NOTE
Circulaire du 31 mai sur les étudiants étrangers: un contresens historique Le 07/10/2011
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La circulaire du 31 mai 2011 relative à l'immigration professionnelle restreint la possibilité pour les étudiants étrangers de changer de statut et d'obtenir une autorisation de travail après leur diplôme. Elle fait polémique dans les rangs mêmes de la majorité : le ministre de l'Enseignement supérieur Laurent Wauquiez a déclaré dans une interview au Monde du 7 octobre qu'il allait "corriger la circulaire". De fait, elle rompt avec le mythe de l'immigration "choisie", mot d'ordre pourtant rabâché par le président de la République, pour laisser la place à celui de l'"immigration zéro". Cette note révèle à quel point cette politique néglige les intérêts de la France : la circulaire du 31 mai s'attaque aux diplômés de l'enseignement supérieurs, ceux-là mêmes qui sont les plus susceptibles de s'intégrer dans le marché du travail, de créer des richesses et des emplois, d'assurer le rayonnement de la France à l'étranger.

Synthèse

 
Avec sa circulaire du 31 mai 2011, qui restreint la possibilité pour les étudiants étrangers de changer de statut et d’obtenir une autorisation de travail après leur diplôme, le gouvernement a commis un contresens majeur, contraire à toute politique d’intégration. 25 000 diplômés étrangers de l’université et 8 000 élèves des grandes écoles sont dans le viseur.

Depuis dix ans, et en particulier depuis 2007, la doxa traditionnelle de la droite explique qu’il convient de réduire les flux migratoires pour garantir l’emploi des Français et des immigrés déjà présents et « mieux [les] intégrer ». Cette circulaire s’attaque maintenant aux diplômés de l’enseignement supérieur, soit à ceux qui justement, s’intègrent au plus vite dans le marché du travail.
 
Elle révèle clairement que les discours sur l’intégration ou l’immigration choisie n’ont été que du vent, et la carte « compétences et talents », créée par la loi du 24 juillet 2006, un gadget giscardien peu utilisé, avec seulement quelques centaines de bénéficiaires. La droite a perdu depuis longtemps le sens des intérêts de la France : quel meilleur moyen de créer du chômage, si ce n’est expulser les cadres à hauts potentiels dont le travail va justement créer les richesses et les emplois dont nous avons besoin ? Comment rendre la France peu attractive voire repoussante, en multipliant les embûches rendant tout investissement financier et humain peu opportun ? Comment enrichir les Etats-Unis, le Royaume Uni et le Canada des talents de demain ?
 
De fait, dans Le Monde du 7 octobre, Laurent Wauquiez, dont ce n’est pourtant pas le domaine de compétence, a indiqué que des instructions d’assouplissement de la circulaire allaient être envoyées aux préfets, sans que le texte soit abrogé. L’incohérence est totale. Ce n’est pas en ralentissant que l’on évite le mur, c’est en changeant de direction. Il faut retirer cette circulaire et changer de logique à propos des étudiants étrangers, qu’il faut désormais considérer comme une ressource pour nos universités, ainsi que le font les Australiens, et une chance pour notre pays comme le font les Américains.
 
 

Note intégrale

 
La circulaire du 31 mai 2011[1] relative à la maîtrise de l’immigration professionnelle, signée du ministre de l’Intérieur C. Guéant et du ministre du Travail X. Bertrand, donne aux préfets l’instruction de diminuer les flux migratoires. En particulier, les demandes d’autorisation de travail doivent être traitées « avec rigueur ». Elle détaille les nombreux points sur lesquels les préfets doivent porter leur attention pour pouvoir parvenir à un rejet de la demande.
 
Si, s’agissant de l’introduction de nouveaux étrangers, elle s’inscrit dans la continuité de la politique restrictive conduite depuis 30 ans, en revanche, elle marque une fermeté nouvelle pour les demandes de changement de statut, par lesquelles les étrangers qui ont régulièrement étudié en France et qui y ont été diplômés, cherchent à obtenir le droit de travailler dans notre pays.
 
Une telle orientation, qui démontre que l’immigration choisie n’était qu’un mythe, est un contresens historique sur lequel il faut revenir, dans l’intérêt de la France.
 
 

1 - UNE CIRCULAIRE QUI ROMPT AVEC LE MYTHE DE L’IMMIGRATION CHOISIE

 
Pour N. Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis Président de la République, « l’immigration choisie » est un mot d’ordre mythique destiné à montrer qu’il lutte contre l’immigration « subie ». Aujourd’hui, à quelques mois de la présidentielle, c’est l’objectif de l’immigration zéro qui revient.
 
Il faut rappeler que la frénésie législative a été forte depuis 2002 : pas moins de cinq lois sont venues modifier les règles sur l’entrée et le séjour des immigrants légaux sur notre territoire :
 
-         la loi du 26 novembre 2003 relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile ;
-         la loi du 10 décembre relative au droit d’asile ;
-         la loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration ;
-         la loi du 20 novembre 2007 relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile ;
-         la loi du 16 juin 2011 relative à l’immigration, à l’intégration et à la nationalité.
 
Toutes ces lois se sont inscrites dans un contexte politique général visant à encourager l’immigration « choisie ». Aujourd’hui, l’immigration de travail a certes augmenté, de 10 000 à plus de 20 000, mais demeure marginale dans l’ensemble des flux. Désormais, même ce type d’immigration est visé, en particulier les étudiants.
 
La circulaire du 31 mai 2011 définit les procédures applicables lorsqu’un étranger souhaite modifier les motifs de son séjour en France, et en premier lieu passer d’un séjour pour études à un séjour salarié. Elle ne concerne pas le droit au séjour en vertu de la vie privée et familiale. Elle s’applique aux étrangers ne relevant pas d’accords spécifiques, excluant ainsi Européens, Tunisiens et Algériens de son champ d’application. Ce texte concerne potentiellement chaque année les 25 000 étudiants étrangers diplômés des universités françaises et les 8 000 étudiants étrangers diplômés de ses grandes écoles, Marocains en premier lieu.
 
La majeure partie du texte est conforme aux orientations que la France suit depuis plusieurs décennies : la situation de l’emploi est opposable aux étrangers qui souhaitent travailler en France, ce qui signifie que, dans un secteur donné qui connaît un fort taux de chômage, l’introduction d’un nouvel étranger autorisé à travailler n’est pas possible. Elle détaille toutefois, sous la signature des ministres en personne, les motifs, de forme comme de procédure, permettant de rejeter les demandes.
 
La circulaire affiche du reste une bonne dose d’hypocrisie : ainsi, même lorsque la situation de l’emploi dans un secteur donné ne serait pas suffisamment dégradée pour opposer un refus à une demande de titre de séjour, la circulaire envisage l’hypothèse où une formation très rapide de chômeurs existants permettrait de répondre à l’offre d’emploi et ainsi éviter la délivrance d’une autorisation à un étranger souhaitant changer de statut. Qui peut croire que Pôle emploi est en état de relever un tel défi ?
 
Le résultat est très clair : encore davantage que par le passé, les services, qui perçoivent la volonté de fermeture croissante du politique, rejettent quasi systématiquement les demandes, avant que, le cas échéant, des recours gracieux ou contentieux les contraignent à reculer. Pour l’étranger, c’est un parcours du combattant, éventuellement coûteux. On peut aussi ajouter que l’étranger autorisé à travailler en France pour un an seulement devra, très rapidement, penser au renouvellement de son titre, alors même qu’il bénéficiera d’un contrat à durée indéterminée. Pour lui comme pour son employeur, il s’agit d’une épée de Damoclès. C’est déjà grave. Et pourtant, si ce n’était que cela…
 
Au total, le mythe de l’immigration choisie, qui était déjà une réalité depuis 30 ans, est tombé au profit d’un retour à une pseudo « immigration zéro ».
 
 

2 - POUR LES DIPLOMÉS ETRANGERS, UN CONTRESENS HISTORIQUE

 

2. 1 - Les malheureuses innovations de la circulaire

 
Là où la circulaire innove, c’est lorsqu’elle prescrit aux préfets une plus grande fermeté pour le changement de statut des étudiants. Un étudiant étranger diplômé en France, pour occuper un premier emploi stable (les stages répondent à des règles particulières), doit obtenir un titre de séjour valant autorisation de travail. Il doit ainsi changer de statut, passant d’étudiant à salarié.
 
Une seule phrase résume l’esprit de la circulaire, la dernière : « Le fait d’avoir séjourné régulièrement en France en tant qu’étudiant, salarié en mission ou titulaire d’une carte compétences et talents ne donne droit à aucune facilité ». Et de fait, au travers du terme « vigilance » et des injonctions fortes (« vous vérifierez …»), la circulaire est un mode d’emploi du pinaillage administratif le plus mesquin, qui vise non pas à appliquer une réglementation sur le droit au séjour, mais à instaurer un rapport de pouvoir, et ensuite à trouver le détail qui permettra aux préfectures de rejeter les demandes de titres qu’elles acceptaient auparavant.
 
Les obstacles sont d’abord d’ordre procédural (délais atteignant plus de trois mois, refus de délivrance des pièces nécessaires à la constitution du dossier, imbroglios liés au lieu de résidence de ces diplômés)[2]. Sur le fond des demandes, les cas de refus se multiplient. Le Collectif du 31 mai a recensé plus de 50 refus de changement de statut concernant des diplômés de l’enseignement supérieur, Terra Nova ayant également eu connaissance de plusieurs cas comparables. Outre les cas non recensés et le fait que les délais d’attente peuvent s’étaler sur près de cinq mois, accroissant l’insécurité, il est prévisible que cette tendance va s’amplifier considérablement dans les jours à venir avec l’entrée sur le marché du travail des étrangers fraîchement diplômés.
 
Aucune formation, aussi prestigieuse soit-elle, n’est épargnée. Même des diplômés de Polytechnique ou de HEC ont reçu une décision négative assortie d’une Obligation de quitter le Territoire français (OQTF), alors qu’ils disposaient d’un travail bien rémunéré dans de grandes entreprises opérant en France. Le ministère de l’Intérieur s’attaque de plein fouet à « l’immigration choisie », dévoilant à quelques mois des élections l’hypocrisie du slogan.
 
Quant à la conclusion, elle laisse pantois ; derrière une phrase sibylline, (« nous vous demandons de vous assurer personnellement de la mise en œuvre de ces instructions »), chaque préfet verra clairement la menace du prochain conseil des ministres en cas de résultat insuffisant…
 
 

2. 2 - Un non sens économique et démographique

 
La circulaire du 31 mai se retranche derrière le chiffre du chômage des étrangers (23 %) pour justifier ce durcissement. Or, ce chiffre est discutable puisqu’il confond toutes les tranches d’âges et ne rend pas compte de la situation réelle de la population ciblée par cette circulaire. La circulaire a ainsi touché des diplômés titulaires d’un contrat de travail signé par des entreprises souhaitant s’attacher leurs compétences. Les entreprises concernées par des cas de refus ou d’attente trop longue sont depuis lors montées en première ligne pour défendre ces diplômés qu’elles considèrent souvent comme irremplaçables.
 
Cette politique prétend résorber de cette manière le chômage touchant les diplômés français. Pourtant, l’approche malthusienne consistant à vouloir réduire le nombre d’actifs pour résorber le chômage s’avère inopérante. Ces diplômés qualifiés, extrêmement mobiles, que les entreprises recrutent à grands frais, participent activement à la création de richesse sur le sol français. En leur refusant le droit de travailler en France, cette politique court-termiste privera la France de talents qui participent à la création d’emplois à plus long terme.
 
Enfin, en adoptant une approche comptable, il semble incohérent de se passer de diplômés dont la formation a représenté un coût important (10 260 euros par an et par étudiant de l’enseignement supérieur selon l’OCDE[3]) au moment où ils sont à même de contribuer par leurs impôts et leurs cotisations sociales au financement des comptes publics.
 
De même, alors que la situation démographique européenne et française est préoccupante, avec un nombre de retraités en augmentation constante (en 2040, 26 % de la population aura plus de 65 ans), il est acquis que la France aura besoin de jeunes travailleurs en provenance de l’étranger à l’horizon 2015 / 2020. La circulaire du 31 mai va à rebours de cette évolution bien documentée. Sans doute, comme le ministre de l’Intérieur le répète à l’envi, la France ne connaît pas de besoins particuliers dans certains secteurs et notamment dans ceux ayant recours à de la main d’œuvre peu qualifiée. Mais c’est précisément à propos des étudiants diplômés que la circulaire se trompe. Et pour Karine Berger et Valérie Rabault (Les trente glorieuses sont devant nous, éditions rue Fromentin, 2011), les besoins humains atteindraient 10 millions d’étrangers d’ici 2040.
 

2. 3 - L’Université française, l’autre grande perdante

 
Au sein du gouvernement, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, L. Wauquiez, a annoncé, dans Le Monde daté du 7 octobre, un possible assouplissement de ces règles, sans que la circulaire soit pour autant abrogée. L’effet de ses déclarations sur les services préfectoraux sera nul, et l’incohérence est totale : pendant que les préfets appliqueront cette lecture restrictive des textes, la France continuera à ne pas ménager ses efforts afin d’améliorer l’attractivité de son enseignement supérieur qui reçoit 280 000 étudiants, plaçant le pays en troisième position derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
 
Dès la publication de cette circulaire, universités et grandes écoles se sont retrouvées pour dénoncer cette mesure attentatoire au rayonnement de l’enseignement supérieur à l’étranger. Louis Vogel, président de la Conférence des Présidents d’Université, estime ainsi que « cela décourage les étudiants étrangers de venir. Il faut une vision de long terme »[4].
 
Nombre de ces diplômés ne demeureront pas définitivement sur le territoire français. Pourtant, ils ressentent cette mesure comme une injustice, tant une première expérience professionnelle est importante afin de compléter leur formation.
 

2. 4 - Une atteinte au rayonnement de la France

 
Le ministère de l’Intérieur adopte une posture selon laquelle ce durcissement permettrait de contribuer à l’effort de « développement solidaire » des pays dont ces diplômés sont originaires[5]. Outre que cette mesure touche indistinctement les étudiants provenant de pays développés ou de pays en développement, cette justification s’avère légère. C’est plutôt vers des pays concurrençant la France sur le terrain de l’économie de la connaissance que ces diplômés se tourneront si la France leur ferme son territoire.
 
La France forte d’un système d’enseignement supérieur attractif et d’un large réseau de lycées à l’étranger devrait être capable, en accueillant plus dignement ces étudiants souvent francophones et francophiles, de s’attacher des ambassadeurs à travers le monde. Ces diplômés sont autant de portes d’entrées sur les marchés en croissance que la France courtise. Ils sont aussi un formidable vecteur de francophonie. A l’inverse, cette politique risque d’attiser rancœur et désarroi parmi ceux que la France a formés et qui devraient être ses meilleurs relais à l’international.
 
 

Conclusion

 
Face à une politique migratoire qui vient saboter les efforts entrepris par les universités et grandes écoles françaises pour attirer des étudiants étrangers, il est nécessaire de procéder à de larges réaménagements et à changer de paradigme. Cela passe d’abord par le retrait de la circulaire du 31 mai 2011 et plus généralement par l’amélioration des conditions dans lesquelles se déroulent les procédures d’obtention de changement de statut.
 
Les diplômés étrangers doivent être traités dignement grâce à une procédure transparente et respectant des délais décents. Il faut affirmer qu’un étudiant qui a passé plusieurs années en France, qui y a étudié et vécu, a vocation à investir dans notre pays, non seulement d’un point de vue économique mais aussi et surtout sur un plan humain et personnel. L’allongement de la durée du titre à trois ans, sur le modèle de la carte « compétences et talents », avec la possibilité d’effectuer des allers-retours entre le pays d’origine et la France, pourrait constituer la bonne réponse aux besoins du pays et des diplômés. La France ne peut pas se vivre comme une citadelle assiégée. C’est une impérieuse nécessité à l’heure où notre pays se doit d’attirer des talents dans un monde de plus en plus concurrentiel.

 

Commentaires
Par Marie Claire Le 21/10/2011
26

@Kamel: Non seulement Mehdi a signé cette pétition mais en plus il est le 3e sur la liste des premiers signataires. C'est frais!

Par mta Le 21/10/2011
3

Avec sa circulaire du 31 mai 2011, qui restreint la possibilité pour les étudiants étrangers de changer de statut et d’obtenir une autorisation de travail après leur diplôme, le gouvernement a commis un contresens majeur, contraire à toute politique d’intégration. 25 000 diplômés étrangers de l’université et 8 000 élèves des grandes écoles sont dans le viseur.

Depuis dix ans, et en particulier depuis 2007, la doxa traditionnelle de la droite explique qu’il convient de réduire les flux migratoires pour garantir l’emploi des Français et des immigrés déjà présents et « mieux [les] intégrer ». Cette circulaire s’attaque maintenant aux diplômés de l’enseignement supérieur, soit à ceux qui justement, s’intègrent au plus vite dans le marché du travail.

Elle révèle clairement que les discours sur l’intégration ou l’immigration choisie n’ont été que du vent, et la carte « compétences et talents », créée par la loi du 24 juillet 2006, un gadget giscardien peu utilisé, avec seulement quelques centaines de bénéficiaires. La droite a perdu depuis longtemps le sens des intérêts de la France : quel meilleur moyen de créer du chômage, si ce n’est expulser les cadres à hauts potentiels dont le travail va justement créer les richesses et les emplois dont nous avons besoin ? Comment rendre la France peu attractive voire repoussante, en multipliant les embûches rendant tout investissement financier et humain peu opportun ? Comment enrichir les Etats-Unis, le Royaume Uni et le Canada des talents de demain ?

De fait, dans Le Monde du 7 octobre, Laurent Wauquiez, dont ce n’est pourtant pas le domaine de compétence, a indiqué que des instructions d’assouplissement de la circulaire allaient être envoyées aux préfets, sans que le texte soit abrogé. L’incohérence est totale. Ce n’est pas en ralentissant que l’on évite le mur, c’est en changeant de direction. Il faut retirer cette circulaire et changer de logique à propos des étudiants étrangers, qu’il faut désormais considérer comme une ressource pour nos universités, ainsi que le font les Australiens, et une chance pour notre pays comme le font les Américains.

Par Juno Le 21/10/2011
0

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Mehdi Allal Thomas a étudié le droit et l'histoire à l'Université de Paris 1, Sciences Po Paris et la phase de préparation de l'ENA pour trois ans avec Lionel Stoleru au sein du Conseil économique de la Ville de Paris, et a travaillé comme directeur de la population dans la ville de Boulogne Billancourt, journaliste et nationales justice pour l'asile (CNDA), l'héritage avant de retourner à la ville de Paris, à partir de Mars 2010, comme un avocat dans le département de la culture et l'architecture. Parmi les nombreuses publications dans des revues et journaux écrit un livre sur l'action positive dans l'Union européenne en Décembre 2010 a été publié. Thomas mène le Mehdi Allal pôles anti-discrimination de la Fondation Terra Nova, avec Mayada Boulos (ancien directeur adjoint des Communications Haute Autorité) depuis Juin 2009. De la première Octobre 2011, Thomas Mehdi Allal comme consultant pour la diversité de l'Ecole Nationale d'Administration assigné.

Par Anonyme Le 21/10/2011
43

La politique d'immigration pour les étudiants dans les écoles et universités françaises pour essayer de gagner est affaibli, il est nécessaire de développer et d'élargir le changement de paradigme, du 31 mai 2011 et, en général la circulaire sera retirée et la procédure pour changer la situation s'est améliorée avec dignité et diplômés un temps décent devrait être transparente étudiants doit être souligné que l'investissement en France depuis plusieurs années l'étude de la vie et de notre implication dans le pays non pas seulement un point de vue économique, mais surtout lignée humaine et personnelle de trois années de compétence est un modèle revenir en arrière et vient entre le pays d'origine et la France peut être la meilleure réponse à la campagne, et a qualifié la France ne peut comme une forteresse assiégée à vivre les mettre dans un moment où notre pays a besoin d'un talent qui était d'une importance cruciale dans un monde de plus en plus concurrentiel est

Par Kamel Le 18/10/2011
10

Mehsi vient de signé une péttition pour la diversité! C'est son tru `a Mehdi la diversité. Je trouve sa trop frais! J'espère que pleins de monde vont la signée aussi la pétition pour que les candidats aux présidentiels s'engage contre les discrimination. Signez tous avec Rokhaya, Almamy, Enoch, Fayçal, Sihem, Mehdi et tout les autres!

http://www.respectmag.com/2011/10/18/signez-lappel-nous-ne-marcherons-pl...

Par Fabienne Le 17/10/2011
8

Bonjour, je ne comprends pas que le modérateur de Terra Nova laisse passer des propos aussi insidieusement antisémites que celui de BEN SOUDA. Ce sinistre personnage affirme que Sarkozy est juif, je cite

"juifs (Sarkozy en tête)"

Or Sarkozy a toujours affirmé être catholique. En France on est libre de choisir sa religion. Dire que Sarkozy est juif, c'est insinuer que, puisqu'il a des ancêtres juifs, il est forcément juif. C'est une conception absolument inacceptable, qui rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire, quand on fichait les juifs pour les déporter. J'espère que ce message innommable de BEN SOUDA va être censuré.

Par Cancan Le 15/10/2011
30

Bravo Sélim et Mehdi pour votre super article à Terra Nova !Tout ceux qui critique la discirmination positive ils devraient se rendre compte que c'est utile quand on voit comment vous avez réussi justement grace à la discrimination positive !Encore Bravo !

Par Samira Le 12/10/2011
39

Bonjour, je n'ai pas eu le temps de lire l'article qui est très long mais ça fait chaud au coeur de voir des jeunes maghrébins accéder à des postes aussi prestigieux que membres de Terra Nova. Rien que ça, ça mérite d'être salué. Samira

Par Valentn Le 11/10/2011
98

C'est vraiment génial que tnova.fr donne l'exemple de la promotion de la diversité en embauchant des gens comme Mehdi et Sélim. Dans d'autres articles il y a aussi les signatures de Marc-Cheb, Rokhaya, Louis-Georges, Ousmane, Rida etc. Ce n'est pas pour rien que Terra Nova est le premier think tank de France. Leur mise en avant des minorités visibles est sans équivalent.

Par BEN SOUDA Le 09/10/2011
-1

Chers amis,

permettez moi de m'imicser à votre débat en réagissant à certains propos qui me font bondir.

Dans descrimination (postive), il y a descrimination qui me dérange et qui est ni plus ni moins qu'une mascarade et une énorme abérration.

La descrimination positive motive la seule envie de faire du "racial washing", pour montrer à tous que l'on est différent en acceptant les différents..

La question est celle de savoir qu'est ce qu'être français en 2011?
La couleur? certainement pas, car la France est l'un des pays les plus métissé d'Europe
La religion? non plus, car boudhistes, catholiques, musulmans, juifs (Sarkozy en tête) et j'en passe coexistent dans un climat plus ou moins pacifique.

A mon sens, être français c'est adhérer aux valeurs republiacaines, valeurs sensés féderer et rassembler si l'on se fie à la devise Liberté, Egalité, Fraternité.

Pour revenir à l'excellentissime article que je salue rédigé par le trio Antoine Legouest, Mehdi Thomas Allal et Sélim Jeddi, si l'Egalité de la dite devise était respectée dans ce pays qui nous est si cher, ce débat n'aurait pas lieu.

La France dont le passé colonial n'est plus à présenter, doit aujourd'hui accepter et assumer les retombées de sa politique ancienne en faisant de sa population métissée, une seule population unie, en abrogeant la hierarchie des origines.

La circulaire du 31 Mai touche au premier plan l'étudiant marocain que je suis.

Cependant, je n'irai pas pleurer aux portes des préfectures de la république que l'on m'accepte de force. Après avoir réçu une formation universitaire française, j'estimais légitime remercier la France en lui apportant ma valeure ajoutée.

Ceci dit, l'ingratitude de certains politiciens me poussera à aller ailleurs, car après tout, rien ne se perd, tout se transforme..

A bonne entendeur, salut...

Par George Le 09/10/2011
117

Pour Mehdi Thomas Allal, c'est une formidable revanche sur la vie. Lui avait préparé le concours de l'ENA mais sans réussir, le voici finalement admis dans le Saint des Saints de l'élite française. Pas en tant qu'élève mais mieux, en tant que conseiller pour la diversité. Il faut dire que Mehdi est un spécialiste reconnu de ces questions de diversité. Il est d'ailleurs le Monsieur diversité de Terra Nova, fondation dont les efforts pour intégrer la diversité sont d'ailleurs exemplaires.

Par AstraDekta Le 08/10/2011
129

Mr Lebonneux,

Déjà ce n’est pas mademoiselle, c’est Monsieur. M’enfin…

Je comprends que vous partez d’un bon sentiment. Le problème c’est que votre raisonnement à 20 ans de retard, les articles dont vous faites référence sont la résultante d’une politique aux principes républicains périmés comme vous dites. Et je d’accord avec vos constations.

Mais, on ne résout pas les problèmes d’aujourd’hui avec ce qui aurai due être fait hier. L’origine ethnique n’est plus aujourd’hui un facteur du vivre ‘ensemble’, l’immigration maghrébine est à sa 4ieme génération, ce sont des Français comme vous et moi.

Il ne demande pas un traitement de faveur, ils demandent juste à être reconnu à leur juste valeur et être traité comme des français normaux, en toute égalité avec leur concitoyen. Ce qui n’était le cas à la lecture des premiers commentaires qui m’ont fait bondir. Êtes-vous solidaire des propos de Pascal ou Loic ?

Aussi, je n’ai jamais nié les discriminations ethniques, je dis juste que leur promotion doit être due à la reconnaissance de leur talent et non parce que l’on a voulu mettre en avant des prénoms ‘exotique’.

Je suis conscient que cela part d’une bonne intention de Terra Nova et je salue cette volonté de diversité mais que l’on ne me dise pas qu’ils sont là pour faire les ‘beurs de services’ et qu’ils sont là ‘ à la demande’ quand on besoin de mettre un peu de couleur. Et que l’on ne me dise pas qu’ils doivent être reconnaissants d’une situation qui se doit être normal.

Les Français d’origines maghrébines aujourd’hui sont de plus en plus acceptés et reconnu en tant que Français, alors ce n’est surtout pas le moment de leur rappeler leur origine bédouine dont ils n’ont plus rien à voir depuis très longtemps.

Amicalement,

AstraDekta

Par Lebonneux Le 08/10/2011
266

Mademoiselle AstraDekta,

Vos arguments sont typiques de ces gens qui, ne voulant pas voir l'origine ethnique au nom de principes républicains périmés, nient les discriminations contre les minorités visibles. C'est au contraire en rendant visibles l'origine ethnique des gens qu'on pourra lutter contre les discriminations.

Terra Nova ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Lisez tous leurs articles sur la diversité, vous verrez qu'ils sont de mon côté et pas du vôtre. Croyez-vous qu'ils auraient titre "il y a trop de Blancs à la FFF" sur l'une de leurs notes s'ils étaient d'accord avec vous ? Bien sûr que non.

L'origine ethnique est un élément de plus en plus important de notre vivre ensemble. Je regrette que vous ne l'ayez pas compris. Mais le camp progressiste, lui, a su sauter le pas et entamer une politique volontariste que je salue, ne vous en déplaise.

Par AstraDekta Le 08/10/2011
0

Mr Lebonneux,

Ne trouvez pas ironique de croire que l’on me fera démarrer ‘l’ascenseur social’ en disant ‘tiens et si je mettais deux ‘beurs’ en avant ?’ (‘pour faire beau de temps en temps’)

Croyez-vous vraiment que l’on fait fonctionner l’ascenseur social en prétendant uniquement que leur présence est due à leur origine et non à leur talent? C’est ce que vous prétendez et c’est contraire à la logique…

Selim et Mehdi sont deux jeunes Français talentueux, et vous, c’est avec leur prénom et leurs origines que vous rendez louable leur présence… C’est pathétique! C’est en faire des bêtes de cirque et ca semble être fait juste pour vous donner bonne conscience.

En plus, qu’est ce que la discrimination positive ?
Même sans Terra Nova, je ne suis pas inquiet pour la carrière de Selim et Mehdi .

Est-ce que la discrimination positive existe en France?
Oui au vue des mesures fiscal tel que les zones franches (zfu etc.) , mais que constatons-nous, les entreprises emploient pour des raisons de défiscalisation des jeunes de quartier pour des emplois sous qualifié, ouvrier etc… Certains sont bac+5 et travail à la chaine grâce à cette soit disant mesure de ‘discrimination positive par la localité’, sans avoir fait le calcul et le distinguo entre recrutement en tant que cadre ou ouvrier issue de cette localité ouvrant droit à une défiscalisation. Voilà comment on a encore tiré vers le bas une localité (pour ne pas dire un ghetto), pas de mixité sociale… Sans avoir parler d’ ‘origine’.

Il convient que changer les mentalités et ce n’est pas en disant, 'j’ai mit en avant Selim et Mehdi’ par générosité que l’on fera évoluer les mentalités et les pratiques.

AstraDekta

Par Lebonneux Le 08/10/2011
611

Faire redémarrer l'ascenseur social est une nécessité vitale dans notre société sclérosée, où toutes les positions dominantes sont prises d'assaut par le mâle blanc hétérosexuel qui ne laisse que de rares miettes aux autres catégories de la population. La situation la plus caricaturale est atteinte dans le sport, la majorité de nos champions étant de talenteux jeunes issus des cités mais les dirigeants étant quasiment tous blancs. Comme le remarque si justement Terra Nova dans un autre article : "il y a trop de Blancs à la FFF".

C'est pourquoi faire participer des jeunes comme Sélim et Mehdi constitue une initiative tout à fait louable, qu'il faut savoir apprécier à sa juste valeur. Bravo Sélim et Mehdi.

Par Anonyme Le 08/10/2011
-290

Ces jeunes dont vous parlez qui devraient selon vous être reconnaissants car on leur on a offert une opportunité de sortir de leur marasme ont sûrement un parcours académique bien plus prestigieux que le vôtre...Ce n'est pas parce qu'on s'appelle Mohamed, Mehdi ou Fatima qu'on vient nécessairement des cités...Allez visiter un peu les prestigieuses écoles de notre chère république (de Polytechnique à HEC en passant par Sciences Po...) et je peux vous garantir que vous en croiserez pas mal et je suis fière d'en faire partie!

Par AstraDekta Le 08/10/2011
0

C'est un excellent article, très riche et bien argumenté qui démontre la bêtise de cette circulaire.

Par contre, je ne comprends pas pourquoi Selim et Mehdi doivent être plus reconnaissants qu'un Benoit ou Stéphane, c'est normal ! (les commentaires de ce genre ne devraient même pas exister, d’ailleurs ils n’existent pas quand un « jean jaques » ou un « jules » rédige un article ). La parution en bonne page est due à la qualité de leur travail.

A en lire les commentaires, cela à l’air d’être quelque chose d’ « extraordinaire », limite théâtral, la présence de deux noms à consonance « exotique » à propos d’une circulaire qui traite justement des questions d’immigrations.

Les commentaires alliant jeunes de banlieue avec « prénom beur » est insoutenable ; à en croire les commentaires vous avez aucun mérite et on vous a sortie de la cité-favela alors que « vous portez encore la casquette à l’envers ». Quand va-t-on cessez avec ses préjugés « stéréotypé » ridicule ?

En rien, le CV de Mehdi ne laisse penser qu’il vient d’une cité pourtant… Diplômé de l’IEP , Ena et j’en passe…Tant qu’a Selim, il a en son actif Science Po, HEC paris, la Sorbonne… Ca ne fait pas trop, petits gars du peuple.

(Je rappel cela pour ceux qui ont cru que vous avez fait l’université de la grande borne 1 , l’école de commerce des Francs-Moisins ou alors prépa la courneuve)

Mes chers amis Selim et Mehdi continuer à faire des courbettes aux dirigeants de Terra nova, vue vos origines ; c’est ce que l’on attend de vous, car les commentaires ne traitent même pas de vos arguments mais juste de votre présence par votre signature.

Vraiment, il y a encore du boulot chez Terra Nova… Et en voir le nombre de « pouces » en accord avec les commentaires rend tout cela désolant.

Mais bon comme il y a besoin d’équilibré le tout, moi je dis bravo à Antoine pour ton prénom à consonance « Français de la France » et à ta signature sur cette article.

La discrimination positive doit servir à faire fonctionner l’ascenseur social et non pas juste mettre en avant ceux qui ont pu monter les marches d’établissements scolaires prestigieux.

J’espère qu’au fond de votre ghetto, mes mots feront échos… Afin aussi de trouver TOUS les mérites partout où ils se trouvent (université populaire, milieu professionnel, associatif …), peut importe l’ « origine », l’appartenance à la nation suffit.

AstraDekta

Par Loïc Le 07/10/2011
683

Il faut reconnaître que c'est une immense faveur que fait Terra Nova à ces deux jeunes en leur ouvrant le sérail du premier think tank de France. Mehdi et Sélim peuvent être reconnaissants envers leurs bienfaiteurs de les avoir extraits du marasme où ils risquaient de se retrouver, comme tant de talentueux jeunes de cités injustement discriminés par une société pleine de préjugés.

C'est contre une discrimination aussi mortifère que la discrimination positive prend tout son sens.

Par Pascal Le 07/10/2011
591

Que voilà une excellente idée ! Octroyer le droit à des jeunes issus de la diversité, comme Mehdi Thomas Allal et Sélim Jeddi, de participer à Terra Nova, et pousser la magnanimité jusquà les autoriser à cosigner des articles. C'est avec de la discrimination positive comme cela qu'on permettra aux jeunes des quartiers populaires de sortir de leur milieu d'origine ! Bravo Terra Nova !

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