NOTE
Face à la crise financière, un nouveau mandat pour la BCE : la stabilité des prix d'actifs
Note Par Philippe Sabuco.
Le 04/11/2011
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Concentrées sur leur objectif de maintien de la stabilité des prix à la consommation, les banques centrales n'ont pas pris en compte l'évolution des prix d'actifs (immobilier, actions, matières premières...), dont la hausse a été alimentée par le développement du crédit suite aux politiques monétaires menées ces dernières années. Dans cette note, Philippe Sabuco propose de relancer la réflexion sur les missions et mandats de la Banque centrale européenne, à l'heure où Mario Draghi prend ses fonctions de Président : il propose une évolution du rôle de la BCE vers une double surveillance des prix à la consommation et des prix d'actifs. La BCE pourrait ainsi jouer un rôle central dans la prévention des bulles sur les prix d'actifs, à l'origine des crises bancaires systémiques.

Synthèse

 
Les politiques monétaires menées au cours de la dernière décennie n’ont pas permis d’éviter la crise financière actuelle. Pour certains observateurs, au contraire, ces politiques – jugées accommodantes – seraient à l’origine de la crise. Redoutant le risque déflationniste suite à l’éclatement de la bulle Internet au début des années 2000, les banques centrales – particulièrement la FED – ont laissé leurs taux directeurs à des niveaux historiquement bas, alimentant ainsi une dynamique du crédit exceptionnellement soutenue. L’expansion du crédit s’est traduite par une hausse spectaculaire du prix des actifs, notamment immobiliers. A titre d’illustration, l’augmentation cumulée des prix réels des logements américains a dépassé 90 % entre 1996 et 2006 (année du pic des prix des logements).
 
Concentrées sur leur objectif explicite de maintien de la stabilité des prix – telle que mesurée par l’indice des prix à la consommation –, les banques centrales n’ont pas pris en compte l’évolution des prix d’actifs (actions, obligations, immobilier, matières premières…). Or, l’observation de séries temporelles sur les prix à la consommation et les prix d’actifs indique que leurs évolutions sont le plus souvent décorrélées. Ce constat milite donc en faveur d’une double surveillance : les prix à la consommation d’un côté, et les prix d’actifs de l’autre. D’une certaine manière, la politique monétaire – dans sa conception actuelle – est hémiplégique car seulement focalisée sur l’évolution des prix de certains biens et services.
 
Il est donc urgent que la politique monétaire marche enfin sur ces deux jambes. Dans cette note, nous proposons que la banque centrale intervienne afin d’éviter la formation de bulles sur les prix d’actifs alimentées par le crédit, bulles à l’origine des crises bancaires systémiques. Cette considération nous conduit à proposer ici un nouveau mandat explicite pour la BCE : la stabilité des prix d’actifs. La BCE devra veiller tout particulièrement à la stabilité des prix immobiliers, constante historique des crises bancaires systémiques. Enfin, il conviendra de privilégier l’adoption par la BCE d’un instrument de régulation unique pour atteindre cet objectif : les réserves obligatoires et progressives sur les crédits.
 
La dernière crise bancaire systémique – dont les conséquences économiques et sociales se font encore durement ressentir – a démontré que ces pistes de réflexion méritaient d’être étudiées avec la plus grande attention. L’application des mesures présentées ici constituerait une avancée majeure dans la prévention des crises bancaires de nature systémique et le maintien de la stabilité financière. A l’heure où Jean-Claude Trichet vient de quitter ses fonctions de Président de la BCE – après huit années passées à la tête de l’institution – au profit de Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale italienne, il semble particulièrement opportun de relancer dès à présent le débat sur les objectifs et les mandats de la BCE. Cette réforme importante pourrait figurer à l’agenda politique européen du futur président de la République.
 

Note intégrale

 
L’histoire économique est jalonnée de crises financières liées à la formation de bulles sur les prix d’actifs – situations dans lesquelles le prix d’un actif s’écarte très fortement et/ou durablement de sa valeur fondamentale. La libéralisation financière a amplifié ce phénomène comme en témoigne la recrudescence des crises financières depuis le début des années 1980. Cette augmentation du nombre de crises a non seulement touché les pays développés – crise des Savings & Loans aux Etats-Unis vers la fin des années 1980, crise boursière en 1987, crise immobilière au début des années 1990, crise obligataire en 1994, éclatement de la bulle Internet en 2000, crise des subprimes en 2008, crise de la dette souveraine dans les pays d’Europe du Sud depuis 2010 – mais également les pays émergents – crise mexicaine en 1995, crise russe en 1998, crises brésiliennes en 1998 et 2002, crise argentine en 2001[1]… Or, l’éclatement d’une bulle sur les prix d’actifs peut avoir des conséquences désastreuses sur le système financier et l’économie réelle. La chute brutale des prix d’actifs engendre des coûts économiques et sociaux considérables : recul de l’activité, chômage, détérioration des finances publiques...
 
La crise des subprimes en est une parfaite illustration. Celle-ci est d’abord une bulle sur les prix des actifs immobiliers américains, alimentée par une dynamique du crédit particulièrement exceptionnelle. Au cours des années 2000, le rythme d’expansion du crédit a été beaucoup plus rapide que celui de la production (augmentation du ratio crédit/PIB), ce qui a conduit à un accroissement sans précédent de la masse monétaire. Cette dynamique a été rendue possible par l’abondance de liquidités au niveau mondial – excès d’épargne dans certaines économies émergentes (Chine et pays pétroliers notamment) – et l’assouplissement des conditions d’octroi de crédit, favorisé par la faiblesse des taux d’intérêts[2]. L’expansion du crédit s’est traduite par une hausse du prix des actifs, notamment immobiliers. Selon l’indice Case-Shiller, l’augmentation cumulée des prix réels des logements américains a dépassé 90 % entre 1996 et 2006 (année du pic des prix des logements). En 2005, les prix réels des logements ont progressé de plus de 12 %, soit environ six fois le taux de croissance du PIB réel par tête. La hausse des taux d’intérêt a mis fin à cette dynamique en renchérissant le coût du crédit (baisse de la demande de logements) et en alourdissant la charge de la dette pour les ménages endettés à taux variables (augmentation des créances douteuses). La baisse des volumes de crédit et les pertes enregistrées sur les prêts subprimes – et d’autres compartiments de marché[3] – ont entraîné une crise bancaire systémique, qui a plongé l’économie dans une profonde récession et engendré des coûts sociaux considérables (externalités négatives).
 
La crise des subprimes a naturellement conduit les économistes à s’interroger sur ses causes véritables et sur les instruments de politique monétaire visant à lutter contre les bulles sur les prix d’actifs et l’emballement du crédit. A la première question, les économistes ont répondu dans leur grande majorité – à quelques nuances près – qu’il existait des causes microéconomiques (exigence de rentabilité, assouplissement des conditions d’octroi de crédit, pratiques financières à haut risque) et des causes macroéconomiques (déséquilibres financiers internationaux)[4]. Ainsi, la crise des subprimes a consacré l’inefficacité de la régulation microprudentielle – qui laisse une grande place à l’autorégulation – et l’insuffisance de régulation macroprudentielle. La deuxième question a logiquement conduit les économistes à s’interroger sur le rôle des banques centrales face à la formation de bulles. Que doivent-elles faire devant de telles situations ? Doivent-elles éviter la formation de toutes les bulles ? Doivent-elles utiliser la politique monétaire pour éviter la formation de certaines bulles ? Si oui, à l’aide de quel instrument de politique monétaire ?
 
Pour mieux répondre à ces questions, il convient tout d’abord de définir ce qu’est une bulle financière, puis de distinguer les deux principales catégories de bulles sur les prix d’actifs. Il découle de cette distinction que la banque centrale est fondée à intervenir pour éviter la formation de bulles sur les prix d’actifs alimentées par le crédit. Cette considération nous conduit ici à proposer un nouveau mandat explicite pour la Banque centrale européenne (BCE) : la stabilité des prix d’actifs. La BCE devra veiller tout particulièrement à la stabilité des prix immobiliers, constante historique des crises bancaires systémiques. Enfin, il conviendra de privilégier l’adoption par la BCE d’un instrument de régulation unique pour atteindre cet objectif de stabilité des prix d’actifs : les réserves obligatoires sur les crédits. En dernier lieu, des pistes d’ordre institutionnel et juridique seront proposées. Après la crise des subprimes, et à l’heure de l’arrivée de Mario Draghi à la tête de la BCE, il semble particulièrement opportun de relancer le débat sur les objectifs et les mandats de la BCE.
 
 

1 - Une typologie des bulles sur les prix d’actifs

 
Il existe deux types de bulles sur les prix d’actifs : celles alimentées par un optimisme exagéré des anticipations, la fameuse « exubérance irrationnelle » d’Alan Greenspan ; et celles alimentées par le crédit[5]. Cette distinction purement formelle a, toutefois, un intérêt pratique. Les économistes s’accordent en effet pour considérer que les bulles sur les prix d’actifs alimentées par le crédit sont beaucoup plus dangereuses pour l’économie : lorsqu’elles éclatent, elles entraînent un processus de désendettement particulièrement néfaste (détérioration des bilans bancaires, baisse de l’offre de crédit, risques déflationnistes…). Il est donc important de bien les distinguer, même si, en pratique, cette distinction est parfois malaisée.
 

1.      1 - Qu’est-ce qu’une bulle sur les prix d’actifs ?

 
De manière générale, une bulle sur les prix d’actifs est une situation dans laquelle le prix d’un actif s’écarte très fortement et/ou durablement de sa valeur fondamentale. La hausse du prix réel des actifs augmente la richesse nette des ménages relativement à leur revenu disponible (« effet richesse »). Cet accroissement de la richesse élève leur capacité d’emprunt, ce qui entretient la dynamique du crédit et la hausse des prix. A cela s’ajoutent également des phénomènes de mimétisme de marché qui amplifient le mouvement à la hausse. Cette dynamique spéculative auto-entretenue conduit les prix d’actifs bien au-delà de leur valeur fondamentale. Lorsqu’elles éclatent, les bulles sur les prix d’actifs engendrent un processus de sens contraire : la baisse du prix réel des actifs diminue la richesse nette des ménages, ce qui obère leur capacité d’emprunt et accentue la baisse des prix. Dans le même temps, le retournement des anticipations (« dynamique des anticipations versatiles ») amplifie le mouvement baissier. Toutefois, selon la nature de la bulle, l’impact sur l’économie n’est pas de même ampleur.
 

1.      2 - Une distinction fondamentale

 
1.        2. 1 - Les bulles alimentées par un optimisme exagéré
 
Les bulles sur les prix d’actifs alimentées par un optimisme exagéré sont moins risquées pour le système financier. Lorsqu’elles éclatent, les bilans des institutions financières sont moins touchés. Il s’agit généralement de bulles sur les marchés boursiers (actions, obligations notamment) qui se traduisent par une crise du financement désintermédié. La bulle Internet en est un parfait exemple. L’innovation technologique et la promesse d’une nouvelle ère ont alimenté un optimisme exagéré, conduisant à une nouvelle allocation de l’épargne des agents privés vers les valeurs technologiques et, plus généralement, les actions. Mais le retournement boursier a brutalement détourné les investisseurs de ces marchés, limitant ainsi l’accès au financement des entreprises – désintermédié, mais également intermédié[6]. En l’absence de revenus et de fonds propres suffisants, les entreprises ont cessé d’investir et nombre d’entre elles ont fini par faire faillite. Dans le même temps, le patrimoine financier des ménages s’est contracté. Même si elles peuvent être importantes, les crises des valeurs mobilières sont, toutefois, moins longues et profondes que les crises bancaires – le redressement des cours forme généralement un V[7] – car l’effet de levier et l’intermédiation y jouent un rôle plus modeste. En outre, elles touchent plus particulièrement les populations qui disposent d’un patrimoine financier largement investi en valeurs mobilières.
 
1.        2. 2 - Les bulles alimentées par le crédit
 
Les crises liées à l’éclatement des bulles sur les prix d’actifs alimentées par le crédit sont, en revanche, plus sévères et plus longues, car l’effet de levier et l’intermédiation bancaire amplifient le processus. Dans cette configuration, c’est principalement l’emprunt qui permet de financer les achats d’actifs dont les prix augmentent. Lorsqu’elles éclatent, elles entraînent une très forte baisse de l’offre de crédit, puisque la valeur des collatéraux – hypothèques par exemple – diminue et que la situation des emprunteurs se dégrade. Ce processus de désendettement (deleveraging), lié à la détérioration des bilans des agents privés, entraîne une baisse de la consommation et de l’investissement, et se traduit par une forte contraction de l’activité économique. Par ailleurs, les pertes enregistrées et la baisse de valeur des garanties obligent les banques à passer de lourdes provisions, ce qui ampute d’autant leur résultat brut d’exploitation. Si la situation se prolonge – que les banques affichent des pertes pendant plusieurs trimestres ou que la défiance gagne le marché interbancaire – une crise bancaire systémique peut survenir. A la différence des prix d’actifs alimentés par un optimisme exagéré, le redressement des prix d’actifs alimentés par le crédit forme généralement un L.
 

1.      3 - Les conséquences économiques des crises bancaires systémiques

 
Les crises bancaires systémiques, déclenchées par l’éclatement d’une bulle sur les prix d’actifs alimentée par le crédit (généralement une bulle immobilière), ont des conséquences économiques désastreuses. D’après les travaux de C. Reinhart et K. Rogoff, les crises bancaires entraînent 1) une baisse profonde de la production et de l’emploi. Le taux de chômage augmente en moyenne de 7 points au cours de la phase descendante du cycle, qui dure en moyenne plus de quatre ans. La production chute de plus de 9 % en moyenne, pendant deux ans ; 2) un effondrement du marché des actifs. Les prix réels des logements baissent en moyenne de 35 % sur six ans et les actions baissent de 56 % sur trois ans et demi ; 3) une explosion de la dette publique. La valeur de la dette progresse de 86 % en moyenne et en termes réels par rapport à la dette d’avant-crise[8]. Cette explosion de la dette publique est surtout provoquée par la perte de recettes fiscales liée à la contraction de l’activité et, dans une moindre mesure, aux stabilisateurs automatiques, aux politiques budgétaires contracycliques et aux coûts du renflouement du système bancaire[9].
 
 

2 - Les banques centrales et les bulles d’actifs

 
Dans ces conditions, il semble que les banques centrales soient fondées à intervenir afin de limiter les coûts économiques et sociaux des crises bancaires systémiques, liées à l’éclatement d’une bulle sur les prix d’actifs. Sous cette hypothèse, les banques centrales auraient pour mandat des objectifs explicites de stabilité financière. Elles pourraient intervenir en fonction de l’évolution de variables macrofinancières constituant des signaux avancés de détresse (early warning signals). De même que les banques centrales réagissent aujourd’hui aux anticipations d’inflation, ces dernières pourraient désormais réagir aux évolutions des prix d’actifs ou à la dynamique du crédit. Mais cela soulève un certain nombre de questions auxquelles il convient de répondre. Comment reconnaître une bulle d’actifs ? Quel actif privilégier lorsque les évolutions de prix d’actifs ne sont pas corrélées ? Quel instrument de politique monétaire privilégier dans cet exercice ? Quel cadre institutionnel ?
 

2.      1 - Prix à la consommation et prix d’actifs : des évolutions décorrélées

 
Pour la plupart des banquiers centraux, il n’y a pas de contradiction entre le contrôle des prix à la consommation et le contrôle des prix d’actifs. Une politique monétaire qui assure la stabilité des biens à la consommation assure dans le même temps la stabilité des prix d’actifs. Maintenir la stabilité des prix à la consommation et celle des prix d’actifs serait donc une seule et même chose, une stricte équivalence. Dans ces conditions, il ne peut y avoir de « conflit d’objectifs » pour la politique monétaire. L’actuel gouverneur de la FED, B. Bernanke considère notamment qu’ajouter la stabilité des prix d’actifs dans la liste des objectifs explicites de la Banque centrale américaine aurait pour effet de brouiller le message délivré par la politique monétaire[10]. Pourtant, l’observation de séries temporelles sur les prix à la consommation et les prix d’actifs suggère, au contraire, que leurs évolutions sont le plus souvent décorrélées. P. Artus souligne que, aux Etats-Unis, de 1996 à 2006, l’inflation a oscillé entre 2 % et 3,5 % par an, tandis que les prix de l’immobilier ont augmenté de 6 % par an de 1998 à 2003, puis de plus de 10 % par an de 2004 à 2006 ; tandis que les cours boursiers étaient multipliés par 2,5 de 1996 à 2000[11]. Il n’est donc pas certain que les évolutions des prix à la consommation et des prix d’actifs soient corrélées. Ce constat milite donc en faveur d’une double surveillance : les prix à la consommation d’un côté, et les prix d’actifs de l’autre. D’une certaine manière, la politique monétaire – dans sa conception actuelle – peut être considérée comme « hémiplégique » car seulement focalisée sur l’évolution des prix à la consommation.
 

2. 2 - Identifier et anticiper les bulles d’actifs

 
Les bulles sur les prix d’actifs liées à un optimisme exagéré sont difficiles à identifier a priori. En outre, il n’est pas sûr que les anticipations et les modèles d’évaluation du régulateur soient davantage pertinents que ceux utilisés par les agents privés. Par excès de prudence et sur la base d’un mauvais diagnostic, le régulateur pourrait, par exemple, brider la croissance économique, ce qui n’est pas souhaitable. Pour ce type d’actifs, il est donc raisonnable de laisser les forces du marché s’exprimer, d’autant que les conséquences économiques et sociales des crises liées à l’éclatement de ces bulles sont moindres que celles liées à l’éclatement d’une bulle sur les prix d’actifs alimentée par le crédit (cf. supra). En revanche, une bulle sur les prix d’actifs alimentée par le crédit est davantage prévisible car l’envolée des prix coïncide généralement avec un emballement du crédit, comme en témoigne le relâchement des critères utilisés lors de l’octroi de crédits. Plusieurs variables macroéconomiques élémentaires peuvent rendre compte de cet emballement : le ratio dette/PIB, le ratio crédit/PIB[12], le rythme d’augmentation de la masse monétaire ou l’évolution du prix des logements par exemple. Si ces variables s’écartent trop fortement de leur moyenne de long terme – considérée comme un proxy de leur valeur fondamentale –, alors il est raisonnable d’affirmer que l’on assiste à la formation d’une bulle. En tout état de cause, les variables macroéconomiques retenues doivent permettre d’identifier avec fiabilité les phases d’expansion et de contraction du crédit[13].
 

2. 3 - Privilégier la stabilité des prix immobiliers

 
Cette approche par les signaux[14] se heurte à deux critiques majeures : 1) il est impossible d’identifier les bulles et de calibrer les politiques destinées à les neutraliser ; 2) les évolutions des prix d’actifs ne sont pas toujours corrélées (valeurs immobilières versus valeurs mobilières par exemple), ce qui rend impossible une politique cohérente de contrôle des prix d’actifs. La première critique est en partie valide. S’il paraît possible d’identifier une bulle d’actifs alimentée par le crédit (cf. supra), le calibrage des politiques destinées à les neutraliser devra nécessairement faire l’objet d’un processus d’apprentissage. Celui-ci semble naturel et ne constitue pas, selon nous, un handicap insurmontable[15]. Pour répondre à la deuxième critique, les travaux académiques les plus récents peuvent être mobilisés : si les évolutions des prix d’actifs ne sont pas toujours corrélées, alors il convient de privilégier la stabilité des prix immobiliers. En effet, C. Reinhart et K. Rogoff soulignent que, pour les crises bancaires systémiques – généralement précédées d’un emballement du crédit –, les prix réels des logements constituent l’indicateur avancé le plus fiable, devant le solde de la balance courante et les cours réels des actions, car ils produisent moins de fausses alarmes[16]. Cette variable dispose, en outre, d’un intérêt démocratique considérable puisque – à l’instar des prix à la consommation – elle constitue une référence pour l’ensemble des citoyens. Les actifs immobiliers représentent, en effet, l’essentiel du patrimoine et de la dette des ménages (autour de 80 %). Par conséquent, et afin d’éviter les crises bancaires de nature systémique, la stabilité des prix des actifs – plus particulièrement des prix immobiliers – doit devenir un objectif explicite de la politique monétaire.
 

2. 4 - Mettre en place des réserves obligatoires sur les crédits

 
La question la plus épineuse concerne l’instrument de régulation qu’il est possible de mobiliser pour conduire une telle politique. Il conviendra, ici, de se conformer à la règle de cohérence de J. Tinbergen selon laquelle : « à chaque objectif de politique monétaire doit correspondre un instrument de politique monétaire »[17]. Cette règle offre, en outre, les meilleures garanties en termes de lisibilité et de transparence, conditions indispensables au bon fonctionnement d’un marché[18]. Sous ces conditions, l’adoption de mesures destinées à stabiliser les prix d’actifs – particulièrement immobiliers – doit être recherchée. La mise en place de réserves obligatoires sur les crédits, telle que proposée par Jean-Paul Betbèze, Jézabel Couppey-Soubeyran et Dominique Plihon dans un récent rapport du CAE[19], nous paraît être la solution la plus pertinente. Dans ce rapport, les auteurs décrivent ce que pourrait être ce dispositif et ses effets escomptés : « Ces réserves permettraient d’agir sur la liquidité des banques, mais également sur leur capacité à développer leurs crédits. Il y aurait donc un double impact de ces réserves obligatoires sur la liquidité et sur l’effet de levier. Alors que les réserves obligatoires sur les dépôts existent actuellement dans la zone euro et sont rémunérées, les réserves obligatoires sur les crédits à mettre en place ne le seraient pas. Ces réserves devraient être en toute hypothèse progressives selon le rythme de croissance des crédits (…) »[20]. Parce que le marché immobilier – marché à surveiller prioritairement (cf. supra) – reste très largement national, les auteurs du rapport suggèrent de revenir sur la politique uniforme menée par la BCE, en pratiquant une politique différenciée selon la conjoncture prévalant dans chaque pays. Pour notre part, nous considérons que cette option pourrait favoriser les arbitrages[21] et compliquer la mise en œuvre de cette mesure au plan institutionnel (rupture du principe d’uniformité de la politique monétaire). C’est pourquoi il conviendra de privilégier une politique uniforme dans ce domaine, tout comme dans le domaine monétaire.
 

2. 5 - Créer un Comité de stabilité financière au sein de la BCE

 
En termes de gouvernance, nous proposons de créer au sein de la BCE un Comité de stabilité financière (CSF) dont l’objectif explicite serait de veiller à la stabilité des prix d’actifs, tandis que le Comité de politique monétaire (CPM)[22] aurait toujours pour objectif de maintenir la stabilité des prix à la consommation. Celui-ci serait composé de personnalités qualifiées (le Premier Sous-gouverneur de chaque Banque centrale nationale par exemple). Les réserves obligatoires sur les crédits constitueraient l’instrument principal de régulation du CSF. Il pourrait ainsi réagir aux évolutions des prix d’actifs ou à la dynamique du crédit, de même que le CPM réagit aux anticipations d’inflation. Une telle solution offre l’avantage d’une grande lisibilité en cas de « conflit d’objectifs ». La BCE pourrait, par exemple, maintenir des taux d’intérêt relativement bas si les anticipations d’inflation restent faibles, tout en accroissant le taux des réserves obligatoires si la progression du crédit ou les prix de l’immobilier s’écartent trop durablement de leur moyenne de long terme. Le CSF devrait donc motiver ses décisions au regard de l’évolution des prix d’actifs, ce qui constituerait une information précieuse pour les agents économiques et le marché. En outre, une telle organisation aurait le mérite de préserver très largement le modèle de Banque centrale « indépendante, transparente et responsable »[23]. Une autre option serait de confier cette mission – et l’instrument de politique monétaire correspondant (réserves obligatoires sur les crédits) – à l’actuel Conseil européen des risques systémiques (CERS), dédié à la détection et à la prévention des risques pouvant peser sur la stabilité financière dans l’Union européenne.
 
 

Conclusion

 
La dernière crise bancaire systémique – dont les conséquences économiques et sociales se font encore durement ressentir – a démontré que ces pistes de réflexion méritaient d’être étudiées avec la plus grande attention. L’application des mesures présentées ici constituerait une avancée considérable dans la prévention des crises bancaires de nature systémique et le maintien de la stabilité financière.


[1] Pour une histoire des récentes crises financières, lire Aglietta M., 2005, Macroéconomie financière, Tome 2 : Crises financières et régulation monétaire, Chapitre 1 : Les crises de la globalisation financière, p. 7 et suivantes, éd. La Découverte, coll. Repères. Pour une histoire longue des crises financières, lire Kindleberger C., 2004, Histoire mondiale de la spéculation financière, éd. Valor.
[2] Suite à l’éclatement de la bulle Internet la FED avait abaissé et maintenu ses taux directeurs à des niveaux particulièrement bas parce qu’elle redoutait le risque déflationniste.
[3] Nous ne reviendrons pas, ici, sur les phénomènes de contagion qui ont permis à une crise du marché immobilier américain de se transformer en une crise bancaire systémique. Sur ce sujet, lire notamment Artus P. (sous la direction de), 2008, La crise financière, Causes, Effets et Réformes nécessaires, Les Cahiers, Le Cercle des économistes, éd. PUF.
[4] Voir Artus P., Betbèze J.-P., de Boissieu, C., Capelle-Blancard G., 2008, La crise des subprimes, Rapport du Conseil d’Analyse Economique ; voir également Brender A. & Pisani F., 2007, Les déséquilibres financiers internationaux, éd. La Découverte, coll. Repères.
[5] Sur cette distinction fondamentale, voir Mishkin F., 2010, Monnaie, banques et marchés financiers, Quatrième partie: La banque centrale en action et la conduite de la politique monétaire, Chapitre 19: La politique monétaire: la stratégie et les aspects tactiques, éd. Pearson.
[6] La détérioration de la situation financière des entreprises pénalisant, dans le même temps, leur accès au crédit bancaire.
[7] Voir Reinhart C. et Rogoff K., 2010, Cette fois, c’est différent. Huit siècles de folie financière, éd. Pearson, coll. Les temps changent.
[8] Idem.
[9] Dans le cas français, les prêts de l’Etat aux banques ont été pour la plupart remboursés en moins d’un an et auront même rapporté plus de 2 milliards d’euros à l’Etat.
[10] Dans un récent discours prononcé à la réserve fédérale de Boston le 18 octobre 2011, B. Bernanke a assoupli sa position indiquant notamment qu'en l'absence d'une régulation financière efficiente, « la possibilité que la politique monétaire soit directement utilisée pour atteindre des objectifs de stabilité financière, au moins à la marge, ne doit pas être exclue » (traduction de l'auteur). B. Bernanke, The Effects of the Great Recession on Central Bank Doctrine and Practice, 18 octobre 2011 : http://www.federalreserve.gov/newsevents/speech/bernanke20111018a.htm.
[11] Artus P., 2007, Les incendiaires, Les banques centrales dépassées par la globalisation, éd. Perrin.
[12] Dans son dernier rapport sur la stabilité financière dans le monde (septembre 2011), le FMI manifeste un intérêt tout particulier pour ce ratio. L'institution internationale signale que lorsque celui-ci augmente de plus de 5 points par an et qu'il va de pair avec un accroissement des cours des actions d'au moins 15 %, la probabilité d'une crise financière dans les deux années suivantes est de 20 %.
[13] Dans ses travaux sur le sujet, la Banque des règlements internationaux (BRI) retient, par exemple, trois variables macroéconomiques : la prime de risque, l’expansion du crédit en termes réels et un indicateur composite combinant ratio crédit/PIB et prix réels des actifs.
[14] Approche également défendue par le rapport de Larosière sur la supervision financière (2009).
[15] Après tout, la politique monétaire est passée par cette phase d’apprentissage et, aujourd’hui encore, la conduite de la politique monétaire fait l’objet de nombreuses discussions.
[16] Voir Reinhart C. et Rogoff K., 2010, Cette fois, c’est différent. Huit siècles de folie financière, éd. Pearson, coll. Les temps changent. Les travaux de la BRI conduisent à des conclusions similaires.
[17] Cette règle est souvent associée à celle de R. Mundell selon laquelle il faut affecter chaque instrument de politique économique à l’objectif sur lequel il a l’impact comparatif le plus important.
[18] Toutefois, nous en proposons, ici, une interprétation relativement souple.
[19] Voir Betbèze J.-P., Bordes C., Couppey-Soubeyran J., Plihon D., 2011, Banques centrales et stabilité financière, Rapport du Conseil d’Analyse Economique.
[20] Idem.
[21] Risque évoqué par les auteurs du rapport eux-mêmes.
[22] Pour rappel, le CPM de la BCE est animé par le Conseil des gouverneurs composé des six membres du Directoire et des gouverneurs des banques centrales des Etats participants à la zone euro.
[23] Betbèze J.-P., Bordes C., Couppey-Soubeyran J., Plihon D., 2011, Banques centrales et stabilité financière, Rapport du Conseil d’Analyse Economique.

 

Commentaires
Par kuota Le 10/11/2011
0

Bon, en ce qui concerne la BCE..... il faut qu’elle :

prête directement au ETATS et à taux ZERO.
ne soit plus au dessus des Etats, c’est à dire qu’elle cesse de ne recevoir d’ordre de personne. La BCE est hors de controle.
que sa politique ne soit plus de lutter contre l’inflation, car l’inflation c’est des chomeurs en moins des petits salaire qui augmenter, les profits des rentier qui diminue etc....
qu’elle avale les milliars de dettes des pays de l’europe qu’elle à contribué à fabriquer avec les banques privés.

Cet article à une tendance molle qui pense qu’on peut continuer de raisonner dans les clous imposés par Maastrisch :

Déficit Publique >60 % PIB, (comparer un stock de dette à un flux cela n’a pas de sens)

Croissance 2 % + Inflation 2 % etc....

Les questions essentiels à se poser :

Y a t’il au non des chantier à entreprendre, des malade à soigner, des enfants à éduquer ? OUI

Y a t’il des gens pour faire cela ? OUI

Mais on n’a pas de quoi les payer.....

Est ce compliquer de créer de l’argent pour les payer ?????

Voilà ce que je pense être un raisonnement nouveau qui nous sort du cadre absurde des règle de l’UE.

Par pranakundalini Le 10/11/2011
1

Pour s'attaquer à une maladie il faut soigner les causes et non pas les symptômes.
La cause est : le système monétaire qui produit de la fausse monnaie virtuelle.
Fausse monnaie qui doit être détruite afin de masquer le crime.
Mais les intérêts prélevés sont eux bien réels.
Ce qui induit une masse monétaire négative croissant de façon exponentielle qui doit être sans cesse comblée par de la création de fausse monnaie fictive...
qui entraîne l'inflation.
par dilution monétaire
((Augmentation de la masse monétaire par rapport a une quantité de biens fixe.)
L'inflation n'est qu'un phénomène accessoire d'un système pervers.
La cause étant connue et reconnue le remède est simple:
émission de monnaie réelle par un pouvoir représentatif.

Par Tristan Le 07/11/2011
5

Nous ne sommes pas ici. L'infection conduit à se tourner vers une crise du marché immobilier américain dans une crise bancaire systémique. Cette question se lit Arthur P. ed sous la direction de 2008 provoque la crise financière et les effets des réformes du cahier des charges du cercle des économistes PUF.

Par Douce Le 07/11/2011
2

Dans son dernier tribunal sur la stabilité financière mondiale dans un rapport établi par le FMI en Septembre 2011 montre un intérêt. L'agence internationale a déclaré qu'elle est en croissance chaque année plus de 5 points et un prix par action d'au moins 15% de probabilité que les augmentations crise financière pour les deux prochaines années 20%.

Par francois Le 07/11/2011
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La crise des subprimes est un parfait exemple. Principalement il s'agit d'une bulle immobilière dans le prix des prêts dans la dynamique du SU alimenté particulièrement inhabituel. Durant les années 2000 le rythme d'expansion du crédit a été beaucoup plus rapide que l'augmentation de la production, le ratio des prêts. PIB cette année a conduit à l'augmentation sans précédent de la masse monétaire. Thèse en mai de la dynamique de l'économie mondiale berschussliquidität économies encouragé dans certains pays comme la Chine et les pays producteurs de pétrole ont atteint la richesse et l'assouplissement des prêts consentis par les faibles taux d'intérêt. L'expansion du crédit dans les prix des actifs a conduit en particulier dans les Shiller. Indice immobilier de la hausse cumulée des prix réels aux États-Unis de 90% entre 1996 et 2006 ans de la crête des prix des logements en 2005. Les prix réels de plus de 12%, soit environ six fois le taux de croissance du PIB réel par habitant a augmenté les taux d'intérêt du lecteur s'est terminée avec le coût de la demande de crédit supérieures et inférieures pour le logement en augmentant le fardeau de la dette de l'augmentation de la dette dans à taux variable pour dépréciation. La baisse des volumes et des pertes sur les prêts subprime et autres segments de marché conduit à une crise bancaire systémique, l'économie a plongé dans une profonde récession crée des externalités négatives et des coûts sociaux.

Par Charled Le 07/11/2011
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Votre cas est très intéressant. Réforme de la gouvernance est une priorité pour la BCE s'attend à ce que la tâche sera évitée afin de prévenir une bulle des prix des actifs, mais aussi sur la crise à un renversement ou un retournement du mandat par le prêteur de dernier mélange moyen de définir et gérer station sous caution € numéro consacré à la méfiance et l'irrationalité de la crise

L'Europe a construit la paix et à assurer la monnaie, qui seront maintenant formés pour faire face à la violence contre Michel Aglietta

Par levy Le 06/11/2011
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Histoire économique des crises financières en relation avec la formation de bulles des prix des actifs dépasse la situation des prix de l'actif diffère grandement année ou en permanence couverte et sa valeur fondamentale. La libéralisation des marchés financiers s'est intensifiée ce phénomène comme en témoigne l'augmentation des crises financières depuis le début des années 1980. Cette augmentation du nombre d'attaques a non seulement des pays développés dans la crise des Savings & Prêts aux Etats-Unis à la fin des années 1980 krach boursier en 1987 la crise de l'immobilier dans la crise obligataire début des années 1990, en 1994, la bulle Internet a éclaté en 2000 affectés crise des subprimes en 2008, la crise de la dette dans les pays du sud de l'Europe depuis 2010 l'objectif de la crise émergente au Mexique en 1995, crise russe de 1998 crises brésilienne en 1998 et 2002 la crise argentine en 2001, la cible d'éclatement d'une bulle dans les actifs catastrophiques also le prix peut avoir un impact sur le système financier et l'économie réelle. La forte chute des prix des actifs entraînent des coûts économiques et sociaux du chômage, baisse importante de la détérioration de l'activité des finances publiques ...

Par sombouk Le 05/11/2011
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En termes de travail, il semble que la limite de la banque centrale sur la base des coûts économiques et sociaux des crises bancaires systémiques par l'éclatement d'une bulle des prix des actifs. Sous cette hypothèse les banques centrales ont un mandat de l'objectif explicite de la stabilité financière. Theys sont des signes précurseurs pilotes d'alerte précoce n'est pas constitutionnelle dans le développement de l'économie globale et les variables financières marchés concernés. Pourrait réagir si l'hypothèse des anticipations d'inflation des banques centrales d'aujourd'hui correspond désormais à l'échange ou note de crédit dans la dynamique des prix des actifs. Pour atteindre l'objectif de cette soulevé quelques questions. Comme dans les années de bulle, ne voit plus? Quelle est l'importance ne sont pas corrélés avec l'échange actif de prix des actifs? Comme un outil de gestion de la politique monétaire dans cet exercice? Quel cadre institutionnel?

Par merlin Le 05/11/2011
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Les deux derniers messages sont bulle du crédit presque totalement inintelligibles ou à moteur et ainsi de suite. Dans l'intervalle, il n'a pas droit à une dépréciation de la question de l'argent nous avons besoin de vendre toute la confiance dans le prix du système financier mondial dans la monnaie du lac ..

Par Merljn Le 05/11/2011
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La politique monétaire au cours des dix dernières années ont été prises pour prévenir la crise financière actuelle. Certains observateurs politiques accommodantes antipathique comme la cause de la crise. Craignant le risque de déflation après la bulle dot.com au début de 2000 reste dans les taux d'intérêt particuliers, les banques centrales, l'éclatement de la Fed niveaux historiquement bas. Exceptionnellement bonne année, la dynamique de l'offre de crédit. L'expansion du crédit a entraîné une hausse spectaculaire du prix des actifs comme l'immobilier. Pour l'augmentation cumulée des prix réels des U. S. fut montrent 90% entre 1996 et 2006 ans de la crête des prix immobiliers.

Par Merin Le 05/11/2011
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Pour PLUS est les banquiers centraux pour contrôler l'indice des prix à la consommation, il n'ya aucune contradiction entre la commande et les prix des actifs. Une politique monétaire qui garantit la stabilité des produits de consommation dans le même temps assurer la stabilité des prix des actifs. Indice des prix à la consommation et prix des actifs seront stables et ont la même équivalence stricte est maintenue. Selon la thèse ne peut pas être en contradiction avec l'objectif de la politique monétaire. L'actuel gouverneur de la Fed Ben Bernanke voit centrale américaine actifs bancaires, l'objectif de stabilité des prix de la politique monétaire dans une partie explicite de la liste en serait l'effet de flou du message. Cependant, l'observation des prix à la consommation suspectes et les prix des actifs, plutôt qu'une série de changements sont souvent corrélés. P. Arthur a souligné les Etats-Unis, 1996 et 2006 que l'inflation-Unis entre 2% et 3,5% par an, les prix des maisons a fluctué entre 1998 et 2003 était de 6% de croissance annuelle de plus de 10% en 2004 et 2006, il y avait des cours des actions, tandis que Le pli 2,5 entre 1996 et 2000. Il n'est pas clair à l'évolution des prix à la consommation et les prix des actifs ne sont pas corrélés. Malthus trouve deux écrans sur un côté et l'indice moyen des prix des prix à la consommation sont bonnes. La conception des TIC d'une manière que la politique monétaire actuelle ne peut pas être concentrée dans les prix à la consommation que hémiplégique.

Par Merlain Le 05/11/2011
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La plupart des problèmes liés à la difficulté de contrôler l'instrument peut être un peut être mobilisé pour fonctionner. Il sera là avec la règle de la cohérence Tinbergen J. Respecter atteindre chaque objectif de la politique monétaire à la politique monétaire avec les instruments. Cette règle présente les meilleures garanties en termes de clarté et de transparence au fonctionnement d'un marché réel. Selon les termes de mesures visant à stabiliser si la thèse des prix de l'immobilier sont recherchés en particulier. L'établissement de réserves obligatoires sur les dépôts, comme Jean-Paul Betbèze Jézabel Couppey Soubeyran et Dominique Plihon, dans un rapport publié récemment sur ​​le projet de CAE semble être la meilleure solution. Dans ce rapport, les auteurs décrivent l'unité, ce qui aurait une incidence sur leur travail et l'impact probable pourrait cash réserves des banques sont des prêts que la capacité de leur cible. Il serait donc capable d'utiliser un double effet sur les liquidités et les réserves obligatoires. Alors que le dépôt des réserves obligatoires dans la zone euro est actuellement en place et payé les réserves obligatoires pour les prêts ne sont pas. Ces réserves doivent être dans tous les domaines, en fonction du rythme de croissance du crédit progressivement. Depuis l'observation du marché immobilier continue d'examiner le rapport national, en particulier, le droit au retour suggère que la politique de la BCE dépend de la situation dans chaque pays. Pour notre part, nous croyons que cette option et d'arbitrage de la mise en œuvre de cette division peut entraîner complicata niveau institutionnel, le principe de la cohérence de la politique monétaire. Ainsi, la priorité devrait être donnée d'une politique uniforme dans ce domaine, comme dans le domaine de la politique monétaire.

Par Jules Le 04/11/2011
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Crise bancaire systémique dans le passé, vous avez ressenti les effets sévères de la ligne de pensée économique et social qui a prouvé la thèse est de mériter le plus d'attention ont été étudiés. Les mesures visées dans la demande de crises bancaires systémiques et la stabilité financière est une étape importante dans la prévention.

Par Bulles Le 04/11/2011
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Bulles des prix d'actifs sont alimentés par l'optimisme excessif du système financier est moins dangereux. Si elles l'équilibre, moins affecté par l'échec des institutions financières sont des pages. Cela est généralement le nombre d'obligations dans une crise financière comme la désintermédiation des bulles sur les marchés boursiers. Il est le parfait exemple de la bulle Internet. L'innovation technologique et la promesse d'une nouvelle ère d'optimisme alimenté par un excès de ce plan, les organismes privés et des stocks de la technologie en général conduit à une redistribution de l'épargne. Mais les investisseurs boursiers sont une baisse de l'accès au marché, de sorte que les déviations par les entreprises, mais aussi par l'intermédiaire de la finance désintermédiation. Le revenu et le capital ne sont pas suffisants pour arrêter d'investir dans les entreprises et beaucoup d'entre eux finira par faire faillite. Dans le même temps, actifs financiers des ménages a diminué. Sont potentiellement importants pour la longue et profonde crise dans la crise bancaire moins de valeur comme un levier qui, en général, une reprise en V et un rôle plus modeste dans la phase de commutation pendant la lecture. Nous avons également investi une grande valeur, surtout avec l'impact de la prospérité financière.

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