tout le monde est logé à une France où la part des propriétaires s’accroît.
 
Plusieurs chantiers sont à mener pour atteindre cet objectif. Ils doivent être conduits simultanément et prennent tout leur sens dans leur complémentarité. Une stratégie progressiste vise à répondre aux besoins de logement par une production beaucoup plus importante, mais aussi bien ciblée en termes de localisation, de prix ou de loyer de sortie, de caractéristiques physiques. Cette stratégie ne sera efficace qu’à condition de refondre le système de fixation des prix, pour mettre fin à la logique actuelle de forte hausse. Cette stratégie n’a de sens que dans un cadre écologique qui insère la ville et l’habitat dans une société plus « durable ». La mise en œuvre de cette politique nécessite une gouvernance qui responsabilise les agglomérations en leur confiant les moyens d’agir, tout en préservant des mécanismes de solidarité nationale.
 
Le premier préalable est de réduire les prix immobiliers et fonciers. La politique de solvabilisation actuelle de la demande contribue à alimenter la hausse des prix en situation de marché non régulé. Une régulation forte doit, au contraire, influencer les mécanismes de fixation des prix. Une politique foncière active doit libérer des terrains constructibles grâce à leur taxation, pénalisant les détentions improductives. Une réduction des coûts de construction peut être obtenue sur la durée. Un encadrement des loyers est nécessaire. Les aides solvabilisatrices en seront d’autant plus limitées qu’elles devront toutes avoir une contrepartie sociale ; les aides à la pierre qui réduisent le prix de sortie et les loyers seront privilégiées par rapport aux aides à la personne qui rendent les loyers élevés supportables et donc praticables.
 
L’effort de construction volontariste doit s’insérer dans un cadre d’urbanisme écologique structurant, en amplifiant les mesures prises depuis le Grenelle de l’environnement en faveur de la qualité thermique des logements, notamment des logements existants. Cette politique peut être financée grâce à des dispositifs innovants comme les certificats d’économie d’énergie. L’enjeu écologique conduit également à mieux articuler politiques territoriales et politiques du logement. Comment ? Par une politique d’aménagement du territoire et de planification urbaine plus affirmée, qui organise la qualité urbaine et l’extension des villes sous forme d’ « éco-quartiers » ou de « villes neuves ». Les aides publiques exigeront une contrepartie « énergétique », pour des logements économes en énergie, et « territoriale », pour des logements judicieusement situés.
 
Objectif central, il faut faciliter les parcours résidentiels. Aujourd’hui, il est très difficile d’entrer dans le parc social, notamment parce que l’offre est faible dans les grandes villes et les zones littorales. Il est presque aussi difficile d’en sortir quand les loyers des logements privés sont, en région parisienne ou lyonnaise, plus de deux fois supérieurs à ceux des logements sociaux. Pour les jeunes et les plus pauvres, il est également difficile d’accéder aux parcs locatifs privés : il faut payer une caution, un mois d’avance de loyer et… trouver un propriétaire qui accepte de signer un bail. Il devient urgent de faciliter l’accès au logement, d’y organiser le maintien en cas de difficulté et de permettre des « parcours » entre les différents segments du parc de logement (social, locatif privé, accession).
 
Comment faciliter cet accès au logement ? En construisant, en premier lieu. L’objectif que nous fixons est de produire 100 000 logements de plus par an, pendant une dizaine d’années. Pour relancer le secteur de la construction, nous proposons de nous appuyer principalement, mais pas exclusivement, sur les opérateurs de logements sociaux. Ils disposent de savoir-faire mobilisables rapidement. Par rapport à aujourd’hui, une augmentation de 50 000 logements est souhaitable.
 
Pour faciliter l’accès au logement, il faut aussi un parc plus adapté à l’accueil des « outsiders », au premier rang desquels il y a les sans-logis et les mal-logés. Parmi les mesures proposées figurent le doublement en cinq ans du nombre de place d’hébergement, la création d’un fonds d’investissement pour les acteurs du logement d’insertion. Les jeunes, également, sont devenus des « outsiders ». Des pistes nouvelles sont développées pour faciliter les colocations et doubler la production de logements en résidence étudiante et en résidence pour jeunes travailleurs. Nous proposons aussi la création d’un « passeport pour le logement » pour que le premier mois ne coûte pas plus cher que les autres. Pour tous, il faut faciliter l’accès au secteur locatif, en abaissant les « freins » à l’entrée. Dans le parc locatif privé, la généralisation de la « garantie des risques locatifs » assurera les bailleurs contre les risques d’impayés. Dans le logement locatif social, des règles plus claires pour l’attribution des logements sociaux sont proposées.
 
Dans les plus grandes villes, entre les logements sociaux et les logements du marché libre, il faut développer une offre « intermédiaire » pour les classes moyennes, en s’appuyant sur les organismes de logements sociaux mais aussi sur les « investisseurs institutionnels ». Des mesures législatives obligeront les sociétés d’investissement immobilier cotées à détenir une part de leurs actifs sous forme de logements à loyer intermédiaire.
 
Une politique globale, bien équilibrée, exige un régulateur central des politiques d’habitat : l’agglomération, devenue autorité organisatrice de l’habitat. Elle est assez près des préoccupations des Français pour les comprendre et assez loin pour ne pas subir, comme de nombreuses communes, les pressions malthusiennes des « insiders » contre de nouvelles constructions. Cela conduit à proposer un renforcement des structures intercommunales afin de les doter de compétences en matière d’habitat et d’urbanisme, pour qu’elles organisent la liaison logement-transport-urbanisme. Ce renforcement conduit à proposer l’élection de leurs représentants au suffrage universel direct. Il suppose qu’elles disposent de tous les outils juridiques, y compris la délivrance du permis de construire. Il suppose aussi qu’elles concentrent tous les moyens financiers, grâce à un nouveau système de financement plus simple, juste et pérenne au service d’une politique du logement renouvelée. Aujourd’hui, le système de financement du logement est illisible, résultat d’une sédimentation progressive de nombreux dispositifs. Il est peu efficace et parfois injuste. Les dispositifs de défiscalisation des investissements locatifs type « Scellier » ou de « Robien » illustrent cruellement les dérives d’une politique de relance de la construction injuste, parce qu’elles profitent aux contribuables les plus aisés sans réelle contrepartie sociale en termes de niveaux de loyers pratiqués, et inefficace, car la production s’est révélée déconnectée des marchés locaux du logement. Dans cette situation, nous proposons la fusion de l’ensemble des dispositifs actuels d’aide à la pierre en une « aide universelle au logement ». Cette aide, versée sous forme de prêts à taux zéro, s’adressera à l’ensemble des constructeurs (particuliers, promoteurs, bailleurs publics). Le volume d’aide sera fixé selon les contreparties sociales exigées, les caractéristiques énergétiques des logements, leur localisation, etc.
 
Les objectifs globaux de construction et d’amélioration du parc ainsi que le volume de ces aides mis à la disposition des seules agglomérations feront l’objet d’un contrat d’objectifs pluriannuel avec l’Etat, afin de donner de la visibilité et de la durée aux politiques d’habitat. Leur effet fera l’objet d’une évaluation commune entre les agglomérations et l’Etat. Avec le concours du 1 % logement (garantie des mobilités, ANRU, aides aux HLM), l’Etat fixera un cadre (contrats d’objectifs, lois SRU et DALO) pour assurer des solidarités entre territoires et le respect de règles d’intérêt national.
 
Conduire ce changement suppose une stratégie d’ensemble articulée autour de quatre priorités :
 
- Des mesures immédiates pour réduire très vite les tensions, le temps de laisser les décisions de long terme produire leurs effets,
 
- Des choix structurants dans la durée avec les acteurs actuels mais aussi de nouveaux acteurs, comme les agglomérations ou les bailleurs de logements à loyers intermédiaires,
 
- Des dispositifs lisibles facilitant la mise en œuvre des décisions et amplifiant leurs effets,
 
- Une maîtrise budgétaire du programme, d’autant plus indispensable que la réduction des coûts du logement se répercutera avec retard sur les dépenses budgétaires et que le logement doit rester une priorité d’une politique progressiste.
Commentaires

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Par Alain Le Garec Le 25/10/2011
-1

Je ne vais tout récemment, j'ai admiré son travail, car ils ne rien faire autre chose, mais. Le problème est urgent et doit être comme cela, mais plus que tout autre chose que j'ai vue à long terme de ces mesures doit être traitée. En d'autres termes, ce n'est pas seulement ce que propose la loi actuelle, l'utilisation du bien. Mais ce n'est pas suffisant, et en particulier de 5 à 10 ans, a pris une nouvelle!
Je pense que vous avez immédiatement des mesures et radicale ... Banks une agression thermique des années l'État a une main dans votre poche de la semaine. Même ne peut éviter quelques semaines, le gouvernement des corps, des milliers de maisons vides, à ne pas tenir compte de 10 à 12 mois. Il a dit que dans quelques semaines réel, la disponibilité réelle de la maison du centre-ville dans l'évaluation de la population est en retraite. L'objectif est clair, d'un salaire minimum, il est possible de trouver un hébergement dans le trafic mm xxx sec. Le logement principal est gratuite, qui vous dit que vous consultez!
Le niveau adéquat ... La région, plus ... Communauté municipalité, le logement, et les résultats de la conférence annuelle sur les décisions nécessaires.
Il n'y a pas de logements sociaux, temporaire, de parler de ... Mais, le loyer, au site du personnel et la rencontre de ces conditions, le temps sera dans ce qu'ils peuvent.
Vérifiez la location de ... Ce n'est pas un mot, un seul! Pour comprendre (et pas un mot!) Ce centaines de milliers de familles dans le bâtiment occupé par plus de 30 ans! Mobilité dans un certain âge n'a pas encore existé. Le logement est occupé par un bâtiment de contrôle du loyer de la famille en même temps, ils vont adresser ces problèmes, de réhabilitation, "Mise sur" le changement, et ... Qu'est-ce qui est la réalité de la situation! ...
25 30 imaginer,, location ... Recevaient des prêts, sauf dans le cas reste la propriété de l'entreprise, ils peuvent louer pour plus de contrôle ... Au début des salaires ou une plus ou moins stable et moins puissante en termes de la retraite.
Veuillez noter que l'achat peut être louée en plus d'ajouter des vie elle-même ... 25-30 ans pour imaginer la maison à louer à un autre moyen? Un cadeau. En particulier, il est possible imaginer un concept de mobilité intelligent.
Société de logement HLM / s. Sem ".. fonds publics et l'administration publique peut loyer au propriétaire de 1% - 5%, et peut être intégrée comme l'opinion, les difficultés de la vie et de santé pour les arrangements de la République ... un résultat qui a contraint le locataire reviendrair d'épargne, mais comme le propriétaire à utiliser. (paiement payé par l'assurance du propriétaire)
Comme une contribution à l'impôt sur le ... Logement, aussi!
T n'est pas le sujet principal spéculative dans le logement que vous pouvez imaginer peut être acheté et vendu les sujets à l'héritage. Il est bien normal, de la famille, les revenus de même! Les frais de logement est la même chose (même classe), la famille, hérite de la maison, et alors, il sera riche! Je peux seulement parler de l'héritage, pas une option pour acheter à l'avenir dans la conduite de leur vie. Nous vivons dans une situation normale, et sans que le maître de la maison! Les revenus des taxes de la discussion que si l'augmentation du loyer est Explicit ainsi ... Si le loyer actuel est de payer les impôts franchise même imaginer ... Il ya quelques cas d'ajustement du pouvoir d'autorisation.
Il ya beaucoup de façons d'être exploré ... surtout en dehors de la boîte.
uniquement pour la location de logement, de travail, l'amélioration des locataires.
Chantez autres: l'unité de gestion commune des locataires de louer leur propriété! Qui est alafen des financements pour la ... Utilisez le plus souvent bonne connaissance du propriétaire de la maison où le locataire est dans ...
Soutien à plus bas revenus, qui est le locataire, le maître de l'entretien et la location de biens qui participent au programme standard normalement.
Cependant, le besoin de banques, compagnies d'assurance, confiance mutuels et de salut de Dieu dans l'assurance de la pension de base.
Après 25 ans comme un des locataires de la maison ne peut vendre ou autrement, sans l'obligation correspond à une zone de vie acceptable à ... Si le locataire ne peut imaginer aucune autre transaction ou le prix d'acheter ... Si le prix est la moitié de la différence entre. Même si vous recevez une demande moins de prix à prix réduit!
Nous pouvons dire que le bout de ce mal du propriétaire et le locataire, qui vit dans une chambre de jeunes. L'idée est simplement de bâtir une maison, bureau, c'est pas le sujet spéculative. C'est très rapide sur le marché n'est pas toujours évident, parce que commencer la normale après un héritage ou la vente. Vous pouvez vendre (immeubles. ..), il n'est pas nécessaire pour la communauté plutôt que de la nouvelle section ... Plus, Dame-des immeubles comme un moyen de prévenir le processus. 2011 ... La France ne serait pas exister dans un seul patient, au lieu !!!!! 5 ans et il est possible de réduire ce problème, par exemple, si vous êtes à Paris: le logement social (loyer contrôlé), ou garder episodically,, bâtiments vides, les bureaux de location d'une semaine, le bâtiment est vide conflits sur 5 ans (après la période obligatoire de prévenir l'état de la situation sur la base des prix en France Domaine), bâtiment d'attendre, dans la réhabilitation ... (Le scandale) 125 000 dans le plat central de Paris, couvrant plus de candidats nécessaires (discuter) est un ancien officier de l'industrie du logement, de mobilité dans les positions les attribuera à la maîtrise de l'unité: .. Il ya aussi un gagnant.
Quelques idées ....

Par Ferzy Le 02/08/2011
1

Vous avez bien cerné le problème, Madame Andrée. C'est la quadrature du cercle ce problème : il y a de plus en plus de gens et pas de plus en plus de place. Comment faire ???

Par gagniere marie andrée Le 02/08/2011
2

le premier préalable selon moi, est de trouver des terrains,or celà devient de plus en plus difficile, le second point la réhabilitation des immeubles vacants ou non, n'est pas chose acquise, le propriètaire occupant ( petit) n'a pas forcément et toujours les moyens de la réhabilitation et ce même si l'anah est présente , quant au propriètaire bailleur( petit également) cela devient pour lui le parcours du combattant,l'anah jouant de moins en moins son rôle, même si... Les grans principes sont bons mais la réalité sur le terrain, est réellement plus complexe croyez le bien.
Oùsont les terrains? il en existe SNCF ,ville etc..mais défense d'y toucher. Voir avec ce qui existe est un préalable, exemple peser sur les Bailleurs sociaux HLM et autres serait déjà un premier travail à réaliser!!!

Par acal Le 19/07/2011
6

@Alain Le Garrec

Vous diesz : "Je ne veux pas être très long". Hé bin dis donc qu'est ce que se serez si vous seriez trop long !!!

Par Alain Le Garrec Le 14/07/2011
-8

Je ne veux pas être très long, car j'admire le travail fait, sauf que cela ne résout rien du tout. Le problème est immédiat et il faut le traiter comme tel, or je ne vois rien d'autres qu'une suite de politiques sur du long terme. Pour le dire autrement, ces propositions ne sont que ce qu'il faudrait faire avec les textes actuels s'ils étaient bien utilisés. C'est bien mais pas suffisant et surtout il faudra entre 5 et 10 ans pour faire un nouveau constat!
Je crois qu'il faut une politique immédiate et drastique...quand les banques il y a quelques années ont eu un coup de chaud, l'Etat a mis la main à la poche en quelques semaines. Même chose, en quelques semaines l'Etat peut préempter des milliers de bureaux vides, de logements non occupés moins de 10 mois sur 12. En quelques semaines il est possible de faire un vrai bilan du taux d'occupation réel des logements dit HLM en centre Ville quand les habitants sont retraités. L'objectif affiché est clair, avec un smic il doit être possible de trouver un logement dans un périmètre de XXX mm de transport. On ne vire personne on vérifie qu'un logement dit principal l'est vraiment!
A l'échelon pertinent...Région, agglomération...communauté de communes, conférence annuelle d'état des lieux du logement avec des demandes des décisions et des résultats.
Ne plus parler de logements sociaux, intermédiaires...mais de logements à loyer maitrisés, ce qui peut permettre à des particuliers, des petites sociétés de se lancer dans ces locations avec des aides à la conditions que ces locations aient un certains temps.
Revoir les baux...pas un seul mot!!! Bien comprendre (pas un mot non plus!) que des centaines de milliers de familles vont occuper un même logement pendant plus de 30 ans! la mobilité n'existe plus à un certain âge. Si un logement, un immeuble à loyer maitrisé sont occupés pendant des dizaines d'années par les mêmes familles, il faudra bien s'interroger sur ces durées, sur des réhabilitations, des "mises à jour" , des modifications...et sur la réalité de ce qu'est alors une location!...
On peut imaginer des baux de 25, 30 ans...comme des prêts, sauf que le logement reste propriété de la société, les loyers peuvent alors être mieux régulés...moins fort au début, plus quand les salaires se stabilisent et moins ou rien quand la retraite arrive.
Il faut savoir que certains additionnent des loyers sur toute une vie qui auraient pu correspondre à un achat...peux-t-on imaginer qu'au delà de 25-30 ans dans un même logement un loyer prenne une autre forme? A imaginer. D'autant qu'on peut aussi imaginer des mobilités intelligentes.
Les sociétés de logements HLM/SEM's...à fonds publics et à gestion publique pourraient intégrer dans les loyers un % de 1 à 5% qui pourraient être placés et pourraient servir d'apport, d'aide aux difficultés de la vie, d'aide à la recherche d'un logement dans un autre organisme...comme une épargne forcée dont le résultat reviendrair au locataire mais que le propriétaire pourrait utiliser. (assurance obligatoire de restitution à la charge du propriétaire)
Tout comme la fiscalité est à revoir...le logement aussi!
Peux-t-on imaginer que le logement principal ne puisse pas être objet spéculatif, ne puisse pas être acheté et vendu, ne puisse donc pas devenir objet d'héritage. Il est absolument anormal que deux familles aux mêmes revenus! n'aient pas les mêmes dépenses de logement (à catégorie égales), parce qu'une famille a hérité d'un logement et qu'il s'enrichit alors en dormant! Je ne parle que d'héritage, non d'un achat à terme qui résulte alors d'un choix de vie. On doit pouvoir vivre normalement sans devenir propriétaire d'un logement! Certains préconisent que l'impôt alors intègre un loyer fictif qui viendrait grossir un revenu...on peut aussi imaginer que le loyer soit déductible de l'impôt s'il est effectivement payé...cela pourrait permettre certains aménagements.
Il y a bien d'autres voies à explorer...mais il faut surtout sortir des sentiers battus.
il n'y a que des locataires qui peuvent travailler sur les améliorations des logements locatifs.
Autres pistes: présence des locataires dans les gestions de copropriétés, quand des logements sont loués! car in fine, ce sont eux qui participeront aux financements...votés, souvent un locataire a une bien meilleure connaissance de l' immeuble où il habite que le propriétaire...
Inciter les propriétaires à baisser les loyers si les locataires participent à l'entretien du logement et à condition que le bail soit au delà des normes habituelles.
Re-obliger les banques, les compagnies d'assurances, les mutuelles à réacquérir du foncier locatif.
Après 25 ans comme locataire dans un logement, il est impossible de le récupérer pour vendre ou autre sans avoir l'obligation de trouver un logement équivalent dans un périmètre acceptable...ou imaginer d'autres transactions du genre si le locataire ne peut acheter à un prix minoré...il reçoit la moitié de la différence avec le prix obtenu alors. Même chose si le prix obtenu est inférieur au prix minoré!
L'on pourra dire sus au méchant propriétaire et vive le petit locataire. l'idée est simple, un immeuble, un logement, un bureau ne peuvent être l'objet d'une spéculation. Cela assainira très vite ce marché qui n'en est pas un, car il commence toujours suite à un héritage ou à une vente anormale. On ne devrait pouvoir vendre (immeubles...) que ce qui n'est pas jugé comme nécessaire à la vie collective d'un lieu...rubrique nouvelle du PLU, qui impliquerait aussi un processus pour éviter la jachère d'immeubles. En 2011...il ne devrait pas exister en France un seul mal logé!!!!! et en 5 ans il est possible de résorber ce problème car par exemple, si on additionne à Paris: les appartements sociaux (à loyers maitrisés) non occupés ou de façon épisodique, les bureaux non occupés, les appartements loués à la semaine, les immeubles vides suite à des contentieux supérieurs à 5 ans (après ce terme l'Etat devrait préempter obligatoirement à un prix défini par France Domaine), les immeubles , les logements en attente de réhabilitation...(un vrai scandale) on couvre les 125 000 demandeurs de logements inscrits à Paris intra-muros et si en plus on incite (discute) les fonctionnaires retraités, habitant des logements du secteur à loyer maitrisé, à la mobilité quand ces logements leur ont été attribués par les emplois qu'ils occupaient..on est même gagnant.
Quelques idées....

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