Contrairement aux inégalités sociales qui mettent en jeu des mécanismes de domination visibles, les inégalités de genre se reproduisent implacablement car elles ont partie liée avec une donnée biologique, et passent ainsi souvent pour « naturelles ». Les filles sont-elles condamnées à échouer en mathématiques et briller en littérature, à privilégier les filières courtes aux filières longues, ou encore à n’être que de « bonnes élèves » dont les capacités déclineraient une fois le baccalauréat obtenu ? C’est pour combattre ces clichés que Marie Duru-Bellat, sociologue spécialisée dans les questions d’éducation et de politiques éducatives, commentera mercredi 16 novembre les conclusions du rapport de l’antenne de Terra Nova à Sciences Po sur les inégalités de genre dans l’enseignement supérieur.






