Atelier permanent de Terra Nova sur la crise financière

Terra Nova a lancé le 27 octobre un atelier permanent sur la crise financière. Sollicitant économistes, experts, praticiens de la finance et acteurs publics, l'atelier produit en continu des notes sur la crise : décryptages, analyses, propositions, synthèses pédagogiques. Il aborde tous les enjeux de la crise : les instruments (titrisation, normes comptables, régulation financière...), les acteurs privés (banques, hedge funds...) et publics (Etats, Europe, institutions financières internationales, paradis fiscaux), la réforme du capitalisme et de son éthique.
Au-delà, Terra Nova veut peser dans la bataille d’interprétation politique. Elle est déjà lancée et les progressistes ont pris une longueur de retard, pris en étau entre une gauche alternative qui célèbre - à tort - la fin du capitalisme et une droite qui met en avant son pragmatisme comme « pompier » dans la gestion de la crise – en oubliant sa responsabilité de « pyromane » dans les causes.
Notre dossier permanent sur la crise financière :
Christophe Bejach : crise financière - la fin des mythes (note de cadrage)
Olivier Ferrand : Bienvenue dans l'ère des crises systémiques
Jean Pisani-Ferry : Il faut un nouveau Bretton Woods
Michel Aglietta et Laurence Scialom : Les nouvelles régulations financières
Joaquin Almunia : Quel rôle pour l'Europe?
Marie-Paule Virard : Pour une nouvelle éthique
Robert Lion : Assainir le financement des collectivités locales
Marie-Paule Virard : Dérives et crise du capitalisme financier
Thomas René* : Propositions progressistes pour un "nouveau Bretton Woods"
George Bailey* : La Caisse des dépôts, bras armé du gouvernement? La "foi publique" en danger
Gilles de Margerie : Titrisation et crise financière - complice, pas coupable
Elie Cohen - La relance, investissement d'avenir
Terra Nova - Les vrais chiffres du plan de relance
Stefan Fouché* - Réguler les régulateurs
Olivier Ferrand et Thomas Chalumeau - G20 de Londres : oublier Yalta
Olivier Ferrand - Paradis fiscaux et réglementaires : la fin des "trous noirs" de la finance internationale?
Laurence Scialom : Pour une régulation macro-prudentielle
Henri Nortier* - Encadrement du système financier international : Les enjeux du G20 de Pittsburgh
Thomas Chalumeau et Christophe Scalbert - Sommet de Toronto : les limites du modèle "G20"




Commentaires
Good Luck !
A l'origine, rappelons-nous, l'utilité des marchés financiers était de favoriser une allocation efficace des capitaux en mettant en relation investisseurs et entrepreneurs et en orientant leurs actions par un signal : le prix. Progressivement , cette fonction première s'est estompée au profit d'une dynamique de spéculation (sans connotation péjorative, au sens où les investisseurs ne parient plus sur la rentabilité intrinsèque d'un actif sous-jacent mais sur la volatilité de son cours, des phénomènes psychologiques et la formation de bulles). Cette dérive prive l'économie réelle du signal prix dont elle a besoin pour se réguler (cf cours du pétrole ou du CO2)... et finit même par la mettre en péril.
Comment revenir à des marchés utiles sans tuer les marchés ? Il me semble que le remplacement du fixing par la cotation des actifs en continu a été la principale cause du dévoiement : l'économie réelle n'a pas besoin de prix plus fréquents qu'à la journée (les transactions réelles qui se réfèrent aux prix de marchés considèrent le plus souvent des moyennes sur des période plus longues) et le fixing aurait en outre le mérite de réduire un peu les asymétries d'information qui permettent à toute une profession (les fameux traders) de bénéficier en toute légalité d'une rente assise sur une information privilégiée. La seule question est de faisabilité : peut-on empêcher les traders de dealer au noir en dehors du fixing ? Cela passe par la généralisation de marchés organisés et par une refonte internationale du droit cambiaire vidant de toute valeur une transaction hors marché... Notre petite difficulté de gouvernance mondiale rend hélas la tâche difficile.
De nombreux rapports de la Cours de Comptes montre qu'on peut faire mieux.
En attendant, maintenir les taux de prélèvement actuels, déjà très élevés, est sage.
monde-diplomatique.fr/.../...
Pourquoi cet outl indispensable n'est il pas mis en oeuvre pour une collectivité ou un état?
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