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Dossier Terra Nova : Stratégie électorale
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Le 27/06/2011
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En France, comme partout en Europe et en Amérique du Nord, l'électorat de la gauche est en mutation. La coalition historique de la gauche centrée sur la classe ouvrière est en déclin. Une nouvelle coalition émerge : "la France de demain", plus jeune, plus diverse, plus féminisée. Un électorat progressiste sur le plan culturel. Une population d'outsiders sur le plan économique, variable d'ajustement face à la crise d'une société qui a décidé de sacrifier ses nouveaux entrants. Il constitue le nouvel électorat "naturel" de la gauche mais il n'est pas majoritaire. Dans ces conditions, quelle stratégie électorale la gauche doit-elle retenir pour 2012 ?

Retrouvez l'ensemble des publications de Terra Nova :

 

 

 

 

Rapport de Bruno Jeanbart, Olivier Ferrand, Romain Prudent. Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?

Publié le 10 juin 2011

Partout en Europe, la social-démocratie est en crise. Elle ne gouverne plus que dans 6 pays sur 27. Elle n’a pas pu capitaliser politiquement sur la Grande Crise de 2008. Comment expliquer cette désaffection politique ? Il y a, bien sûr, la crise idéologique. Le modèle de société porté par la social-démocratie – l’économie sociale de marché, autour de la construction de l’Etat-providence – n’est plus compatible en l’état avec le nouveau monde globalisé. Il doit être refondé. Mais il y a une autre raison à la crise de la social-démocratie. Elle a trait à la sociologie électorale : la coalition historique qui a porté la gauche depuis près d’un siècle, fondée sur la classe ouvrière, est en déclin. C’est vrai en France, comme dans le reste de l’Europe et aux Etats-Unis.
 

Note d'Etienne Schweisguth et Olivier Ferrand. Les nouvelles classes populaires

Publiée le 10 juin 2011

Dans deux tribunes parues aujourd'hui dans Libération, Olivier Ferrand et Étienne Schweisguth répondent aux réactions suscitées par le rapport de Terra Nova "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?". Pour Olivier Ferrand, il n'a jamais été question de "dire adieu" aux classes populaires, mais de reconnaître en leur sein le clivage opposant les classes populaires intégrées, travaillées par la peur du déclassement, et celles subissant le précariat, le chômage ou l'exclusion : Français des quartiers populaires, minorités, jeunes peu qualifiés, femmes en situation précaire. C'est à la gauche de défendre ces nouvelles classes populaires. Selon Étienne Schweisguth, qui rappelle la nature culturelle, et non pas seulement économique, du clivage droite-gauche, c'est également à la gauche d'être suffisamment attractive pour répondre aux attentes économiques et sociales des classes populaires, et les détourner de la voie du repli national.

 

Note de Bruno Jeanbart, Olivier Ferrand. Gauche, pour une stratégie de valeurs

Publiée le 13 juin 2011

Le débat sur le rapport de Terra Nova "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?" se poursuit : dans une tribune publiée le 9 juin sur LeMonde.fr, Olivier Ferrand conteste la stratégie visant pour la gauche à "droitiser" son discours pour récupérer le vote des classes populaires tentées par le repli identitaire. Au  nom de l'éthique et de l'analyse électorale, la gauche doit défendres ses valeurs, socioéconomiques et culturelles. Bruno Jeanbart rappelle quant à lui que le rapport de Terra Nova n'a jamais préconisé d'abandonner les classes populaires, mais de bâtir une coalition fondée sur les nouvelles classes populaires : employées des services abonnées au temps partiel et à la précarité, jeunes Français issus des ZUS... et également ouvriers, qui ne sont plus le maillon central de cette nouvelle coalition.


Note d'Olivier Ferrand. Qui défend les classes populaires ?

Publiée le 13 juin 2011

Le dernier rapport de Terra Nova, « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? » , analyse les mutations du paysage électoral depuis trente ans et s’interroge sur les stratégies à mener dans la perspective de 2012. En écho à un autre exercice de sociologie électorale, mené par Laurent Baumel et François Kalfon dans leur livre L’équation gagnante, il fait l’objet d’un débat politique bien légitime. Il a en revanche été violemment instrumentalisé à des fins politiciennes par le secrétaire général de l’UMP : Terra Nova proposerait rien moins que d’abandonner les classes populaires. Dans cette tribune publiée sur le site internet du Nouvel Observateur, Olivier Ferrand revient sur la polémique : qui défend vraiment les classes populaires ?

 

Note d'Olivier Ferrand. Comment reconquérir les classes populaires ?

Publiée le 27 juin 2011

Dans une tribune publiée le 25 juin dans Marianne, Olivier Ferrand revient sur la polémique suscitée par le rapport de Terra Nova "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?". Loin de proposer que la gauche abandonne les classes populaires, comme il le lui a été reproché, ce rapport donne les clés pour les reconquérir. Cette stratégie de reconquête passe par l'analyse de la fragmentation des classes populaires d'aujourd'hui : ouvriers, bien sûr, mais aussi outsiders subissant le précariat, le chômage, l'exclusion, femmes aux conditions de travail dégradées... La gauche doit s'adresser à ces populations, et leur donner des perspectives. Pour regagner le vote ouvrier, elle doit veiller à ne pas renier ses valeurs et à convaincre sur le terrain économique.

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