NOTE
Face à la désertification industrielle : investir dans l’avenir
Note Par Olivier Ferrand.
Le 07/04/2011
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L'essor de l'industrie allemande au cours des années 2000 est un contre-exemple remarquable de la désindustrialisation à l'œuvre en France et en Europe. Il convient toutefois d'en mesurer le prix : dans un article paru le 31 mars dernier dans La Revue Parlementaire, Olivier Ferrand montre que la politique allemande, fondée sur une logique de compétitivité-prix, n'a pas été source de croissance, et a fait baisser le pouvoir d'achat des Allemands. Or si la France doit suivre l'exemple allemand, c'est celui de la compétitivité-qualité, en investissant dans la hausse de la valeur de la production, et donc dans l'économie de la connaissance : opter pour une stratégie de qualité, en sortant de la logique du low cost.

La France est-elle sur le point de devenir un désert industriel ? L’évolution de notre industrie cette dernière décennie est particulièrement inquiétante.

Les statistiques réunies à l’occasion des Etats généraux de l’industrie sont sans appel. Un chiffre clé : la part de l’industrie manufacturière dans la valeur ajoutée marchande a reculé de 22% en 1998 à 16% en 2009. La zone euro subit un déclin similaire, mais à un rythme moins rapide : la part de l’industrie n’a reculé que de trois points, de 25% à 22%.
 
Les conséquences sont majeures. L’industrie représente 80% des échanges extérieurs, ce qui explique l’effondrement de la balance commerciale française de +25 milliards d’euros en 1997 à -50 milliards aujourd’hui, soit un déficit commercial de 2.5 points de PIB.
 
Surtout, beaucoup d’emplois ont été détruits. La part de l’industrie dans la population active est passée de 16 % en 2000 à 13 % en 2008, soit une diminution de 500 000 emplois. Dans ce contexte industriel déprimé, la crise économique a eu des effets ravageurs : plus  de 400 000 emplois supprimés depuis début 2008, soit une baisse de près de 15% des effectifs, pourtant déjà fortement comprimés au cours des années précédentes.
 
La désindustrialisation de la France et de l’Europe est-elle une fatalité face à l'émergence du monde asiatique ? La situation outre-Rhin montre que non : l’Allemagne a connu un essor remarquable sur la période, son industrie passant de 25% à 30% de la valeur ajoutée, avec une augmentation de l’emploi industriel et la restauration spectaculaire de son commerce extérieur, qui avait plongé dans le rouge au début des années 2000 et qui se retrouve aujourd’hui excédentaire à +250 milliards d’euros, soit le niveau exceptionnel de 8% du PIB.
 
Comment les Allemands ont-ils pu accumuler de tels succès industriels ? Ils ont mené depuis douze ans, sous les gouvernements de Gerhard Schröder puis d’Angela Merkel, une politique extrême et continue de baisse des coûts de production, dans une logique de compétitivité-prix : gel des salaires nominaux pendant sept ans, baisse des charges sociales (et suppression corrélative des prestations sociales de l’Etat-providence), transfert de charges sociales sur trois points de « TVA sociale » (ce qui est l’équivalent d’une dévaluation compétitive en taux de change fixe).
 
Dans ces conditions, faut-il répliquer en France la politique Schröder-Merkel de compétitivité-prix ? Ce serait une erreur : cette politique n’est ni efficace, ni juste, ni soutenable.
 
La politique Schröder-Merkel a certes restauré les échanges extérieurs allemands – et à quel niveau, on vient de le dire, au point d’être la principale source avec la Chine des « déséquilibres globaux » soulignés par les institutions internationales, G20 et FMI en tête. Mais le mercantilisme ne fait pas une politique économique. L’objectif de toute politique économique, c’est la croissance. Or sur ce point, les résultats allemands sont tout simplement mauvais, avec une croissance en berne sur la période : elle est de 0,8% en moyenne sur les années 2000-2009 contre 1,5% pour la France. L’Allemagne ne s’est quasiment pas développée sur la période. Et deux fois moins que la France : 7 années sur 10, la croissance allemande a été inférieure à la croissance française. L’explication est simple : l’amélioration des exportations a été gagée sur la dégradation de la demande interne, du fait de la rigueur salariale et de la suppression de prestations sociales, avec un effet nul sur la croissance globale – la baisse de la croissance interne a annulé la hausse de la croissance externe.
 
Voir le tableau sur la note version PDF, p. 2.
 
Certes, l’Allemagne a connu une forte poussée de croissance en 2010 : +3.6%. Mais il s’agit d’un rebond conjoncturel qui vient compenser la violente récession subie par l’Allemagne en 2009 (-5 %) – récession dont l’ampleur très supérieure à la France s’explique par l’exposition de l’industrie allemande à la mondialisation, la rendant plus vulnérable à la chute du commerce international de 2009 suite à la crise financière.
 
La politique économique allemande n’est pas efficace, elle pose aussi un problème politique majeur. Elle revient à dire aux Allemands : « nous avons une bonne idée pour vous, nous allons vous appauvrir, et lorsque vous serez suffisamment pauvres, vous serez compétitifs dans la mondialisation ». De fait, le pouvoir d’achat des Allemands a baissé sur la période. Le PIB/habitant allemand était de 15% supérieur à la France à la fin des années 1990, il est inférieur aujourd’hui. Les Allemands étaient plus riches que nous il y a dix ans ; ils sont aujourd’hui plus pauvres.
 
Enfin, la politique allemande pose un problème de soutenabilité européenne. Car l’amélioration de la compétitivité allemande ne s’est pas faite par rapport aux pays émergents : le déficit commercial bilatéral de l’Allemagne par rapport à la Chine continue à se creuser, à -30 milliards d’euros. Les différentiels de coûts sont trop importants (rapport salarial de l’ordre de 1 à 20, productivité globale des facteurs supérieure de 60% en Chine) et ce n’est pas 3% de TVA sociale qui peuvent inverser la tendance. L’amélioration de la compétitivité allemande a été gagée sur les pays à structures de coûts similaires, singulièrement la France : plus de 50% de la restauration de la balance commerciale s’explique par la dégradation bilatérale de la balance commerciale française. Plutôt que d’aller capter une part du grand gâteau de la croissance mondiale aujourd’hui entre les mains de l’Asie, l’Allemagne vient récupérer les miettes de la croissance européenne à la table de ses voisins.
 
Au total, cette politique n’est pas la bonne. La France doit pourtant suivre l’exemple allemand : non pas la stratégie de compétitivité-prix Schröder-Merkel de ces dix dernières années, mais la stratégie de compétitivité-qualité sur laquelle est fondée le modèle allemand. L’Allemagne ne vend pas à l’étranger des produits à bas coûts : elle vend des produits et services à forte valeur ajoutée – automobiles haut de gamme, machines-outils, produits pharmaceutiques, production d’énergies renouvelables… D’autres pays suivent cette politique avec succès : les grands pays les plus avancés comme les Etats-Unis (la Californie), le Japon, la Corée mais aussi de « petits » pays comme la Finlande, la Suède, le Danemark ou le Canada (« petits » pays où, malgré l’absence de masse critique, notamment sur la recherche, émergent des groupes innovants de taille mondiale : Nokia, Palm Pilot, Blackberry…).
 
Une telle stratégie nécessite de mettre ses marges de manœuvre et son énergie politique, non pas dans la baisse des coûts de production, mais dans la hausse de la valeur de la production, la montée en gamme. Cela nécessite d’investir dans l’économie de la connaissance : enseignement supérieur, recherche, innovation industrielle (dans les secteurs de croissance : énergies décarbonées, mobilité du futur, ville de demain, biotechnologies et sciences du vivant, société numérique …).
 
Les sommes à mobiliser sont très importantes. Pour l’enseignement supérieur, seulement 40% d’une classe d’âge sort diplômée du secondaire en France, contre plus de 60% pour les pays les plus avancés : nous mettre à niveau nécessite de faire passer notre effort éducatif dans le supérieur de 1.5% à 3% du PIB, soit 1.5 point par an. De même, il faudrait hisser notre effort de recherche de 2% du PIB actuellement à 3%, standard international de référence, soit un autre point de PIB. Le déficit en investissements industriels innovants se chiffre à au moins 20 milliards d’euros par an, soit un point de PIB là encore. Au total, c’est donc un effort d’investissement dans l’avenir de près de 70 milliards d’euros par an (3.5 points de PIB) qu’il faut générer.
 
Comment faire ? La commission Juppé-Rocard sur les investissements d’avenir (le « grand emprunt ») a montré la voie. Elle a abouti à un programme d’investissement de 35 milliards, mais sur une seule fois. Or le sous-investissement de la France est chronique. C’est pourquoi Terra Nova propose un programme d’investissement annuel – un « grand emprunt par an », de l’ordre de un à deux points de PIB, inscrit dans un programme budgétaire spécifique, qui ne soit pas soumis aux arbitrages budgétaires annuels. Naturellement, l’essentiel de l’effort d’investissement doit être fait par les entreprises. Elles investissent peu car le taux de profitabilité est médiocre. Une solution serait, par exemple, de baisser le taux d’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis.
 
Stratégie de compétitivité prix ou stratégie de compétitivité-qualité : voilà le choix central que doit faire la France. Le diagnostic est le même : l’industrie française décline, les salaires industriels ne sont pas compétitifs dans la mondialisation eu égard à leur productivité. Mais les réponses sont opposées : baisser les salaires ou augmenter la productivité, c'est-à-dire la qualification. Stratégie low cost contre stratégie de qualité. Deux politiques industrielles opposées. Deux visions de l’avenir différentes.

 

Commentaires
Par réussite industrielle Le 29/10/2011
3

Comme les Allemands, ils pourraient construire une telle réussite industrielle? Ils ont mené pendant 12 ans sous le gouvernement de Gerhard Schröder et Angela Merkel politique extrême et continue des coûts de production dans un sens concurrentiel, de réduire à un gel des prix des salaires nominaux depuis sept ans et payer des impôts sur l'élimination des avantages pour l'État de transmettre calculée ainsi que la TVA sociale les trois points que l'équivalent social d'une dévaluation compétitive dans un taux de change fixe.

Par Raton Le 25/10/2011
5

La politique économique allemande est en force, et les problèmes politiques. Il a revenir dans son pays en Allemagne, il dit: Nous avons une bonne idée, nous les pauvres et les pauvres, alors ils seront en concurrence dans la globalisation. En fait, réduire le pouvoir d'achat en Allemagne dans la période. GDP / capitaux en Allemagne et la France tombent à 15% à la fin de 1990 que ce qu'il est aujourd'hui. Allemand est meilleur que tous les habitants de nos dix ans et que maintenant, au moins.

Par Crepe Le 21/10/2011
17

Le texte de Bruno Palier est moins intéressant. Ferrand a le mérite de donner l'argument massue: l'Allemagne est devenue plus pauvre que la France avec cette politique débile de bas salaires. Bravo Merkel!

Par chai Le 21/10/2011
17

Fabrication de croissance en France en 2000, par exemple, Contre-La désindustrialisation en Europe et est un travail exceptionnel. Toutefois, il est nécessaire au Parlement no 31 de Mars, Oliver Smith, la politique allemande, la logique du fonctionnement du prix de la publication d'articles dans un prix plus compétitif, n'est pas une source de croissance et de réduction du pouvoir d'achat des Allemands. Ou, en France, en Allemagne, est un exemple de l'avantage concurrentiel, c'était comme si la valeur de l'investissement et la production augmente, et pourquoi l'économie du savoir: la logique de la stratégie de prix bas.

Par Le 21/10/2011
4

Statistiques de l'industrie générale qui sont collectées dans le passé. Un personnage clé dans la valeur de marché du secteur manufacturier a diminué de 22% en 1998 à 16% en 2009. A subi une baisse similaire de la zone euro, le taux est plus lent: une seule action de l'industrie a diminué de trois points de pourcentage, passant de 25% à 22%. Les effets sont importants. 80% des échanges extérieurs de l'industrie de 25.000.000 € en 1997 -50000000000 explique l'effondrement de la balance commerciale française est actuellement de 2,5 points de pourcentage du PIB, un déficit commercial important, notamment en raison de détruire des emplois. 2000 a augmenté de 16% des effectifs de l'industrie de 13% en 2008, 500 000 emplois de moins. L'activité industrielle dans le contexte de crise économique de fond a eu des conséquences dévastatrices: plus de 400.000 emplois depuis le début de l'année perdue en 2008 à près de 15% des employés sont déjà lourdement sur l'industrialisation en France, en Europe et en Asie en raison de l'inévitable l'émergence comprimé dans le monde? Indique également le statut de non-Rhin: l'Allemagne est une croissance significative expérimenté dans la période allant de 30% à 25% de la valeur ajoutée industrielle, l'emploi dans l'industrie et une reprise spectaculaire des échanges avec le monde extérieur est tombé, et dans le rouge dans le printemps 2000 et se trouve actuellement avec un excédent de 250 M €, soit 8% du PIB, avec un degré inhabituel.

Par Le 21/10/2011
2

Comment les Allemands peuvent construire, entre autres choses, le succès de l'industrie depuis 12 ans, Gerhard Schröder et Angela Merkel le gouvernement à l'extrême la volonté politique de continuer, et de réduire les coûts de production des prix compétitifs impôts sur les salaires inférieurs gelés pendant sept ans et la logique de l'État-providence dans la transmission des points d'impôt des salaires dans une dévaluation compétitive du taux de change correspond à un salaire nominal d'une entreprise de suivre la politique de la France aux conditions suivantes fixeans Schröder-Merkel pour enlever des prix compétitifs? Il serait erroné de ne pas cette politique soit efficace, ni juste, ni durable.

Par fricka Le 21/10/2011
1

Abouti, comme le soufre Rocard Commission comme un investissement pour l'avenir pour honorer ouvert la porte, cela a conduit à l'investissement de 35 milliards de programme pour un investissement unique ou très peu en France est donc chroniques de Terra Nova, un programme d'investissement annuel propose cette année a été grande d'environ 2,1 points de pourcentage du PIB, qui investissent leur propre budget, dont certaines des décisions du budget annuel, bien sûr, comprend l'essentiel des efforts d'investissement des entreprises, tout simplement parce que la solution serait faible niveau de puissance afin de réduire les profits des entreprises sont, par exemple, pour le réinvestissement

Par Zug Le 21/10/2011
2

En général, ce n'est pas bon. Plus la France devrait suivre l'exemple de la stratégie de compétitivité-prix d'Allemagne Schröder-Merkel, dans la dernière décennie, mais la qualité de la stratégie concurrentielle basée sur le modèle allemand. L'Allemagne à ne pas vendre des produits à l'étranger, à un prix abordable: pour vendre ses produits et services à forte valeur ajoutée - prime automobile, machines-outils, produits pharmaceutiques, les énergies renouvelables ... D'autres pays suivront cette politique est couronnée de succès, l'un des principaux pays développés comme les États-Unis d'Amérique (Californie), le Japon, la Corée, mais aussi les «petits» pays comme la Finlande, la Suède, le Danemark et le Canada (une petit pays, où, bien que le manque de masse critique, y compris les recherches novatrices au niveau mondial d'exploitation du groupe)

Par Kooki Le 18/10/2011
7

C;est un texte intéressant qui rejoint l'article plus récent de Bruno Palier. Contrairement à l'Allemagne, désormais moins riche que nous car elle a misé sur le dumping social, il fait investir dans la qualité.

Par Amandine Le 07/10/2011
25

C'est vrai qu'on pourrait croire que l'Allemagne est plus riche que la France alors que c'est l'inverse. C'est pour sa que la mise au point de terra nova est utile pour rétablir la vérité

Par Bally Le 06/10/2011
3

Enfin un article qui rétablit la vérité: la France est un pays PLUS RICHE que l'Allemagne. A force de lire les journaux on serait presque tenté de croire le contraire. Il y a dix ans les choses étaient différentes, certes. Mail il faut savoir vivre avec son temps et mettre à jour ses connaissances. C'est à cela (entre autres) que sert terra nova.

Par kebab Le 06/10/2011
9

En Allemagne on a des conceptions ringardes de l'économie. On croit qu'il suffit d'exporter pour que tout aille bien. Sauf que maintenant ça ne marche plus. La preuve : les sont devenus moins riches que nous.

Par Nathalie Le 06/10/2011
5

Bonjour, bravo pour ce papier qui fait une mise au point salutaire en rappelant que L'Allemagne est moins riche que la France. Voilà de quoi remettre en perspective les débats sur la crise actuelle.

Par Barney Le 06/10/2011
7

Pour les Allemands, se retrouver plus pauvres que les Français doit être assez humiliant. C'est pourtant la vérité, soulignée avec pertinence par Olivier Ferrand.

Par Chabert Le 06/10/2011
2

On encense l'Allemagne pour ses réussites à l'exportation. On oublie de dire que c'est au détriment du reste de son économie, reléguée derrière celle de la France en PIB par habitant.

Par Loisel Le 06/10/2011
4

L'autre jous je discutais avec des gens et je leur disais que la France était plus riches que l'Allemagne, ils ne me croyaient même pas! Mais que je leur ai montré cet article, ils ont été obligés d'admettrel'évidence :-)

Par Maxime 91 Le 06/10/2011
2

Encore un très bon billet de Terra Nova et un véritable scoop: la France devance désormais l'Allemagne par son PIB par habitant. C'est une inversion de tendance historique.

Par Treve Le 06/10/2011
1

Michel Godet n'a aucune crédibilité. C'est Ferrand qui dit la vérité:la France est plus riche que l'Allemagne maintenant. Tant pis pour ceux qui croient le contraire.

Par Landmann Le 06/10/2011
3

Terra Nova poursuit son travail d'enquête en profondeur et révèle que la France est plus riche que l'Allemagne, ce que peu de gens savent.

Par Palko Le 06/10/2011
32

Olivier Ferrand est un économiste mondialement reconnu, contrairement à Michel Godet. Donc si Ferrand dit que le PIB/habitant de la France est supérieur celui de l'Allemagne et que Godet dit le contraire, c'est forcément Ferrand qui a raison.

Par Rouxel Le 06/10/2011
1

Au lieu d'encenser l'Allemagne, nos grand médias feraient mieux de regarder le dessous des cartes. Ils verraient que l'Allemagne est plus pauvres que la France depuis peu, ce que seul Olivier Ferrand semble avoir remarqué.

Par Charon Le 06/10/2011
4

Il est rare d'entendre une voix discordante dans le concert médiatique qui fait la louange quasi unanime de l'Allemagne. Heureusement que Ferrand est là pour rétablir la vérité : l'Allemagne est, depuis quelques années, plus pauvre que la france.

Par houdin Le 05/10/2011
1

L'Allemagne n'arrive pas à s'en sortir. Elle totalement embourbée dans la crise. C'est effrayant. Elle s'est tellement appauvrie que la France est désormais plus riche qu'elle. Quel renversement de situation !

Par Gabrielle Le 05/10/2011
2

On doit porter au crédit de Terra Nova de démystifier l'Allemagne et de la faire descendre de son piédestal. Maintenant qu'elle est plus pauvre que la France, il était temps que cela soit dit.

Par Samuel Le 05/10/2011
3

Comment se fait-il que sur un sujet aussi simple - le PIB par habitant de l'Allemagne et de la France - deux sommités de l'économie n'arrivent pas à se mettre d'accord ? Selon Olivier Ferrand, la France est devant l'Allemagne alors que selon Michel Godet, c'est l'inverse. Il faudrait tirer cette affaire au clair.

Par Mister 2468 Le 05/10/2011
7

Super article ! Tous les clichés éculés sur l'Allemagne en prennent un sacré coup. L'envers du décor révélé par Ferrand, c'est que l'Allemagne est devenue plus pauvre que la France

Par Sarouane Le 05/10/2011
2

La France est appelée à devenir le moteur de l'Europe, vu la dégringolade économique de l'Allemagne, plombée par une politique néfaste de compétitivité-prix au détriment de la compétitivité-qualité.

Pas étonnant que la France soit à présent plus riche que l'Allemagne !

Par Flanchon Le 05/10/2011
3

L'Allemagne connaît une situation de marasme inédite, due à une politique désastreuse justement dénoncée par Ferrand. C'est ce qui l'a conduite à être dépassée par la France au palmarèse du PIB/habitant.

Par Bernadette Le 05/10/2011
4

Je félicite Terra Nova pour cet article qui fera date en balayant les préjugés sur l'économie allemande, souvent présentée comme plus performante que l'économie française. Vous montrez parfaitement que sur ces dix dernières années, ce n'est pas le cas. A tel point que maintenant la France est plus riche (par habitant) que l'Allemagne.

Par Gaetan Le 05/10/2011
2

Comment expliquer cette quasi stagnation de l'Allemagne depuis dix ans, au point qu'elle s'est fait dépasser par la France du point de vue économique. L'analyse de Terra Nova est très convaincante :politique de prix bas au lieu de la qualité, voilà une stratégie qui ne marce pas.

Par Sacha G Le 05/10/2011
4

Il faut lutter contre la désertification industrielle, mais pas comme l'Allemagne qui s'est appauvrie à force de vouloir être plus compétitive. Il faut au contraire investir pour être plus compétitifs mais sans baisser les salaires. Sinon on sera plus pauvres que les Allemands alors que maintenant on est plus riches.

Par Geminiani Le 05/10/2011
-6

Toujours aussi anticonformiste, Olivier Ferrand y va quand même un peu fort en affirmant de but en blanc que l'Allemagne est devenue plus pauvre que la France. Même si on accepte de le croire sur parole, il aurait pu donner quelques chiffres pour étayer ses affirmations.

Par David G. Le 05/10/2011
5

Les teutons se voient comme une machine à exporter, ils y arrivent mais c'est au détriment de la consommation intérieure et le résiultat est là : ils sont devenus plus pauvres à force de se serrer la ceinture. La frugalité ne paye pas.

Par Elmer Le 05/10/2011
-14

J'ai comme un doute sur le fait que les Allemands seraient moins riche que les Français comme l'affirme Ferrand dans son article. En tout cas l'économiste Michel Godet prétend le contraire dans une rçente tribune du journal Le Monde.

Par Barque Le 05/10/2011
2

Ça y est, la dégringolade économique de l'Allemagne a fini par la faire tomber en-dessous de la France du point de vue PIB par habitant. Il fallait s'y attendre.

Par Capitaine Le 05/10/2011
5

C'est une véritable déroute pour l'Allemagne, qui voit tous ses efforts abéantis. Son économie stagne et se fait dépasser par celle de la France, désormais plus riche en PIB par habitant.

Par Eauze Le 05/10/2011
3

En effet il faut bien avouer que cet affaiblissement de l'Allemagne, devenue moins riche que la France, remet radicalement en cause son modèle économique fondé sur l'exportation à tout prix à prix cassés.

Par Mounir Le 05/10/2011
1

Je suis heureux d'apprendre que malgré la crise, nous nous en sortons mieux que l'Allemagne, avec une croissance plus forte et une richesse nationale par habitant supérieure.

Par Derobe Le 04/10/2011
5

Ferrand a l'art de nous apporter de bonnes nouvelles. C'est tant mieux si nous sommes plus riches que les Allemands!

Par Rajev Le 04/10/2011
2

EN ce moment chez nos amis les Allemands c'est la soupe à la grimace ! Ils sont devenus plus pauvres que nous ! J'imagine leur tronche en apprenant ça !

Par Alban Le 04/10/2011
16

C'est trop de la balle que la France est devenue plus riche que l'Allemagne !En plus ça fait un bon argument pour Sarko pour dire qu'il a réussi.

Par Tony Le 04/10/2011
2

J'imagine quà Berlin, ça ne doit pas trop leur plaire de s'etre fait dépasser par la France en pib/habitant. Ils doivent grincer des dents.

Par Carrel Le 04/10/2011
4

Ça alors quelle surprise! Moi qui pensais bêtement comme tout le monde que la france était moins riche que l'Allemagne. Et bien c'est l'inverse d'après Terra Nova.

Par Bibine Le 04/10/2011
0

Il ne faudrait pas tirer de conclusions trop hâtives du fait que l'Allemagne est aujourd'hui plus pauvre que la France. Après tout, c'était l'inverse il y a dix ans et ça pourrait changer à nouveau. Rien n'est figé en économie.

Par Renaud Le 04/10/2011
15

C'est le meilleur article de prospective économique que j'au lu depuis longtemps. Il remet les idées en place, notamment sur la politique industrielle. Il explique bien que l'Allemagne n'est pas un exemple à suivre vu les difficultés rencontrées par la croissance allemande.

Le fait que le PIB par habitant soit maintenant plus bas en Allemagne qu'en France est tout à fait éloquent. Il était bon de rapeler ce fait malheureusement peu connu, souvent passé sous silence par une certaine presse qui aimerait faire croire le contraire.

Par Marie 92 Le 04/10/2011
5

J'ignorais que l'Allemagne avait un pob/hab plus bas que celui de la France. J'en étais restée au classement d'il y a quelques années où c'était l'inverse.

Par Yannis Le 04/10/2011
7

Il faudrait que l'info que la France est plus riche que l'Allemagne soit plus diffusée. Je suis sure que peu de gens le savent.

Par Hermes Le 04/10/2011
3

La France est en position de force en Europe à présent qu'elle est plus riche que l'Allemagne.

Par Coolpix Le 04/10/2011
0

Les temps changent. Avant l'Allemagne était le pays le plus puissant de l'Europe. Ce n'est plus le cas maintenant puisque même la France est devenue plus riche.

Par Calchas Le 04/10/2011
7

C'est un vrai choc que j'ai ressenti en apprenant grâce à Terra Nova que nous étions plus riches que les Allemands depuis peu. Avant, c'était le contraire.

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