NOTE
Elections législatives : il est urgent d'introduire une dose de proportionnelle
Note Par Olivier Ferrand.
Le 24/05/2011
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Les deux grands partis de gouvernement que sont l'UMP et le PS ne dominent plus à eux seuls la scène politique française : l'ascension des écologistes à gauche, à droite celle du Front national, réactivent le débat sur le mode de scrutin aux élections législatives. De fait, le scrutin majoritaire pose de sérieux problèmes de légitimité démocratique. Dans le cadre du débat ouvert par LeMonde.fr "Faut-il passer au scrutin proportionnel aux législatives ?", Olivier Ferrand détaille les limites du scrutin majoritaire, qui pourraient être dépassées par un panachage entre scrutin majoritaire et scrutin proportionnel.
 

La France de la Ve République est marquée par le sceau électoral du scrutin majoritaire. C’est le cas, bien sûr, pour les élections législatives (scrutin uninominal), mais aussi pour les élections cantonales (scrutin uninominal également) et municipales (liste).  Les élections sénatoriales sont mixtes (scrutin proportionnel pour les « grands » départements fournissant au moins quatre sénateurs ; majoritaire pour les autres). Les élections régionales sont proportionnelles avec prime majoritaire. Seules les élections européennes sont purement proportionnelles, mais le mode de scrutin a été décidé au niveau européen.

Le scrutin majoritaire a prouvé son efficacité. Il permet de dégager une majorité pour gouverner. Il évite la paralysie des parlements fragmentés, comme c’est le cas en Belgique ou en Israël. La France a bien connu cela sous la IVe République. Il immunise aussi contre les « combinaisons » politiciennes, où les coalitions et les programmes de gouvernement sont négociés par les appareils, dévoyant sur tapis vert le sens même du vote des citoyens.

Le scrutin majoritaire pose à l’inverse de sérieux problèmes de légitimité. Il écrase la représentation politique. Les principaux partis sont sur-représentés. En 2007, la majorité présidentielle, autour de l’UMP, obtient 60 % des sièges alors qu’elle ne pèse que 45 % de l’électorat. Même chose pour le PS : 42 % des sièges pour 24 % des voix. Rares sont les « petits » partis qui peuvent être représentés à l’Assemblée nationale, et encore ont-ils besoin d’accords électoraux (circonscriptions réservées ou désistement de second tour) pour exister. Les communistes sauvent 15 députés sur 577, soit 2.6 % des sièges, alors que leur score électoral est de 4.3 %. Pire pour les écologistes : ils n’obtiennent que quatre députés, soit 0.7 % des sièges, pour 3.25 % des voix. Pour les autres, les « petits » partis indépendants, ils sont étrillés : zéro siège pour l’extrême gauche (3.4 % des voix), le Front national (4.3 %) et à peine trois sièges (0.5 %) pour le Modem, soit quinze fois moins que son poids électoral (7.6 %).

Cet écrasement politique posait un problème relatif tant que la scène politique française était trustée par les deux grands partis de gouvernement, l’UMP et le PS. Ce n’est plus le cas. A gauche, les écologistes font désormais des scores à deux chiffres : 16 % aux élections européennes de 2009, 12 % aux régionales de 2010, 8 % aux cantonales de 2011 (en ne présentant pas des candidats sur tous les cantons). A droite, le Front national est en pleine ascension : 11 % aux régionales, 15 % aux cantonales, et Marine Le Pen est annoncée autour de 20 % à la présidentielle. Avec de tels scores, il est difficilement concevable, en termes de légitimité démocratique, que ces partis ne soient pas représentés, ou massivement sous-représentés, à l’Assemblée.

Le scrutin majoritaire uninominal pose aussi un problème d’écrasement sociologique. Parce qu’il est fondé sur la circonscription territoriale, il sélectionne les notabilités locales : toute logique de gestion des ressources humaines au sein d’un parti est combattue au nom de la lutte contre le « parachutage ». Parce que le mode de légitimité dans les sections locales des partis s’acquiert à l’ancienneté, il fait la part belle aux professionnels de la politique : après dix ans de militantisme, on devient élu municipal, puis maire, conseiller général et régional, et enfin député, récompense ultime d’une carrière politique locale réussie. Conséquence : le député-type aujourd’hui est un homme, blanc, de plus de 55 ans, cumulard, et qui a fait de la politique toute sa vie.

L’homogénéité élective est extrême. C’est vrai pour le genre : l’Assemblée nationale ne compte que 18 % de femmes, ce qui place la France au 58ème rang mondial, très loin derrière la Suède (47 %) ou la Finlande (38 %). L’origine sociale : 6 % des députés sont issus des classes populaires, alors qu’elles représentent 53 % de la population française (employés et ouvriers). L’âge : 52 % des Français ont moins de quarante ans, seulement 2 % des députés. Quant à la diversité, l’absence de représentation est quasi-totale : l’Assemblée ne compte qu’une seule députée noire métropolitaine (George-Pau Langevin), et aucun député beur.

Dernière limite du scrutin majoritaire uninominal : son assise territoriale, la circonscription. Il permet certes au député d’avoir un ancrage local. Au passage, cela discrédite l’argument souvent invoqué pour justifier le cumul des mandats : les députés n’ont pas besoin d’un mandat local pour rester au contact des citoyens, ils le sont déjà via la circonscription, qui les oblige à rendre des comptes localement. Mais cet ancrage local les contraint à partager leur temps entre la circonscription et l’Assemblée, et le plus souvent à privilégier la présence sur le terrain, où se joue la réélection, au détriment du travail parlementaire. Il les amène également à se comporter en porte-parole des dossiers de la circonscription à Paris, souvent plus d’ailleurs dans les ministères qu’à l’Assemblée, au détriment du travail législatif. Le député est ainsi amené à se transformer en « super-conseiller général », défenseur des intérêts locaux, s’éloignant de son rôle de législateur au service de l’intérêt national.

Les faiblesses du scrutin majoritaire apparaissent particulièrement critiques. Pour concilier efficacité du scrutin majoritaire et légitimité du scrutin proportionnel, la solution est connue : un panachage entre les deux modes de scrutin.

L’introduction d’une dose de proportionnelle au sein du scrutin majoritaire est souvent évoquée. Elle est tout à fait possible, par adjonction d’un nombre de députés élus sur une liste à la proportionnelle en plus des 577 députés territoriaux. Une telle augmentation du nombre de députés est légitime : leur nombre n’a pas bougé depuis le redécoupage électoral de 1986 alors que la population française a augmenté de 8 millions. L’Assemblée nationale française n’est au demeurant pas la chambre la plus importante au sein de l’Union européenne : en Allemagne, 614 membres du Bundestag ; en Italie, 630 députés à la Camera dei deputati ; en Grande-Bretagne, 646 membres à la Chambre des Communes. L’adjonction de quelques dizaines de députés ne ferait que nous placer au niveau moyen des grands pays européens en assurant une meilleure représentation des populations.

La « dose » de proportionnelle serait malgré tout limitée, sauf à générer une Assemblée pléthorique. Rien n’empêche toutefois de procéder en parallèle à un redécoupage pour réduire le nombre de circonscriptions territoriales et augmenter la part des députés élus sur une liste proportionnelle. Une solution plus radicale consisterait à copier le mode de scrutin régional : un scrutin proportionnel avec une prime majoritaire de 25 % pour la liste arrivée en tête. Un tel système aboutirait toutefois à renoncer au scrutin uninominal au profit du seul scrutin de liste. En outre, il s’agit d’un scrutin à un tour, qui ne repose pas sur le fait majoritaire : un parti minoritaire – le FN pour ne pas le nommer - pourrait être amené à gouverner à la faveur de la fragmentation politique des autres camps.

Quelles qu’en soient les modalités, le principe du panachage entre scrutin majoritaire et scrutin proportionnel s’impose pour l’avenir.
 

Commentaires
Par Kazame Le 07/07/2011
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Vous commettez une erreur au sujet du mode de scrutin des élections régionales : il est à deux tours et non pas un.

Par Dirk van de Graaf Le 14/06/2011
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Introduction

1
Démocratie, le mot est d’origine grecque

Du grec dèmokratia, « gouvernement du peuple » (de dèmos, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté »).

Ce qui implique que le peuple fait la loi, au sens propre et au sens figuré.

D’ou le terme « pouvoir législatif » tel que développé par Montesquieu dans le livre « l’Eprit des lois »

Le pouvoir législatif est confié au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) qui sont de ce fait l’unique représentant direct du peuple.

Le fait que le Président de la République est élu au suffrage universel, n’est pas du tout une légitimation démocratique : ce n’est que l’élection du pouvoir exécutif et n’enlève en rien l’autorité du Parlement (le pouvoir législatif)

Le Président de la République ne peut qu’exercer le pouvoir exécutif dans le cadre des lois votées part le Parlement. Une preuve supplémentaire est le fait que la Constitution ne peut qu’être modifiée par le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat)

Ce point de vue est inspiré par le livre «L’Esprit des Lois » de Montesquieu.

2
Le mot clé pour l’élection présidentielle de 2012 et pour les années à venir est CREDIBILTE.

Donc une Assemblée Nationale est crédible comme représentation démocratique du peuple quand tous les courants substantiels de la vie politique sont représentés.

Quand M. Bayrou obtient 20 % des voix lors de l’élection présidentielle de 2007 et il a eu 4 députés à l’Assemblée Nationale il y a clairement une disfonctionnement du point de vue démocratique.
De même pour la représentation des femmes dans l’Assemblée Nationale car avec plus de 50 % des votants les femmes sont largement sous-représentées : 107 sur 577, c’est moins de 20 %.
De même pour la représentation des Français dont les parents ou grands parents sont issus de l’immigration. Il n’y a qu’une représentante à l’Assemblée Nationale.

Précision : Eux sont bien Français, car ils sont nés en France.

Cette entité n’a qu’une seule représentante à l’Assemblée Nationale.

3
Les élections régionales et municipales sont des élections par liste en 2 tours :

La représentation des femmes dans les Conseils Régionaux et Conseils Municipaux : entre 33 et 50 % des ELUS, est le double voir le triple par rapport à l’Assemblée Nationale.

4
Les Français souhaitent fortement une relation de proximité avec les Députés.
Avec les moyens de communication modernes (internet, déplacements par autoroute ou vie rapide) il est possible d’assurer une relation de proximité au niveau du département.

Cette relation de proximité est d’autant plus facile à réaliser quand il y a plusieurs députés du même bord politique dans le département.
5
En 1958, et François Mitterrand et Pierre Mendes France ont fait campagne contre le pouvoir étendu du Président de la République accordé par la Constitution du Ve République et pendant 23 ans (jusqu’en 1981) François Mitterrand s’est opposé au pouvoir étendu du Président de la République.

6

Tous les candidats socialistes qui ont brigués le mandat de Président de la République depuis 1995, sans critiquer le pouvoir étendu du Président de la République, ont été battus.

7

Dans un pays, comme la France, où il y a 70.000 cadres supérieurs et 7.000.000 cadres et assimilés prétendre qu’une seule personne va sauver la situation est ridicule et une véritable anachronisme.

PROPOSITION 1

Organiser des élections législatives par Département et par liste sur 2 tours en changeant les lois électoraux et, si nécessaire, la Constitution au début de la quatorzième législature (2012/2017)

Nombre des personnes présentes sur les listes égal au nombre de circonscriptions du département.

Première élection législative dans cette forme dès 2013.

Crédibilité : une Assemblée Nationale est crédible démocratiquement quand elle représente les courants substantiels de la vie politique et quand elle reflète de la composition de la Nation Française (femmes et Français dont les parents ou grands parents sont issus de l’immigration)

La majorité à l’Assemblée Nationale est assuré par le fait qu’il y a en France des dizaines de départements avec 3 ou même moins de députés, donc des listes de 3 ou même moins de personnes, ce qui favorise les courants majeurs de la vie politique en France.

PROPOSITION 2
Une Assemblée Nationale crédibilisée démocratiquement aura à juste titre, des exigences de contrôle permanent sur le pouvoir exécutif.

Il y a deux solutions :
1
Le transfert de l’ensemble des compétences et prérogatives du President de la République (y compris les nominations) vers le Premier Ministre qui rend compte au Parlement.

Le rôle du Président de la République ressemble dans ce cas au rôle de la Reine Béatrix des Pays-Bas : la nomination d’un formateur ou d’une formatrice après les élections législatives à fin de former un gouvernement. Et joue un rôle indirect dans la vie politique.
2
Le Président de la République rend compte directement à l’Assemblée Nationale, le poste de Premier Ministre est supprimé.
Le rôle du President de la République ressemble à celui de Barak Obama aux Etats Unis.

Ces propositions sont immédiatement applicables dans la nouvelle législature de 2012-2017, en changeant les lois électoraux et la Constitution dès le début du mandat et d’organiser en mars/avril/mai 2013 des nouvelles élections législatives qui augure également le changement de statut du Président de la République.
Réflexion à tout fin utile.

Par Dirk van de Graaf Le 13/06/2011
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Démocratie et pouvoir présidentiel, M. Sarkozy : fin de règne ou fin de système.

Introduction

1 Démocratie, le mot est d’origine grecque

Du grec dèmokratia, « gouvernement du peuple » (de dèmos, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté »).

Ce qui implique que le peuple fait la loi, au sens propre et au sens figuré.

D’ou le terme « pouvoir législatif » tel que développé par Montesquieu dans le livre « l’Eprit des lois »

Le pouvoir législatif est confié au Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) qui sont de ce fait l’unique représentant direct du peuple.

Le fait que le Président de la République est élu au suffrage universel, n’est pas du tout une légitimation démocratique : ce n’est que l’élection du pouvoir exécutif et n’enlève en rien l’autorité du Parlement (le pouvoir législatif)

Le Président de la République ne peut qu’exercer le pouvoir exécutif dans le cadre des lois votées part le Parlement. Une preuve supplémentaire est le fait que la Constitution ne peut qu’être modifiée par le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat)

Ce point de vue est inspiré par le livre «L’Esprit des Lois » de Montesquieu.

2

Le mot clé pour l’élection présidentielle de 2012 et pour les années à venir est CREDIBILTE.

Donc une Assemblée Nationale est crédible comme représentation démocratique du peuple quand tous les courants substantiels de la vie politique sont représentés.

Quand M. Bayrou obtient 20 % des voix lors de l’élection présidentielle de 2007 et il a eu 4 députés à l’Assemblée Nationale il y a clairement une disfonctionnement du point de vue démocratique.

De même pour la représentation des femmes dans l’Assemblée Nationale car avec plus de 50 % des votants les femmes sont largement sou représentées : 107 sur 577 est moins de 20 %.

De même pour la représentation des Français dont les parents ou grands parents sont issus de l’immigration. Il n’y a qu’une représentante à l’Assemblée Nationale.

Précision : Eux sont bien Français, car ils sont nés en France.

Cette entité n’a qu’une seule représentante à l’Assemblée Nationale.

3

Les élections régionales et municipales sont des élections par liste en 2 tours :

La représentation des femmes dans les Conseils Régionaux et Conseils Municipaux) entre 33 et 50 % des ELUS, est le double voir le triple par rapport.

4

Les Français souhaitent fortement une relation de proximité les Députés.
Avec les moyens de communication modernes (internet, déplacements par autoroute ou vie rapide) il est possible d’assurer une relation de proximité au niveau du département.

Cette relation de proximité est d’autant plus facile à réaliser quand il ya plusieurs députés du même bord politique dans le département.

PROPOSITION 1

Organiser des élections législatives par Département et par liste sur 2 tours en changeant les lois électoraux et, si nécessaire, l Constitution au début de la Quatorzième législature (2012/2017)

Nombre des personnes présentes sur les listes égal au nombre circonscription du département.

Première élection législative dans cette forme dès 2013.

Crédibilité : une Assemblée Nationale est crédible démocratiquement quand elle représente les courants substantiels de la vie politique et quand elle reflète de la composition de la Nation Française (femmes et Français dont les parents ou grands parents sont issus de l’immigration)

La majorité à l’Assemblée Nationale est assuré par le fait qu’il y a en France des dizaines de départements avec 3 ou même moins de députés, donc des listes de 3 au même moins de personnes, ce qui favorise les courants majeurs de la vie politique en France.

PROPOSITION 2

Une Assemblée Nationale crédibilisée démocratiquement aura à juste titre, des exiges de contrôle permanent sur le pouvoir exécutif.

Il y a deux solutions :

1

Le transfert de l’ensemble des compétences et prérogatives du President de la République (y compris les nominations) vers le Premier Ministre qui rend compte au Parlement.

Le rôle du Président de la République ressemble dans ce cas au rôle de la Reine Béatrix des Pays-Bas : la nomination d’un formateur ou d’une formatrice après les élections législatives à fin de former un gouvernement. Et joue un rôle indirect dans la vie politique.

2

Le Président de la République rend compte directement à l’Assemblée Nationale, le poste de Premier Ministre est supprimé.

Le rôle du President de la République ressemble à celui de Barak Obama aux Etats Unis.

Ces propositions sont immédiatement applicables dans le nouvelle législature de 2012-2017, en changeant les lois électoraux et la Constitution dès le début du mandat et d’organiser en mars/avril/mai 2013 des nouvelles élections législatives qui augure également le changement de statut du Président de la République.

Réflexion à tout fin utile.

Par HR Le 26/05/2011
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@ Emmanuel saint-Bonnet

La démocratie, entres autres nombreuses règles de cette théorie pragmatique de l'exercice du pouvoir et de la souveraineté, c'est élire un ou des représentants aux pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires, au nom d'un autre principe de la démocratie: le séparation des pouvoirs.

D'où vient cette idée que la démocratie, c'est voter pour un "parti"? Qu'en démocratie, ce n'est pas tant l'individu, le citoyen qui représente, mais le parti?

"Avez-vous renversé le parti huguenot, que j'avais affaibli ?" [Fénelon, Dialogues des morts]

Cette idée que ce n'est pas tant l'individu qui compte que l'ordre, la caste, la corporation, "le parti", est un héritage de l'Ancien Régime.

C'est la préservation de ce qui peut encore être sauvé de cet héritage qui explique que la démocratie a toujours été vaincue, en France et en Europe.

Comme tout le monde, c'est avec une certaine firté qu'on connaît, plus ou moins, les premiers mots du préambule de la Constitution Américaine. We, etc.

Connaissez-vous les premiers mots du préambule de la "Constitution Européenne?

Si oui, sinon, savez vous, savons nous pourquoi?

Par Emmanuel saint-Bonnet Le 26/05/2011
0

pas tout à fait, HR. Le suffrage uninominal, lorsqu'il s'exprime dans une circonscription, a tendance à favoriser le parti qui obtient le plus de voix au niveau national, quelquefois le deuxième et plus rarement le troisième. Le meilleur exemple est le Royaume Uni: élection uninominale à un tour, Tories et Labour remportent la mise alternativement, les Whigs percent, ils peuvent s'imposer comme partenaires incontournables comme on l'a vu lors des dernières élections (et c'est en train de leur coûter très cher), et les autres partis n'ont que des miettes, alors qu'ils peuvent représenter jusqu'à 15 % des exprimés. La proposition que j'émets permettrait, dans le cadre d'une circonscription régionale, à l'électeur de panacher à la fois vote pour des personnalités et vote pour un parti.

Par HR Le 26/05/2011
0

@ Emmanuel saint-Bonnet"

Vous écrivez pour défendre votre proposition d'élection dans une circonscription législative: "Serait ainsi élu celui ou celle qui aurait obtenu le plus grand nombre de voix sur son nom".

Il n'y a qu'un seul moyen démocratique pour y parvenir: le suffrage universel uninominal direct.

Par Emmanuel saint-Bonnet Le 26/05/2011
0

L'adjonction de députés élus séparément sur une liste nationale aux 577 "territoriaux" ne m'a jamais vraiment plu. Je persiste à penser que nous aurions ainsi une assemblée à deux vitesses, et que cela poserait des problèmes de légitimité. Je suis pour un système complexe mais à mon avis plus juste. Il faut élire les députés par région, sur une base d'un par tranche de 100 000 habitants. Ils seraient élus par liste, à un tour, mais il y aurait la possibilité de barrer des noms, et de panacher deux ou plusieurs listes (dans la limite des sièges mis en jeu). Serait ainsi élu celui ou celle qui aurait obtenu le plus grand nombre de voix sur son nom, suivi de celui ou celle qui arriverait derrière, jusqu'à ce que tous les sièges soient pourvus. Ce mode de scrutin permettrait ainsi aux électeurs de choisir à la fois des personnalités et des partis. Pour compléter cette "réforme", le Sénat serait désigné au scrutin uninominal à deux tours, toujours par région découpées en circonscriptions.

Par HR Le 25/05/2011
0

La France, l'Europe, n'ont jamais connu la démocratie. L'histoire de la démocratie, en Europe, c'est l'histoire de la défaite de la démocratie.

Il suffit de voir "la Constitution Européenne", document qui atteste de la dernière défaite en date de la démocratie en Europe.

Cet article y participe.

Ce n'est pas le lieu ici de débattre du pourquoi et comment la démocratie a toujours été vaincue. Mais on peut signaler l'élection à la proportionnelle comme une des armes principales de lutte contre la démocratie, en interdisant à un individu de se présenter individuellement à un siège électif. On pourrait citer également cette idée que "la démocratie", ne consiste pas à voter pour un représentant mais pour un parti.

On peut relever ici le 5ème paragraphe qui évite soigneusement de dire pourquoi l'élection législative en France, malgré son caractère démocratique, est aussi mal représentative. Le paragraphe occulte sciemment que le problème vient en réalité de deux faits. Les élections non démocratiques que sont les élections municipales et régionales, et surtout, le cumul des mandats qui permet de limiter la concurrence pour l'exercice de la représentation au sein d'une circonscription.

Enfin, on pourra noter au passage la chance pour la gauche, surtout en ces circonstances, que pouvait constituer la question des primaires pour l'échéance de 2012, et dont cet article ne parle évidemment pas.

En effet, le débat, surtout ici avec Terra Nova, a consisté à faire soigneusement attention d'avancer comme s'il n'y a qu'une seule élection en 2012, l'élection présidentielle.

Alors que 2012 était l'occasion d'organiser une primaire à gauche, ouverte à tous les gens de gauche, pour présenter un candidat unique de la gauche au premier tour de la présidentielle.

Mais en en organisant dans chaque circonscription législative un deuxième vote en même temps pour désigner le candidat unique de la gauche de cette circonscription au premier tour de la législative qui va immédiatement suivre la présidentielle.

Un système qui aurait permis d'élargir la représentation de la gauche en minimisant les logiques d'appareils et de bureaucratie partitocratique pour l'ouvrir à la réalité sociologique des sympathisants et électeurs de la gauche française de gouvernement.

Ca n'aura pas lieu, et on cherche par d'autres moyens ici à renforcer la stricte logique particocratique propre aux élections à la proportionnelle, typique des élections municipales, régionales et européennes.

Depuis la fin du Socialisme, en Europe et dans le monde, à la fin des années 1980, avec la chute du mur de Berlin, la gauche de gouvernement, en particulier le Parti Socialiste, avance d'occasions ratées en occasions ratées.

Par pyror Le 25/05/2011
18

Apparemment Ferrand a failli être élu député, sauf qu'il n'a pas réussi à passer le 1er tour. Mais ce n'est pas grave qu'il n'ait pas été élu car il a été déclaré inéligible pour un an par le Conseil Constitutionnel, suite à des irrégularités sur ses comptes de campagne.

Vais-je me faire censurer ?

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/l...

Par Le 25/05/2011
0

C"est peut-être urgent mais ça ne se pourra pas se faire avant 2017, dans 6 ans.

Par kirila Le 25/05/2011
1

Faut-il élire les députés au "jugement majoritaire" ?

Par natse Le 24/05/2011
3

Cela permettrait peut-être à Olivier ferrand d'être élu député.

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