NOTE
Parents et école : rétablir la confiance
Note Par Jean-Louis Auduc.
Le 11/02/2011
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Face à un système scolaire rendu de moins en moins compréhensible par ses constantes mutations, les familles entretiennent un rapport de défiance avec l'école : cette situation laisse davantage de champ aux officines marchandes et aux discours en faveur de la dérégulation du système éducatif. Pour Jean-Louis Auduc, il est urgent de rapprocher familles et école dans un même objectif, celui de former et de faire réussir les adultes et les citoyens de demain : passer d'une situation de défiance à une relation de confiance, en formant les parents d'élèves et les professeurs, en réservant un place plus importante à l'information sur l'école dans les médias et sur le terrain.

SYNTHÈSE

En 2010, les sondages ont montré le développement d’un sentiment d’incompréhension grandissant des parents vis-à-vis du fonctionnement et des contenus d’enseignement. Face à des réformes éducatives sans concertation, face aussi à un système éducatif sélectif, les familles se sentent démunies et parfois exclues. Depuis plus d’une génération, de fait, l’école semble en crise permanente et de moins en moins compréhensible. Depuis 1974, il n’y a pas eu une année dans le système scolaire où il n’y ait eu un ou deux niveaux connaissant une réforme des structures ou des programmes, ce qui entraîne une saturation des acteurs.

Face à ce maelstrom permanent du système scolaire, les parents ont parfois la tentation de se tourner vers un enseignement privé qu’ils jugent porteur de continuité au niveau des valeurs, même s’il applique les mêmes réformes que le public. De même, le développement du secteur éducatif marchand est en large partie lié à l’angoisse des parents, le système scolaire leur semblant ne pas permettre la réussite de tous. Du fait de ce sentiment des familles d’être mises de côté, les critiques contre l’école publique - et les politiques scolaires qui visent à déréguler le système éducatif - rencontrent un écho non négligeable dans l’opinion.

Les progressistes ne doivent donc pas éluder cette question souvent épineuse, tant pour les professionnels de l’éducation que pour les militants et les élus. Les familles et l’école ont les mêmes objectifs : la réussite des élèves et la formation d’adultes et de citoyens responsables. Ils ont donc un intérêt mutuel et commun à coopérer ensemble pour faire des jeunes des personnes et des citoyens capables d’affronter l’avenir.

De ce fait, des propositions concrètes peuvent faire évoluer l’incompréhension entre les personnels éducatifs (en particulier les enseignants, les plus concernés par les contacts parfois complexes avec les parents) et les familles. Ainsi, la mise en place d’une formation des parents d’élèves et de médias consacrés à l’école, la réforme du système éducatif dans ses rapports aux familles, sont autant de solutions, parfois déjà mises en œuvre dans certains établissements innovants. Pour dépasser conflits ou difficultés, c’est au rapprochement des parents et de l’Education nationale que l’intérêt et l’avenir des élèves doivent conduire.
 

NOTE

 

Améliorer la compréhension de l’école par les familles est un enjeu décisif. Si les familles et notamment celles les plus éloignées de l’école ne sont pas accompagnées dans leur découverte du système scolaire actuel, il y a véritablement un risque, attesté par de nombreuses enquêtes d’opinion , que ces populations rejettent une école qu’elles ne comprennent pas. Elles pourraient alors être sensibles aux campagnes visant à disqualifier l’école publique.

Cette perspective est d’autant plus crédible que la France est un des rares pays d’Europe où n’existe sur aucune chaîne à diffusion nationale une émission d’information concernant l’école, ses programmes et son fonctionnement. Il y a en France des émissions « grand public » sur tous les sujets concernant le quotidien : la santé, la cuisine, les loisirs, l’automobile, la consommation… Il n’y en a aucune sur l’école, qui n’est évoquée que dans les faits divers des journaux télévisés. Dans d’autres pays d’Europe, on a des émissions régulières sur le système éducatif, qui permettent à la connaissance de l’école de ne pas être un « délit d’initiés », et qui contribuent à en faire une institution plus transparente pour les familles. Or, même si se pratique un bon accueil des familles, comme le remarque le Haut Conseil de l’Education en 2007  , les différents niveaux du système éducatif (école, collège, lycée, filières du secondaire) ont tendance à se considérer comme des cercles fermés sans cohérence les uns avec les autres. De plus, trop souvent, c’est aux familles de tenter de décrypter les changements et les réformes. En ne mettant pas au premier rang l’information et les explications sur le fonctionnement du système éducatif, les enseignants du public risquent d’abandonner à la rumeur les jugements des familles sur l’efficacité de leurs établissements - d’où la vogue médiatique des « classements » - et à amplifier les critiques sur l’école publique.
 

1 - DES RELATIONS ENTRE LES ETABLISSEMENTS ET LES FAMILLES PARFOIS COMPLEXES

 

Les enseignants sont souvent mal préparés à cette mission de dialogue avec les familles qui nécessite pourtant des gestes professionnels précis : animer un groupe, savoir présenter une situation, recevoir des adultes angoissés, savoir les mettre en confiance, gérer les informations recueillies. Autant de formations qui n’existent pas ou plus en formation initiale ou continue, alors qu’elles représentent plusieurs semaines d’entraînement pour les formations médicales. Les enseignants se sentent donc démunis pour gérer ces dimensions dans leur pratique quotidienne, et ce d’autant plus que dans la plupart des écoles et des établissements scolaires de second degré, il n’y a aucun local dédié à la réception des familles.

Les parents d’élèves ressentent souvent le jugement de l’enseignant sur leur enfant comme un jugement sur eux-mêmes. Ils s’inquiètent également de ne pas être à la hauteur, d’être perçus comme incompétents en tant que parents, de ne pas pouvoir aider scolairement leur enfant. L’enseignant, mal préparé, a aussi peur à certains moments de rencontrer les parents. Il peut avoir la peur d’une surveillance, de l’ingérence des parents, d’avoir à se justifier constamment, des répercussions vis-à-vis du chef d’établissement et des collègues. Mais, il y a aussi, compte tenu de l’absence dans la plupart des formations initiales actuelles d’une formation à la gestion d’un entretien et à l’annonce d’informations à des parents, la peur de parler devant un groupe, de perdre ses moyens, d’être déstabilisé devant la question d’un parent, de ne pas maîtriser la dynamique du groupe, d’être pris en défaut, compris de travers, de ne pas apparaître comme crédible dans le domaine pédagogique, d’avoir à répondre à un cas qui le dépasse.

Dans le face à face parents – professeurs, dans les malentendus famille – école, se lisent également des problèmes qui ne sont pas seulement ceux de l’école, mais ceux de toute la société : les enseignants sont souvent démunis face aux familles en difficulté et en souffrance sociale. Cette incompréhension est en partie liée au fait que professeurs et parents vivent dans des lieux différents, sont issus de milieux sociaux parfois éloignés.

Certains parents sont aussi mal à l’aise à l’école que leurs propres enfants. Les parents n’ont pas le vocabulaire, l’aisance verbale qu’il faudrait pour dialoguer avec les personnels. Certains parents peuvent ne pas parler le français et l’enseignant n’a pas toujours les moyens de trouver à proximité un interprète.

Or, la construction de relations de confiance entre les parents et les enseignants est aujourd’hui une question centrale pour tous les établissements scolaires, pour donner plus de sens à l’école  . En matière de relations familles-école, point de solution miracle, ni d’astuce qui marche partout : il appartient aux partenaires de chaque établissement de mener une réflexion locale pour avancer dans ce domaine, et de choisir ensemble une action, à adapter à leur cas particulier, ou de trouver par leur propre débat des solutions. Cependant, les recherches menées en France et à l’étranger convergent sur le fait qu’un dialogue constant entre parents et enseignants -  qui ne se limite pas à « convoquer » les parents lorsqu’il y a une difficulté - permet un meilleur apprentissage des jeunes et amplifie leur réussite.

Comme le dit Paul Durning , « L'idée que l'implication des familles est nécessaire pour que les enfants réussissent à l'école paraît aller de soi aujourd'hui. Elle n'aurait pas été admise dans les années 1930 où, quelles que soient les difficultés de l'enfant, le rôle de l'école était d'apporter les connaissances de base à tous les enfants de la République ». Cette relation est aujourd’hui d’autant plus importante que les parents, quels que soient leurs milieux sociaux, sont de plus en plus angoissés par rapport à l’avenir de leurs enfants.
 

2 - LA NECESSITE D’UN RENOUVELLEMENT DES RELATIONS ENTRE ENSEIGNANTS, ETABLISSEMENTS ET PARENTS D’ELEVES
 

Il apparaît nécessaire d’élaborer un nouveau mode de relation qui concernera tous les parents. Cette relation passe notamment par une pratique plus collective et plus ouverte des enseignants : il faut substituer au jugement individuel sur l'enfant, qui peut ne pas être toujours bien ressenti par les parents, une pratique collaborative. Une telle démarche implique une véritable formation des enseignants sur ces questions, alors qu’elle est très déficitaire aujourd’hui. Il est sur ce point regrettable que l’actuelle « réforme » de la formation des enseignants ait entraîné la suppression des modules existant depuis une dizaine d’années dans certains IUFM. Construits avec les associations de parents d’élèves, l’UNAF, l’Ecole des parents, ces modules abordaient notamment concrètement les démarches possibles concernant les entretiens individuels et collectifs avec les familles.  

Il est nécessaire d’explorer les différentes pistes permettant aux enseignants de mieux travailler avec les familles, aussi bien dans le domaine de l’information générale aux familles, que de la relation personnelle avec les parents dans leur diversité et à chaque niveau d’enseignement : maternelle, élémentaire et collège, en sachant qu’une bonne relation des enseignants avec les familles à un niveau peut faciliter les relations avec les niveaux ultérieurs. Il y a une condition à cet enchaînement vertueux : à chaque niveau, l’enseignant doit savoir comment cela fonctionne au niveau supérieur, pour l’expliquer aux parents.

Dialogue entre adultes ne veut pas dire consensus « mou » permanent, mais peut vouloir dire confrontation exigeante de points de vue contradictoires, frictions qu’il faut dépasser pour qu’elles ne deviennent pas un conflit permanent. Il faut passer d’une situation de défiance à une relation de confiance. Les tensions entre parents et enseignants sont normales. Elles font partie d’un processus normal compte tenu de leurs différences de positionnement. L’enseignant a en charge la totalité d’une classe, donc doit prendre en compte l’intérêt général de tous les élèves. Le ou les parents ont en charge l’intérêt particulier de leur enfant. Ce qui est inquiétant, c’est lorsque la tension débouche sur le conflit persistant, le refus de tout dialogue, situation hélas plus souvent rencontrée aujourd’hui qu’auparavant, compte tenu de l’angoisse de la très grande majorité des familles concernant l’avenir de leurs enfants.

Le dialogue doit se baser sur  les principes suivants:

- Le respect réciproque :
•    des enseignants envers les parents, quelles que soient leurs situations, leurs origines sociales, car ils sont responsables de leur enfants ;
•    des parents envers les enseignants compte tenu de leur rôle et des missions qui leur ont été confiées par les autorités.
- Chacun, école et famille, a besoin de l’autre pour mener à bien sa mission : l’enseignant doit renforcer l’autorité des parents et réciproquement.
- La construction de bonnes relations parents-enseignants doit se placer dans l’optique d’une meilleure efficacité de l’acte éducatif.
- Il y a diversité des chemins pour parvenir à de bonnes relations parents-enseignants.
- Les familles les plus éloignées de l’école ne doivent pas être jugées comme démissionnaires, mais doivent être respectées et accompagnées.

Quelles sont les zones de tension les plus importantes entre parents et enseignants ?

- Dans le primaire, ce sont les rythmes d’apprentissage des enfants, notamment concernant la lecture et l’écriture. Si l’enfant n’a pas le rythme d’apprentissage qu’ils jugent adéquat, notamment sur la lecture, l’écriture et le calcul, les parents vont rapidement s’angoisser. Dans cette situation, si les enseignants ne rassurent pas et n’accompagnent pas les parents, un certain nombre d’officines marchandes vont jouer sur l’angoisse de ceux-ci.

- Dans le second degré, ce sont souvent  les conditions et les pratiques d’évaluation : les modalités d’organisation des contrôles, les commentaires ou appréciations quelquefois portés par les professeurs sont autant d’éléments potentiels de difficultés, ou de rupture du dialogue entre parents et enseignants.

- Autre point sensible, celui de l’orientation, qui conditionne tout l’avenir de l’enfant et dont les codes et les langages sont trop souvent inaccessibles ou obscurs pour les parents. Ceux-ci ont souvent le sentiment d’être démunis devant les décisions prises pour leur enfant, de ne pas maîtriser tous les paramètres de ces décisions et cela peut générer une angoisse, des interrogations peu maîtrisées, et le cas échéant, des comportements agressifs.

- Enfin, les sanctions et les procédures disciplinaires sont également des occasions de mises en cause fortes de l’institution scolaire. La création de lieux d’accueil et d’écoute doit partir des besoins des familles et pas seulement d’un souhait de l’institution. Ils doivent être des lieux où les parents puissent partager leurs préoccupations, s’épauler les uns les autres. Les lieux d'accueil et d'écoute se construisent avec ou par les parents et non pour les parents. Les familles doivent en être partie prenante à tous les stades du projet : diagnostic, mise en œuvre et évaluation. Une collaboration fructueuse permet à chacun d’afficher clairement sa fonction, sa posture, ses compétences, ses positions, sans se concurrencer.

Cette collaboration peut mettre les parents en situation :

-    d’une attitude plus positive par rapport à l’école et aux enseignants, en limitant le stress des réunions avec les enseignants ;
-    d’une meilleure compréhension des modalités pédagogiques suivies par l’enseignant ;
-    de se sentir valorisés dans leur fonction et dans leurs responsabilités ;
-    de développer chez eux un sentiment d’appartenance à un collectif, à la communauté éducative de l’établissement.

Elle peut également apporter aux enfants :

-    une meilleure aptitude à gérer la transition entre le milieu familial et le milieu scolaire ;
-    une meilleure confiance dans leurs capacités à intégrer les apprentissages ;
-    moins d’émotion au vu des résultats scolaires.

Il ne s’agit donc pas seulement de faire des parents des accueillis, mais d’en faire des acteurs. Cela implique en particulier d’avoir présent à l’esprit les enjeux que représente un bon accueil de l’école pour les familles de milieux défavorisés et celles d’origine étrangère. Des projets se mettent en place et existent pour mieux s’écouter, s’entendre et communiquer, quel que soit le public concerné, des initiatives se développent pour le soutien réciproque des parents et des enseignants, en vue d’actions communes. Et les résultats sont là : moins de violence, moins d’abandons en cours de scolarité, de meilleurs résultats scolaires. Ainsi, dans quelques collèges se sont mis en place des « espaces parents », qui devraient être multipliés. Dans l’un d’entre eux en Ile-de-France sont organisées le soir ou le mercredi matin des rencontres qui associent des parents d’élèves de 6e et des parents d’élèves de CM2, qui échangent sur le passage CM2/6e. Dans le cadre de cet « espace parents », les familles peuvent un mercredi sur deux venir à la permanence évoquer avec d’autres parents toutes les questions qui les préoccupent. Pour faciliter le dialogue entre les familles et l’école, des associations peuvent jouer à la fois le rôle de médiateurs ou de pôles ressources au service des parents. C’est aussi bien la fonction des associations de parents d’élèves, que celle d’associations d’éducation populaire agissant sur le territoire d’implantation de l’établissement scolaire, ou de réseaux et structures spécialisés dans l’appui à la parentalité.
 

3 - QUELLES PRECONISATIONS POUR MIEUX ASSURER LA PLACE LEGITIME DES PARENTS D’ELEVES DANS L’ECOLE ?
 

Une série de propositions peut être faite pour favoriser les rapports entre familles et système éducatif au niveau local :

- Demander aux nouveaux arrivants dans l’établissement, personnels mais aussi parents, un « rapport d’étonnement » : ce qui les surprend, ce qu’ils trouvent bien, ou moins bien par rapport à ce qu’ils ont connu ailleurs.
- Organiser des rencontres familles - enseignants sur des préoccupations communes autour du jeune. Organiser en synergie des actions (conférences, expos, …) sur des thèmes liés à l’enfant ou l’adolescent, avec des spécialistes extérieurs.
- Sensibiliser les élèves au rôle que leurs parents doivent jouer dans leur scolarité.
- Accompagner élèves et parents dans les transitions : entrée en maternelle, CP, 6ème, 2nde.  
- Ouvrir une séance de préparation du conseil d’école ou du conseil d’administration à tous les parents.
- Faire savoir aux familles qu’elles peuvent se faire accompagner, par un parent élu au conseil d’école, un interprète si besoin est, un intervenant extérieur qui suit l’enfant dans un cadre autre que l’école (orthophoniste par exemple).
- Créer des associations d’anciens élèves.
- Accompagner les parents d’élèves en grosse difficulté sans les stigmatiser ou les humilier.
- Donner du temps à l’orientation professionnelle.

D’autres mesures plus globales - et dépassant la seule Education nationale - peuvent être imaginées, avec la reconnaissance plus institutionnalisée du  rôle de parents d’élèves :

- Identifier un espace parents dans l’école. Une convention Etat-collectivités territoriales doit être prévue pour permettre la réalisation dans la quasi-totalité des établissements scolaires de cet espace parents.
- La mise en place d’un parent délégué référent dans chaque établissement scolaire, avec prise en charge des absences qu’implique cette fonction dans son activité professionnelle, à l’image de ce qui existe dans d’autres pays européens. Il pourrait exister un ou plusieurs parents référents selon la taille des établissements.
- La mise en place sur une des chaînes publiques d’une émission mensuelle d’information sur le fonctionnement de l’école.
- La mise en place de modules dans la formation initiale et continue des enseignants sur le thème : « Construire des relations positives  avec les parents d’élèves ».
 

Commentaires
Par Michel Soulairol Le 09/07/2011
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Précision, mon témoignage fait suite à celui de Christian JAMBREAU...

Par Michel Soulairol Le 09/07/2011
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Plutôt en accord avec ce témoignage...
Je rajouterai 3 points de réflexion:
1/Encore une fois, je ne vois pas dans les propositions la place que l'on devrait proposer en priorité à l'élève. On pense et on propose à sa place.
2/On évoque une formation et une information pour un parent qui doit à tout prix "comprendre et soutenir les programmes et en adhérant systématiquement à la pédagogie développée"...Je revendique le droit avoir une opinion et des propositions en tant que parent. Quid de la formation des enseignants sur les questionnements et le pourquoi de l'incompréhension des parents?
3/ Il faut arrêter de penser que la difficulté réside uniquement dans la différence de classe, et se poser la question en terme d'invention d'une autre scolarité.

Par reunion Le 26/04/2011
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Vendredi soir, l'association des parents délégués de l'école Albert-Jacquard organisait une projection-débat sur le rôle et la place des parents dans l'école. Les partenaires de cette soirée étaient : la municipalité, la médiathèque et les associations Passeurs d'images et de sons et Plum'Fm.

Environ quarante personnes étaient présentes, dont beaucoup d'enseignants, des parents et quelques élus. Le film projeté ( Le grand malentendu, documentaire de Dominique Delattre) a bien été apprécié par le public puisque la discussion qui a suivi fut vivante et riche d'interventions. De nombreuses personnes ont pris la parole, apportant leur expérience de parent ou de prof, afin de comprendre pourquoi la participation des parents dans la vie scolaire demeure si difficile. L'école reste perçue par les familles comme un « sanctuaire ». Or, le film montre les expériences de trois établissements aux contextes différents, qui ont en commun d'avoir surmonté certains blocages entre parents et école.

L'exemple de la classe primaire en zone rurale lyonnaise a particulièrement intéressé l'assemblée. On y voit par exemple un parent d'élève qui est invité à faire classe avec l'instituteur, en apportant ses compétences propres en matière de jardinage.

Par Coulaines Le 26/04/2011
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Un enseignant de l’école primaire Albert-Camus de Coulaines a été frappé à coups de poing et d'un coup de genou à al tête par le père d’un de ses élèves de CE2. L’agression s’est déroulée à 10 h 30 devant les enfants pendant la récréation du matin. Le père a pénétré dans la cour, échangé quelques propos avec l’enseignant, âgé d’une trentaine d’années, avant de le frapper. Mis en fuite par les collègues de l’instituteur, l’agresseur a été arrêté deux heures plus tard et placé en garde à vue. Il aurait voulu venger son fils réprimandé par son maître. Ce dernier, qui souffre de contusions au visage, a été conduit à l’hôpital du Mans, dont il devrait sortir ce vendredi soir. Une cellule d’écoute constituée d’un médecin et un psycholoque a été mise en place pour les élèves et les personnels. L’école était encore sous le choc à 16 h 45 à la sortie des classes. Avec ce commentaire largement partagé « rien ne justifie cela.. » Incompréhension d’autant plus forte que « que c’est une école sans problème. Tout le monde s’entend bien. On n’a jamais vu cela », insiste une maman depuis 30 ans dans le quartier.

Par D111 Le 26/04/2011
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La participation des parents d'élèves au fonctionnement du service public de l'éducation s'effectue notamment par l'intermédiaire des associations de parents d'élèves. Les articles D111.6 à D111.9 du code de l'éducation définissent le champ d'action et les droits des associations de parents d'élèves. Les modalités d'application de ces dispositions sont précisées par la circulaire n° 2006-137 du 25 août2006.

Qu'est-ce qu'une association de parents d'élèves ?

Une association de parents d'élèves a pour objet la défense des intérêts moraux et matériels communs aux parents d'élèves. Elle ne regroupe que des parents d'élèves, auxquels sont assimilées les personnes ayant la responsabilité légale d'un ou plusieurs élèves. Elle représente les parents d'élèves en participant aux conseils d'écoles, aux conseils d'administration des établissements scolaires et aux conseils de classe.

Les associations ne peuvent fixer le siège social dans l'enceinte scolaire.
Associations de parents d'élèves représentées au sein des instances éducatives

Il existe plusieurs niveaux de représentation des associations de parents d'élèves :

* Au niveau national : le Conseil supérieur de l'éducation(CSE),
* Au niveau académique et départemental : les conseils académiques et départementaux de l'Education nationale,
* Au niveau locale : les conseils d'écoles, les conseils d'administration des établissements scolaires et les conseils de classe.

Gros plan : fédérations de parents d'élèves représentées au CSE

* Représentants des parents d'élèves de l'enseignement public : 9
o 7 représentants de la Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE)
o 2 représentants de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP)
* Représentants des parents d'élèves de l'enseignement privé : 3
o Union des associations de parents d'élèves de l'enseignement libre(UNAPEL)
L'Etat apporte une aide à la formation des représentants des parents d'élèves appartenant à des fédérations de parents d'élèves représentées au Conseil supérieur de l'éducation.

Repères

Articles L231-1 à L231-5 du code de l'éducation

Article L236-1 du code de l'éducation

Articles R231-1 à R231-16 du code de l'éducation

Arrêté de nomination du 24 septembre 2009

Quel est leur rôle dans les écoles et les établissements ?

Dans le cadre de leur mission de représentation de membres de la communauté éducative et de leurs fonctions de médiation et d'information, les associations de parents d'élèvesprésentes dans l' établissement bénéficient d'un certain nombre defacilités.Elles disposent de moyens matériels : boîtes aux lettres, tableaux d'affichage, accès à la liste comportant les noms et adresses des parents d'élèves de l'établissement qui ont donné leur accord à cette communication. Elles sont autorisées à faire connaître leur action auprès des autres parents d'élèves aux moyens de documents distribués aux élèves.

Les facilités ainsi accordées sont mises en oeuvre dans des conditions de stricte égalité entre les associations concernées et dans le respect des principes de fonctionnement du service public d'éducation :

* respecter le principe de laïcité ;
* respecter les dispositions relatives à la vie privée et prohibant les injures et diffamation ;
* exclure toute propagande en faveur d'un parti politique ou d'une entreprise commerciale.

Organisation d'activités à l'intérieur de l'établissement scolaire

Le directeur d'école ou le chef d'établissement prend, en accord avec les responsables des associations présentes dans l'école ou l'établissement, toutes les mesures qui lui paraîtront nécessaires pour offrir à ces associations les meilleures possibilités de réunion dans l'enceinte scolaire, sans apporter de perturbation au fonctionnement de l'établissement.
Activités étroitement liées aux activités d'enseignement

Les associations de parents d'élèves peuvent organiser dans les écoles et les établissements scolaires des réunions de travail ou d'information à l'attention des parents d'élèves ou des élèves de l'établissement. Ces réunions peuvent prévoir ou non la participation d'enseignants. Elles peuvent également proposer et organiser certains services en faveur des parents d'élèves ou des élèves, comme par exemple des prêts et bourses de livres.

Ces réunions et services, qui sont directement liés aux activités d'enseignement ou présentent un intérêt particulier pour les élèves et les familles, apparaissent comme satisfaisant aux besoins de la formation initiale et continue et à ce titre ne relèvent pas de la procédure de l'article L. 212-15 du code de l'éducation explicitée par la circulaire du 22 mars 1985 relative à la mise en œuvre du transfert de compétences en matière d'enseignement public (utilisation des locaux scolaires par le maire) et la circulaire du 15 octobre 1993 sur l'utilisation des locaux scolaires par les associations en dehors des heures de formation. Toutefois, bien que l'autorisation du maire ne soit pas en principe requise pour de telles utilisations des locaux scolaires, il convient qu'il en soit informé.
Activités autres que celles se rattachant aux nécessités de la formation

L'organisation, par une association de parents d'élèves, d'activités autres que celles se rattachant directement aux nécessités de la formation comme des kermesses, des bourses aux vêtements, etc. oblige à recourir à la procédure prévue à l'article L. 212-15 susvisé, qui est explicitée par les deux circulaires précitées. Le maire est, en effet, compétent pour décider de l'utilisation des locaux scolaires en dehors des périodes où ils sont utilisés pour les besoins de la formation initiale et continue. En conséquence, toute demande de cette nature formulée par une association suppose l'autorisation préalable du maire et l'accord de la collectivité territoriale propriétaire des locaux. Elle peut, éventuellement, faire l'objet d'une convention.
Textes de référence

Articles D111-6 à D111-9 du code de l'éducation

Article 212-15 du code de l'éducation

Circulaire n° 2006-137 du 25 août 2006

relative au rôle et à la place des parents à l'école

Circulaire du 22 mars 1985

relative à la mise en œuvre du transfert de compétences en matière d'enseignement public

Circulaire n° 93-294 du 15 octobre 1993

relative à l'utilisation des locaux scolaires par les associations en dehors des heures de formation

Par parents d'élèves Le 26/04/2011
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Les parents sont des membres à part entière de la communauté éducative. Le dialogue avec les enseignants et autres personnels de chaque école et établissement est assuré. Les représentants de parents d’élèves participent aux conseils d’école, de classe et d’administration des établissements.

* Conseils pratiques aux parents
* Le rôle et la place des parents à l'école
* Les élections des représentants des parents d'élèves

Conseils pratiques aux parents

La réussite de la scolarité de votre enfant est liée au dialogue qui s'établira entre les personnels de l'école ou de l'établissement scolaire du second degré et vous-même et de votre implication dans l'accompagnement de sa scolarité.

Accompagner votre enfant dans sa scolarité, c'est :

* l'encourager dans sa découverte de la lecture et de l'écriture et dans sa recherche d'autonomie
* développer son sens des responsabilités, lui apprendre le nécessaire respect de lui-même et des autres ainsi que l'utilité des règles de vie commune
* l'aider à acquérir une certaine hygiène de vie (sommeil et alimentation équilibrés, hygiène corporelle, activités physiques, etc.) qui le rendra plus disponible pour apprendre mais aussi, à l'adolescence, pour affronter les tentations de conduites à risques

Vous avez des questions, une difficulté ou seulement une inquiétude ? Les personnels de l'école ou de l'établissement scolaire du second degré , enseignants et personnels médicaux et sociaux (de l'Éducation nationale ou des collectivités locales) peuvent, chacun pour ce qui les concerne, vous informer ou vous conseiller, vous ou votre enfant.
Le rôle et la place des parents à l'École

Le rôle et la place des parents à l'École sont reconnus et leurs droits sont garantis par des dispositions réglementaires énoncées dans le Code de l'éducation.
Les droits des parents à l'information sont garantis

Le suivi de la scolarité par les parents implique que ceux-ci soient bien informés des résultats mais également du comportement scolaire de leurs enfants. Sont mis en place :

* des réunions chaque début d'année, pour les parents d'élèves nouvellement inscrits avec le directeur d'école et le chef d'établissement
* des rencontres parents-enseignants au moins deux fois par an. Dans les collèges et lycées, l'information sur l'orientation est organisée dans ce cadre
* une information régulière à destination des parents sur les résultats et le comportement scolaires de leurs enfants
* l'obligation de répondre aux demandes d'information et d'entrevues présentées par les parents
* un examen des conditions d'organisation du dialogue parents-école, notamment à l'occasion de la première réunion du conseil d'école et du conseil d'administration

Le rôle des associations de parents d'élèves est reconnu

L'importance du rôle des associations de parents d'élèves est reconnue. Les associations de parents délèves disposent du droit :

* d'informer, de communiquer, de disposer de moyens matériels d'action (boîtes aux lettres, panneaux d'affichages, éventuellement locaux)
* de diffuser des documents permettant de faire connaître leur action
* d'intervenir, pour les organisations représentées au conseil supérieur de l'éducation, au conseil académique et au conseil départemental de l'éducation nationale, dans toutes les écoles et tous les établissements d'enseignement publics

L'exercice du mandat des représentants des parents est facilité

Les parents d'élèves sont pleinement associés à la vie de l'école et de l'établissement scolaire notamment en participant, par leurs représentants, aux conseils d'école et aux différentes instances des établissements scolaires. Le décret permet aux représentants des parents d'élèves de mieux exercer leur mandat :

* les heures de réunion des conseils d'école, d'administration et de classe sont fixées de manière à permettre la représentation des parents d'élèves
* les représentants des parents d'élèves doivent disposer des informations nécessaires à l'exercice de leur mandat
* ils ont le droit d'informer et de rendre compte des travaux des instances dans lesquelles ils siègent

Les élections des représentants des parents d'élèves
Quand ?

Pour l'année scolaire 2010-2011, les élections se sont déroulées soit le 15 octobre, soit le 16 octobre 2010.

Dans le premier degré, la commission électorale choisit le jour du scrutin entre ces deux dates.
Dans le second degré, ce choix revient au bureau des élections présidé par le chef d'établissement.

Élections des représentants de parents d'élèves aux conseils des écoles et aux conseils d'administration - année scolaire 2010-2011
note de service n° 2010-086 du 4 juin 2010
Comment ?

Les parents expriment leur suffrage au bureau de vote de l’établissement scolaire fréquenté par leur enfant ou votent par correspondance.
Horaires d'ouverture des bureaux de vote

L'amplitude d'ouverture des bureaux de vote est de quatre heures minimum. Les horaires du scrutin doivent intégrer ou une heure d'entrée ou une heure de sortie des élèves.
Le vote par correspondance

Il permet d'éviter les contraintes liées à un déplacement jusqu'au bureau de vote tout en présentant les garanties de confidentialité requises.

Les conditions de ce vote sont clairement indiquées dans le matériel de vote transmis aux familles. Les documents relatifs aux élections comportent :

* la liste des candidats
* les professions de foi
* trois enveloppes numérotées garantissant l'anonymat du vote

Les enveloppes doivent parvenir au bureau de vote avant l'heure de la clôture du scrutin.

Le vote par correspondance peut également être transmis directement par l'élève sous pli fermé.
Qui est électeur ?

Chacun des deux parents est électeur quelle que soit sa situation matrimoniale, sa nationalité, sauf dans le cas où il s'est vu retirer l'autorité parentale.

Lorsqu’un tiers est chargé de l’éducation de l’enfant, il a le droit de voter et d’être candidat à ces élections à la place des parents.

Les personnels parents d’élèves sont également électeurs mais ne peuvent pas être éligibles à ce titre.

Chaque électeur ne dispose que d'une voix, quel que soit le nombre d'enfants inscrits dans la même école ou le même établissement.
Qui est éligible ?

Chaque électeur est éligible sauf les personnels parents d’élèves des établissements scolaires membres de droit du conseil d’école ou d’administration et les personnes siégeant ès qualité (désignées par un organisme).

Dans le second degré, les personnels qui sont éligibles à la fois dans le collège des parents et dans celui des personnels, doivent préciser, à l’issue des opérations électorales, la catégorie au titre de laquelle ils ont choisi de siéger.
Qui peut déposer une liste ?

Peuvent déposer des listes de candidats :

* les fédérations ou unions de parents d'élèves, qu'elles soient ou non présentes dans l'établissement
* les associations déclarées de parents d'élèves
* les parents d'élèves qui ne sont pas constitués en association

Quelle est la composition des listes ?

Les listes peuvent ne pas être complètes.
Chaque liste doit comporter au moins deux noms de candidat et, au plus, le double du nombre de sièges à pourvoir.
Quel mode de scrutin ?

L'élection a lieu au scrutin de liste à la représentation proportionnelle au plus fort reste.

Les suppléants sont élus à la suite des titulaires, dans l'ordre de présentation des candidats sur la liste.
Combien y a-t-il de parents élus dans les écoles et les établissements ?
À l'école

Il y a autant de représentants de parents d'élèves au conseil d'école que de classes dans l'école. Cela représente environ 221 000 représentants de parents d'élèves pour l'ensemble des écoles maternelles et élémentaires.
Au collège et au lycée

Il y a, selon le type de l'établissement et sa taille, cinq, six ou sept représentants de parents d'élèves dans chaque conseil d'administration. On dénombre environ 48 000 représentants de parents délèves au total dans les collèges et lycées.
Quel est le rôle des représentants de parents d'élèves ?

Les parents d'élèves élus au conseil d'école ou au conseil d'administration d'un établissement du second degré sont membres à part entière de ces instances participatives : ils y ont voix délibérative.
À l'école

Le conseil d'école :

* vote le règlement intérieur de l'école
* adopte le projet d'école
* donne son avis et fait des suggestions sur le fonctionnement de l'école et sur toutes questions intéressant la vie de l'école : intégration des enfants handicapés, restauration scolaire, hygiène scolaire, sécurité des enfants, etc.
* donne son accord pour l’organisation d’activités complémentaires, éducatives, sportives ou culturelles
* peut proposer un projet d'organisation du temps scolaire dérogatoire

Au collège et au lycée

Le conseil d'administration est l'organe délibérant de l'établissement. Il se réunit en séance ordinaire à l'initiative du chef d'établissement au moins trois fois par an. Il :

* adopte le projet d'établissement, le budget et le règlement intérieur
* donne son accord sur le programme de l'association sportive
* délibère sur les questions relatives à l'hygiène, la santé et la sécurité
* donne son avis sur les principes de choix des manuels et outils pédagogiques, sur la création d'options et de sections, etc.
* délibère sur les questions liées à l'accueil et à l'information des parents d'élèves et les modalités générales de leur participation à la vie scolaire

À votre demande, ces mêmes représentants peuvent assurer un rôle de médiateur auprès de la communauté éducative.

Place des parents dans les conseils de classe

Au collège et au lycée, les délégués des parents d'élèves aux conseils de classe sont proposés par les responsables des listes de candidats qui ont obtenu des voix lors des élections, et ils sont désignés par le chef d'établissement compte tenu des résultats de ces élections.
Évolution des taux de participation aux élections des représentants des parents d'élèves depuis 1991 dans le premier degré Année scolaire Taux de participation (en %) Écart / Année précédente (en points)
2010-2011 44 + 0,45
2009-2010 43,55 + 0,19
2008-2009 (sur 96,29 % des écoles) 44,36 + 0,66
2007-2008 (sur 90 % des écoles) 43,70 - 0,89
2006-2007 (sur 86,44 % des écoles) 44,59 + 0,88
2005-2006 (sur 81,8 % des écoles) 43,71 - 0, 59
2004-2005 (sur 83,8% des écoles) 44.30 - 6.10
2003-2004 (sur 72% des écoles) 50,40 - 0,83
2002-2003 (*) (*)
2001-2002 (*) (*)
2000-2001 (*) (*)
1999-2000 51,23 + 1,45
1998-1999 49,78 + 0,56
1997-1998 49,22 + 0,59
1996-1997 48,63 + 0,26
1995-1996 47,37 + 0,45
1994-1995 46,92 + 0,24
1993-1994 46,88 + 0,81
1992-1993 45,87 + 0,66
1991-1992 45,21 - 0,54

(*) La remontée d'informations inférieure à 50% des écoles n'a pas permis l'exploitation des résultats.
Évolution des taux de participation aux élections des représentants des parents d'élèves depuis 1991 dans le second degré Année scolaire Taux de participation (en %) Écart / Année précédente (en points)
2010-2011 24,71 -0,71
2009-2010 25,40 -0,95
2008-2009 26,35 - 0,07
2007-2008 26,42 - 0,73
2006-2007 27,15 + 0,43
2005-2006 26,72 - 1,65
2004-2005 28,37 - 2,12
2003-2004 30,49 + 0,38
2002-2003 30,11 - 0,64
2001-2002 30,75 - 2,01
2000-2001 32,76 - 0,24
1999-2000 33,00 + 1,65
1998-1999 31,35 - 0,68
1997-1998 32,03 - 0,21
1996-1997 32,24 + 1,48
1995-1996 30,76 - 0,07
1994-1995 30,83 - 1,06
1993-1994 31,89 + 1,79
1992-1993 30,10 - 1,13
1991-1992 31,23 - 0,91
Résultats des élections
À l'école

Si le nombre de représentants des parents élus est inférieur au nombre des sièges à pourvoir, les désignations ont lieu par tirage au sort parmi les parents d'élèves volontaires. Le conseil d’école est valablement constitué même si aucun représentant de parents d’élèves n’est élu ou désigné.
Au collège et au lycée

Si le nombre de représentants des parents élus est inférieur au nombre des sièges à pourvoir, les sièges demeurés vacants sont pourvus par des élections intervenant dans les mêmes conditions et dans un délai n’excédant pas quinze jours.
Contestations sur la validité des élections

Les contestations sur la validité des opérations électorales n’ont pas d’effet suspensif. Les parents dont l’élection est contestée siègent jusqu’à l’intervention de la décision de l’autorité administrative compétente.

Par Khalid zibra Le 25/04/2011
1

Quid du rôle central de celui qui est souvent le principal interlocuteur des familles, à savoir le conseiller principal d'éducation (CPE)??? Comment peut il y avoir une réflexion menée sur les relations école/famille sans mentionner le seul adulte réellement formé aux questions éducatives?? A moins que le CPE ne soit mentionné sous le vocable "enseignant"...

Par Christian Jeanbrau Le 12/02/2011
25

Parents-Ecole ?
Je ne nie pas l'importance ou l'intérêt du sujet, mais ce point posé, je ne vois dans la banalité des propos rien qui valorise outre mesure la bonne volonté liminaire : "Les progressistes ne doivent donc pas éluder cette question souvent épineuse, tant pour les professionnels de l'éducation que pour les militants et les élus".

L'essentiel est dit en une phrase, qui se trouve dans le corps du texte: "En matière de relations familles-école, point de solution miracle, ni d'astuce qui marche partout: il appartient aux partenaires de chaque établissement de mener une réflexion locale pour avancer dans ce domaine, et de choisir ensemble une action, à adapter à leur cas particulier, ou de trouver par leur propre débat des solutions". Rien à ajouter.

Quel est dès lors le "plus" du texte de J.L. Auduc? Appuyé sur des évidences qui vont sans dire, et pas outre mesure mieux en les disant, il n'ouvre guère de pistes notables à proposer aux équipes pédagogiques et qu'elles auraient pu ne pas entrevoir seules. Malgré tout, dans le Chapitre 3, quatre points méritent réflexion:
- Organiser des rencontres familles-enseignants sur des préoccupations communes autour du jeune (...)
- Sensibliser les élèves au rôle que leurs parents doivent jouer dans leur scolarité
- Identifier un espace parents dans l'école
- Mettre en place sur une des chaînes publiques une émission mensuelle d'information sur le fonctionnement de l'école

On regrettera par contre que rien ne soit dit des possibilités de dialogue et de suivi ouvertes par le logiciel de gestion de vie scolaire Pronote, outil potentiellement performant en vigueur dans des établissements où il n'est malheureusement pas toujours exploité à hauteur de ses possibilités. Tout un travail est à faire, là, auprès aussi des enseignants. L'espace parents-professeurs qu'il veut / pourrait construire devrait être davantage "pensé".

Quoi qu'il en soit, à dessein ou pas, la note de JL Auduc ne fait que souligner que tout se joue en termes d'autonomie des établissements, de qualité des équipes pédagogiques comme de l'inventivité dont elles peuvent faire preuve et de l'investissement qu'elles sont prêtes à consentir pour le renouvellement du système éducatif.

Elle signe aussi, cette note, une démarche collective (les choix de Terra Nova) qui met, sur l'éducatif, la charrue avant les boeufs et l'accessoire avant l'essentiel. Se soucier d'améliorer les relations des parents avec l'école avant d'avoir redéfini - hors ce petit volet relationnel - avec quelle école me semble assez peu raisonnable!

Dans la forme - importante pour un texte "scolaire" - quelques coquilles sont à corriger:
- Synthèse, deuxième paragraphe: Face à ce maelström (et non maelstrom) ... les parents (...) privé qu'ils jugent (et non: qu'il juge)
- Chapitre 1 (Des relations entre ...); deuxième paragraphe (milieu): Mais, il y a aussi (et non: il y aussi)
- Chapitre 2 (La nécessité d'un renouvellement ...); premier paragraphe: ... il faut substituer au jugement individuel sur l'enfant, qui peut ne pas être (et non: qui ne peut pas être) / Il est sur ce point regrettable que l'actuelle réforme (et non: l'actuel réforme).

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