NOTE
Qui défend les classes populaires ?
Note Par Olivier Ferrand.
Le 13/05/2011
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Le dernier rapport de Terra Nova, « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? » , analyse les mutations du paysage électoral depuis trente ans et s’interroge sur les stratégies à mener dans la perspective de 2012. En écho à un autre exercice de sociologie électorale, mené par Laurent Baumel et François Kalfon dans leur livre L’équation gagnante, il fait l’objet d’un débat politique bien légitime. Il a en revanche été violemment instrumentalisé à des fins politiciennes par le secrétaire général de l’UMP : Terra Nova proposerait rien moins que d’abandonner les classes populaires. Dans cette tribune publiée sur le site internet du Nouvel Observateur, Olivier Ferrand revient sur la polémique : qui défend vraiment les classes populaires ?

Terra Nova vient de publier un rapport de sociologie électorale, « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? », qui suscite un vif débat. Les interrogations qu’il soulève sur les mutations du paysage politique sont bien légitimes. Mais s’y est greffée une polémique politicienne, instrumentalisée par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé : Terra Nova proposerait de « dire adieu » aux classes populaires. Rien n’est plus faux.

D’abord, les milieux populaires n’ont pas abandonné la gauche.

Le rapport identifie le cœur électoral de la gauche aujourd’hui. Ce cœur électoral – c’est-à-dire l’électorat « naturel » de la gauche, celui qui vote le plus à gauche – est en apparence composite. Il réunit : les quartiers populaires (avec notamment la France de la diversité), qui votent à 80% à gauche en 2007 ; les jeunes (70%) ; et les femmes, historiquement conservatrices mais qui basculent aujourd’hui nettement à gauche (plus de 60% aux dernières élections régionales).

Cet électorat est plus unifié qu’il n’y paraît. Il réunit avant tout les outsiders de la société, ceux qui cherchent à y rentrer, notamment sur le marché du travail, mais n’y parviennent que difficilement. Ils ont du mal car ils sont la principale variable d’ajustement d’une société qui, face à la crise, sacrifie les nouveaux entrants. Ils ont besoin de l’aide de la puissance publique pour s’émanciper – les jeunes pour briser le plafond de verre qui les empêche d’accéder à un premier emploi stable, les femmes pour leur permettre d’articuler vie familiale et vie professionnelle, les quartiers populaires pour cesser d’être discriminés. Ils partagent également les mêmes valeurs culturelles, progressistes : solidarité, ouverture, tolérance.

Cette nouvelle gauche en émergence n’est pas propre à la France. Elle est la même que celle qui se dessine partout en Europe, mais aussi en Amérique du Nord. Elle a porté au pouvoir tant Barack Obama que Jose-Luis Zapatero.

Ce nouveau cœur électoral est composé en grande partie par des Français issus des milieux populaires : les habitants des quartiers populaires, les minorités, les jeunes déclassés, les mères célibataires en situation précaire… Il est donc absurde de dire que les milieux populaires ont abandonné la gauche : au contraire, ils sont toujours au cœur de son électorat naturel.

En revanche, le rapport de Terra Nova pointe une rupture électorale contemporaine : il n’y a plus de vote unifié de classe. Les classes populaires (ouvriers, employés) votaient hier massivement à gauche : 72% pour les ouvriers, au second tour de l’élection présidentielle de 1981. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les classes populaires sont désormais divisées sur les valeurs. La grille de lecture pertinente n’est plus les classes sociales mais la division outsidersinsiders. Il y a d’un côté les milieux populaires déclassés, victimes du précariat, du chômage, de l’exclusion, et souvent discriminés : ceux-là sont au cœur de l’électorat naturel de la gauche. Il y a de l’autre les milieux populaires intégrés, qui ont un emploi stable, en CDI, mais qui,  travaillés par la crise, ont peur du déclassement et sont tentés par le repli identitaire. Une partie de ces travailleurs, qui il y a trente ans votait à gauche, singulièrement pour le parti communiste, a basculé vers le Front national.

Face à ce diagnostic, Terra Nova ne propose en aucun cas d’abandonner les milieux populaires.

Au contraire : le rapport insiste sur la nécessité pour la gauche de fédérer son électorat naturel. Pour des raisons de stratégie électorale : face au risque d’un nouveau 21 avril, la mobilisation de cet électorat au premier tour est cruciale. Et pour des raisons de fond : au cœur de cet électorat, il y a les milieux populaires déclassés, c’est-à-dire les Français les plus modestes, en situation la plus difficile.

C’est à la gauche de défendre ces Français, en butte à la vindicte populiste du FN et d’une UMP radicalisée. Sous les coups de boutoir du sarkozysme, le virus anti-assistanat a métastasé au sein de la société française. Les chômeurs sont devenus des « assistés », des « profiteurs », des « fraudeurs », à qui il est urgent de couper l’accès à l’Etat-providence. Dans cette logique néoconservatrice, les Français déclassés ne doivent pas être aidés car ils sont responsables de leur sort. De fait, la solidarité décline rapidement en France. Depuis dix ans, les minimas sociaux chutent : ils représentaient 50% du revenu médian il y a dix ans, ils n’en représentent plus que 40%. Laurent Wauquiez l’a à nouveau martelé cette semaine : 466 euros de RSA-socle pour survivre, c’est encore trop. Cette situation est spécifique à la France : les minimas sociaux en Europe atteignent en moyenne 60% du revenu médian, 75% dans les pays les plus solidaires – Allemagne, Pays-Bas, pays nordiques, Angleterre. On dit souvent que la France a l’Etat-providence le plus développé du monde. C’est vrai pour l’assurance : les Français qui travaillent et cotisent sont très bien protégés contre les risques de la vie. C’est faux pour la solidarité : nous avons les minimas sociaux parmi les plus bas d’Europe, et le gouvernement s’acharne à les rogner encore. La France cultive ainsi une exception délétère : paupériser les plus pauvres de ses concitoyens.

Ces milieux populaires déclassés sont aussi attaqués dans leur identité. Ce sont les « jeunes » fainéants, la « racaille » de banlieue… Et naturellement les Français d’immigration récente. A ceux-là, on fait comprendre qu’ils ne font pas partie de la communauté nationale. Que leur religion allogène n’a pas sa place dans la République. Que, tout simplement, ils ne devraient pas être là : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ».

Pour défendre cette France déclassée, la gauche doit faire campagne sur ses valeurs : au plan socioéconomique, la justice sociale et la solidarité, un Etat social fort et redistributif ; au plan culturel, une société ouverte et tolérante. En d’autres termes, elle doit combattre le populisme pied à pied, sur tous les fronts.

Le rapport de Terra Nova s’interroge ensuite sur l’élargissement de la base électorale de la gauche pour, au second tour, réunir une majorité électorale. Le rapport décrit deux stratégies.
Première stratégie: un élargissement au sein des classes populaires, pour aller chercher les Français qui ont fui vers le Front national. Ces classes populaires intégrées ont été, un temps, séduites par le discours de Nicolas Sarkozy, valorisant la « France qui se lève tôt » contre les « assistés ». Mais les promesses électorales ont été trahies : leur pouvoir d’achat n’a pas progressé, leur quotidien s’est dégradé. Les efforts du gouvernement ne leur ont pas bénéficié : ils sont allés vers les Français les plus aisés - 20 milliards d’euros par an d’avantages fiscaux accordés aux 5% des contribuables les plus riches par la droite au pouvoir. Et ces électeurs sont de nouveau tentés de voter pour le Front national, qui se nourrit de leur peur du déclassement.

L’autre stratégie, complémentaire, est un élargissement au sein des classes moyennes, pour convaincre des professions intermédiaires de plus en plus attirées par les idées de la gauche.

Aucune des deux stratégies n’est aisée, aucune n’est fermée. C’est un débat que nous avons cherché à ouvrir, et auquel le livre de François Kalfon et Laurent Baumel, L’équation gagnante, fait écho. Nous ne prétendons pas donner une réponse univoque mais le défi est de taille : la gauche, depuis 1988, n’est jamais parvenue à rassembler une majorité de Français. Il  revient naturellement aux partis et aux leaders politiques de s’en saisir et d’arbitrer, en fonction des valeurs et du projet qu’ils défendent.

A l’aune de cette analyse, on peut toujours polémiquer sur l’identité politique des vrais défenseurs des milieux populaires. Ce n’est clairement pas le sarkozysme, qui a violenté les uns avant des trahir les autres. Ce n’est pas non plus le Front national, qui veut conduire les travailleurs dans une impasse anti-humaniste. C’est, cela a été et cela sera toujours la gauche – à condition, toutefois, qu’elle ne renie pas ses valeurs.
 

Pour en savoir plus :

Lire le rapport "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?"

Commentaires
Par Aurel Le 15/12/2011
-217

Assez d'accord avec cette analyse. En effet une pique contre la gauche anti-capitaliste eurosceptique celle du PCF en l'occurrence dont une partie de l'électorat a déserté vers le fn devrait plutôt réfléchir au lieu de donner des leçons au PS. Je crois au socialisme du 21ème siècle, celui d'une social-démocratie ouverte et moderne où les milieux populaires votent massivement à gauche qu'ils soient cadres, ouvriers, profs, précaires, chômeurs, gens aux RSA qui pourraient trouver un emploi. Bref je ne crois pas qu'en la politique mais c'est pour moi quelque chose de très important bien que je ne suis pas encarté et que je ne compte pas faire une carrière d'élu. Je suis citoyen militant de centre-gauche et écrivain également.

Par Susancai Le 19/10/2011
0

Pour défendre les intérêts des travailleurs, le pouvoir des travailleurs est également très forte en faveur de ravitaillement.free business classifieds|job|latex mattress

Par Olivier Le 25/05/2011
0

@Par matoule

Effectivement. Nous pouvons voir où mène le mépris du peuple :
Les grecs craquent. Les étudiants anglais se révoltent contre l'augmentation des frais d'inscriptions universitaires .Les espagnols se rebiffent. Le Printemps arabe se propage en Europe comme un nuage radioactif, comme la fumée des volcans islandais, comme la crise financières.
La France, c'est pour bientôt.
La révolte des banlieues parisiennes de 1995 était un des symptômes.
A cet égard, cette note de Terra Nova omet ce détail de l'histoire de France contemporaine.
Comment un tel événement peut-il échapper à une étude dite de sociologie électorale ?
A défaut de défendre les classes populaires, quel socialisme entend faire prévaloir l'intérêt général sur les intérêts particuliers" susceptible de s'opposer au libéralisme sans entrave ?
L'absence de réponse est ce mépris que vous évoquez .

Par Olivier Le 25/05/2011
0

@Par matoule

Effectivement. Nous pouvons voir où mène le mépris du peuple :
Les grecs craquent.
Les étudiants anglais se révoltent contre l'augmentation des frais d'inscriptions universitaires ; Les espagnols se rebiffent.
Le Printemps arabe se propage en Europe comme un nuage radioactif, comme la fumée des volcans islandais, comme la crise financières.
La France, c'est pour bientôt.
La révolte des banlieues parisiennes de 1995 étaient un des symptômes.
A cet égard, cette note de Terra Nova omet ce détail de l'histoire de France contemporaine.
Comment un tel événement peut-il échapper à une étude dite de sociologie électorale ?
A défaut de défendre les classes populaires, quel socialisme entend faire prévaloir l'intérêt général sur les intérêts particuliers" susceptible de s'opposer au libéralisme sans entrave ?
L'absence de réponse est ce mépris que vous évoquez .

Par matoule Le 24/05/2011
0

"C'est ainsi que François Mitterrand a gagné la présidentielle, porté par un grand espoir et la promesse de 110 propositions que peu de personnes avaient finalement lues."

Mépris du peuple, là encore ?

Par Patrick Le 24/05/2011
-151

J'ai trouvé cette note sérieuse et documentée, forte intéressante mais inquiétante. J'ai un peu l'impression qu'on regarde l'avenir dans un rétroviseur, qu'on fait du micro calcul électoral et qu'on manque l'essentiel : la vision et le projet. Le risque est de tomber dans le clientélisme en saupoudrant des propositions pour chaque catégorie sociale avec le risque évident de rependre les arguments de la droite populiste. C'est le travers des techniques de sondage classiques dont ne parviennent pas à se défaire les experts commentateurs.

La vocation de la gauche et du parti socialiste est de rassembler tous les gens qui aspirent au progrès et à un changement de modèle de société. Il y en a dans toutes les composantes de la société. Le thème des valeurs est, j'en suis persuadé, le bon thème mais elles ne sont malheureusement pas définies dans cette note. Quelles sont les valeurs de progrès qui peuvent rassembler une majorité de français autour du peuple de gauche et donner de l'énergie à ce pays qui n'en manque pas mais qui est déboussolé ? Cela me semble la bonne question.

Sociologue attentif aux transformations de la société je pense que nous vivons progressivement le passage d'un modèle de société à un autre. Que ce passage s'applique à la plupart des couches de la population (moins il est vrai les conformistes mais aussi malheureusement les gens en galère). Pour résumer ce passage je parle d'une transition entre la 2ème et la 3ème modernité. Pour être court, admettons que la première modernité c'est l'invention de la société moderne, de la consommation et de la production de masse. Elle atteint un pic à la fin des années 50. La deuxième modernité se déploie dans les années 60 - 2000. Elle consacre la montée du poids des individus sur la société et sur l'État. Certains ont parlé de post-modernité pour qualifier cette période. C'est pour moi la poursuite de la modernité sous d'autres formes. La troisième modernité, qu'on peut rapprocher de la "société liquide" ( Bauman), est une modernité par les vécus communs, par le bouillonnement sociétal et par la globalisation. Son impact sur le fonctionnement de l'économie et des États est considérable : elle rend la gouvernance plus complexe et difficile ; elle pose la question du défi global ; elle concoure à une économique à haut risque et aux déséquilibres sociétaux que nous connaissons... Dans ce monde en turbulence les gens ne restent pas inertes, ils cherchent, chacun à sa façon, avec plus ou moins de facilité, à inventer une vie choisie, une vie qui leur conviennent. Cette dynamique chacun la ressent, elle est porteuse d'une autre façon de consommer, de travailler, d'exercer sa vie citoyenne... Elle symbolise ce que certains leaders socialistes nomment, sans vraiment la définir, la "nouvelle France". C'est une erreur de penser que les ouvriers n'y participent pas ou n'aspirent pas à y participer. Les travaux que j'ai réalisé sur ce sujet me conduisent à penser qu'il y a en France (et plus largement en occident) deux grands mouvements qui s'esquissent. Ces mouvements ne sont pas étanchent ils peuvent partager beaucoup de choses. Le 1er qu'on peut baptiser "société choisie". En résumant beaucoup, il rassemble les gens qui agissent, même très modestement, pour changer le cours de la société. Ils se sentent concernés et co-responsables des problèmes de société et d'environnement. Ils témoignent d'une très forte sensibilité à la l'humain, à la société, à la planète en contrepoids des priorités économiques et financières. Ils veulent agir, participer, influencer les choses tant au niveau local que global. Ils ont un intérêt pour l'économie de la culture, de la santé, du bien être, du développement durable...
L'autre mouvement je le nomme "société spontanée" (ou subie). Elle se traduit par la recherche permanente d'opportunités, par de la débrouillardise, par la primauté donnée à la responsabilité individuelle sur la responsabilité collective, par la tendance à agir dans l'immédiateté, sans forcément prendre en considération les conséquences futures, par une soumission aux contraintes et le respect des institutions....
Il me semble que le mouvement dans lequel le projet socialiste doit s'inscrire est celui de la "société choisie". Quelle que soit leur origine sociale il y a une très forte majorité de français qui s'y reconnaissent. Les ouvriers sont pleinement partie prenante de ce mouvement mais il ne trouvent pas dans l'offre politique l'expression de cette attente. Il n'y a que ceux qui sont tentés par le repli qui trouvent un écho avec le Front National.
C'est ainsi que François Mitterrand a gagné la présidentielle, porté par un grand espoir et la promesse de 110 propositions que peu de personnes avaient finalement lues. La situation du pays exige un électrochoc sous la forme de propositions fortes et d'une promesse de futur. Voici ce qui me semblerait de nature à rassembler tout le monde.

Par mailys Le 23/05/2011
0

Michel, je ne vois pas bien ce qui est fini. Concernant le referendum de 2005, bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Certaines personnes ont pu changer d'avis. Mais surtout, le corps électoral s'est renouvelé en 6 ans. La majorité des électeurs de 2005 décédés parlaient en anciens francs alors que les citoyens devenus majeurs après 2005 n'ont guère connu que l'euro.

Ce renouvellement démographique rend tout à fait pertinente l'analyse de Terra Nova et tout fait caduques les rélexes passéistes des nonistes attachés à leut petite victoire d'un soir. Victoire éphémère d'ailleurs puisqu'ils se sont bien fait entuber avec le traité de Lisbonne, hi hi hi, dans le cul la balayette.

Par michel Le 23/05/2011
4

voilà c'est fini...
Il me semble que la "stratégie" électorale pronée ici pour 2012 a déjà été testée avec le succès que l'on sait en 2005 lors du référendum sur le traité constitutionnel. Pour avoir participé aux collectifs pour le NON (que sans doute O FERRAND classe dans la catégorie nationalo populiste), je peux témoigner y avoir rencontrer des progressistes très ouverts sur "valeurs" mais surtout combatifs pour changer le modèle économique qui nous est imposé depuis 30 ans.
D'ailleurs en 2005, cette gauche fidèle à l'ensemble de ses valeurs de transformations sociales et économiques a gagné face aux grands stratéges et donneurs de leçons au sein desquels je place Terra Nova et autres officines de démoralisation et dépolitisation des classes populaires.
Plutôt que de minables petits calculs électoraux, nous avons besoin d'un vrai projet de société de rupture avec l'Europe libérale et de lutte face au Capital. Manifestement ce n'est pas ici que seront abordés ces questions; aussi c'est plutôt vers le Front de Gauche que je vais me diriger.
Cordialement

Par noel Le 23/05/2011
0

@leon
Il n'y a aucune incompatibilité entre la gay pride et le ramadan. Sauf pour les musulmans intégristes mais il représentent une infime minorité. Et dans ce cas on pourrai vous faire remarquer que les catholiques ou protestants ou juifs intégristes sont eux aussi contre la gay pride. Donc ce n'est pas un bon argumant.

Par Leon Le 21/05/2011
0

"la tolérance, l’ouverture aux différences, une attitude favorable aux immigrés, à l’islam, à l’homosexualité" Voila les nouvelles valeurs de la gauche? Cela va quand mème etre difficile de mettre ensemble la gay pride et le ramadan non?

Par Leon Le 21/05/2011
-1

"la tolérance, l’ouverture aux différences, une attitude favorable aux immigrés, à l’islam, à l’homosexualité" Voila les nouvelles valeurs de la gauche? Cela va quand mème etre difficile de mettre ensemble la gay pride et le ramadan non?

Par Lissag Le 21/05/2011
0

Quel est la proportion des ouvriers chez les abstentionnistes ?
L'enjeu pour la gauche n'est-il pas de retrouver cet électorat ?
En se tournant sur sa gauche, le PS regagnera cet électorat et nous aurons enfin la preuve définitive que la classe ouvrière se positionne toujours justement à gauche en cohérence avec ses intérêt. Au-delà de ses déboires judiciaires, DSK n'était pas pour au moins cette raison le bon candidat.

Par Lissag Le 21/05/2011
0

Quel est la proportion des ouvriers chez les abstentionnistes ?
L'enjeu pour la gauche n'est-il pas de retrouver cet électorat ?
En se tournant sur sa gauche, le PS regagnera cet électorat et nous aurons enfin la preuve définitive que la classe ouvrière se positionne toujours justement à gauche en cohérence avec ses intérêt. Au-delà de ses déboires judiciaires, DSK n'était pas pour au moins cette raison le bon candidat.

Par NM Le 18/05/2011
-2

Le but, c'est de gagner les élections. Le vote des classes populaires, c'est un moyen, pas une fin en soi.

Par Soumma Le 18/05/2011
0

D'après un sondage, plus d'un tiers des ouvriers voteraient FN, contre seulement 15 à 17% PS. Et le candidat PS qui ferait le meilleur score chez les ouvriers serait DSK, le plus à droite. Cela confirme ce que dit Terra Nova : les ouvriers sont désormais passés à droite. Pas pour des raisons économiques mais pour des raisons culturelles : le repli sur soi, le rejet de l'autre.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/24/marine-le-pen-candida...

Plutot que de baisser les bras, il vaut mieux, comme le suggère le rapport, essayer de conquérir le vote des employés. Cela fera gagner plus de voix plus facilement que de s'attarder sur le vote ouvrier.

Par Iznogood Le 18/05/2011
0

Explorez le net, et vous verrez que ce texte fût critiqué bien avant les "difficultés" du chouchou des sondages, par Pierre Moscovici lui-même, qui n'est pas notablement anti-DSK ...
Et tellement bien accueillis qu'Olivier Ferrand a dû se fendre d'un article pour se justifier et contredire partiellement ce qui était affirmé dans le rapport.

2 exemples ci-dessous, datant du 12 et 13 Mai dernier.

http://www.alainvidalies.fr/index.php/2011/05/pour-gagner-la-gauche-ne-p...

http://www.lepoint.fr/politique/gauche-et-electorat-populaire-le-rapport...

Le raisonnement exposé par le rapport est en effet d'un modernisme absolu : si notre électorat se détourne de nous, c'est forcément parce que cet électorat est devenu stupide, replié sur lui-même, et appartient à un autre temps. Passons à un autre électorat. Ne remettons pas notre offre politique en doute. Continuons ... L'alternance finira bien par arriver ...

Par Michelle r Le 18/05/2011
0

Avec les difficultés de Strauss-kahn, j'ai bien peur que ce rapport de Terra Nova soit promis à un enterrement de 1e classe. De plus en plus de socialistes critiquent ce texte, ce qu'il n'osaient faire tant que le Patron du FMI était donné favori.

C'est d'autant plus regrettable que ce texte est un des plus lucides que j'aie lus sur la sociologie électorale française. Un texte qui osait les vraies questions actuelles, au lieu de se complaire dans la nostalgie d'un passé ouvrier complètement désuet à l'heure de la mondialisation. Nous sommes au XXI siècle, certaine personnes semblent avoir 150 ans de retard.

Par René de Sévérac Le 18/05/2011
1

Chère Anne b.,

Comme vous l'avez sûrement lu dans le texte de stratégie,
le PS ne se sent pas concerné par la classe ouvrière,
mais plus spécifiquement par les bobos (pour faire simple).
Donc tout cela procède d'un principe simple :
les femmes de ménage sont de potentiels électeurs FN !

Par Anne b. Le 18/05/2011
0

Dans l'actuelle affaire DSK, qui oppose un des hommes les plus puissants de la planète à une pauvre femme de ménage, je trouve que le PS ne défend pas vraiment les classes populaires. D'autres, à gauche (Cécile Duflot, Clémentine Autain...) ont su trouver les mots justes pour dénoncer les violences faites aux femmes. Ceci sans préjuger de la suite de l'affaire, bien sûr.

Par travis Le 18/05/2011
-1

Il faut préciser quand même que ces milieux défavorisés et les ouvriers et petits employés, dont semble s'émouvoir, aujourd'hui certains socialistes, à la veille des élections présidentielles, cela fait 30 ans qu'ils ont été oubliés! Et c'est maintenant qu'un autre parti, le FN, s'y intéresse, qu'on pense à des "stratégies" pour récupérer cet électorat? Mais quel cynisme !

Par iznogood Le 17/05/2011
0

Extrait du rapport Terra Nova : "La volonté pour la gauche de mettre en œuvre une stratégie de classe autour de la classe ouvrière, et plus globalement des classes populaires, nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie"

Monsieur,

Votre rapport (je vous associe à ce rapport signé Terra Nova) intitulé "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ?" est sidérant de cynisme; et l'article ci-dessous m’apparaît comme une tentative de justification devant l'émoi soulevé par l'absurdité de vos affirmations.
Cet émoi n'est pas uniquement instrumentalisé par "nos" adversaires de droite, mais a également provoqué de nombreuses réactions à gauche (avant d'être éclipsé par la tempête médiatique autours d'un fait divers se déroulant à Manhattan).

J'avoue être stupéfait à la lecture de votre rapport. Je ne conteste pas le constat (migration du vote de la classe ouvrière vers la droite); j'imagine que vous vous basez sur des données fiables et impartiales, validées par des professionnels indépendants (idéologiquement et financièrement) de ceux qui ont commandé ces données.
L'analyse de ces données est intéressante, même si le fil conducteur qui m’apparaît, consiste à laisser penser que l'on vote à droite parce qu'on se replie sur soi-même, par crainte de l'avenir (en vieillissant, en ayant peur du déclassement, en ayant peur du plombier polonais, en ayant peur des immigrés, en ayant peur des musulmans, ...) ou pour des raisons culturelles qui semblent immuables, dans le sens où vous n'expliquez jamais ce qu'elles sont précisément. Ce point de distinction culturel entre droite et gauche repose sans doute sur ces différences de valeurs auxquelles vous faites référence et sur lequel vous suggérez d'axer la stratégie de conquête de la gauche pour les échéances électorales à venir ("[La gauche] doit opter pour une stratégie de valeurs") Pourquoi pas.
Or, il apparaît que les valeurs mises en avant sont confondantes de "bien-pensence", et évitent soigneusement tout positionnement idéologique : "l'investissement dans l’avenir, la promotion de l’émancipation, et mener la bataille sur l’acceptation d’une France diverse, pour une identité nationale intégratrice, pour l’Europe". Je ne vois pas ce que renierait l'UMP. Tout juste la notion de diversité serait-elle peut-être traitée différemment, avec une proposition plus communautariste du coté des "sarkozystes".

Ce qui soulève le coeur de la part d'"intellectuels", c'est la suggestion que la classe populaire serait une classe "perdue" pour la gauche.
Vous affirmez par exemple que la stratégie de reconquête des classes populaires " est une stratégie difficile. Elle va à contre-courant : les tendances sont au basculement des classes populaires à droite". Combat perdu d'avance ? Puis vous ajoutez : "Le FN se pose en parti des classes populaires, et il sera difficile à contrer". Combat qu'il ne faut pas engager car perdu d'avance ?
Mais surtout : "La volonté pour la gauche de mettre en œuvre une stratégie de classe autour de la classe ouvrière, et plus globalement des classes populaires, nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie".
Là me semble être le fond de votre problème : les valeurs ouvrières seraient donc incompatibles avec celles de la social-démocratie ! La tolérance serait une valeur social-démocrate, aux antipodes des valeurs populaires, fondées sur l'intolérance, le repli sur soi, la peur ? J'ai certainement mal compris. Quelles valeurs des classes populaires seraient incompatibles avec la social-démocratie à tel point qu'elles la menacerait ? Si la social-démocratie ne supporte pas les classes populaires, pourquoi ne pas renoncer à la social-démocratie, plutôt que renoncer aux classes populaires ?

Enfin, à la lecture de votre analyse, je ressens un certain malaise : celle-ci semble avoir pour objet de dégager une stratégie afin de gagner les élections en visant des cibles marketing; il ne s'agit jamais de gagner la bataille des idées, qui consiste à argumenter autours de convictions, afin de remporter l'adhésion d'une nouvelle majorité sur des valeurs. Ainsi, vous soulignez : "les classes moyennes, par rapport aux classes populaires, se caractérisent notamment par l’accumulation d’une petite épargne sur le cycle de vie, qu’elles veulent protéger et transmettre". Ne peut-on pas imaginer un parti politique de gouvernement qui affirmerait que la plus grande des injustices consiste justement à défiscaliser la transmission d'un capital ?
Et convaincre que la fiscalité doit être mise au service d'une plus grande égalité des chances ?

François Fillon affirmait en 2008 que la droite avait "gagné la bataille idéologique".
Il n'a pas trop de mérite, lorsque l'on voit que le "think tank" le plus en vue de la gauche de gouvernement renonce à mener cette bataille.

Par René de Sévérac Le 17/05/2011
0

Pardon pour les fautes :
1. (sous réserve qu'ils n'aient pas eu accès ...)
2. La citation -au singulier- concernait la classe et non les seniors.

Impardonnable.

Par René de Sévérac Le 17/05/2011
-6

Je viens de lire votre document de stratégie électorale.
Et je suis Socialiste mais non membre (depuis bientôt 20 ans) du PS.
J'ai compris que le but du ps est de coller à un électorat plutôt qu'à un programme.
Soit.

Il faut donc convaincre les diplômés (sous réserve qu'ils n'ait pas eu accès à la classe supérieure-), non-ouvriers (alors le S du parti peut sauter) et jeunes alors que les seniors qui, je cite "représentait 27% de la population en 2005, elle représentera 38% en 2030' et les non catholiques car ce sont notamment "les individus d’« autres religions », composés à 80% de musulmans, qui sont plutôt enclins à voter à gauche." (page 41).

Bref, vous composez le cocktail idéal pour gagner les élections. Mais pourquoi faire ?

Cette remarque (ou tautologie) en note 3 vaut son pesant de cacahuètes :
"Les Français d’origine immigrée sont plutôt conservateurs sur les mœurs (rejet de l’homosexualité notamment) mais ils sont par construction très progressistes sur les questions d’immigration et d’intégration".
En deux mots, les immigrés sont favorables à l'immigration. Pas si sûr.
Plus ils sont assimilés et plus ils se comportent comme les français de souche :
vérification des boites à lettre avant de louer ou acheter.

Je vous souhaite que ce cocktail ne nous saute pas à la figure.
Visitez http://www.youtube.com/watch?v=Ryce-jCbTjc

Par Georges Marchais Le 16/05/2011
-1

Georges Marchais

Par pcf Le 16/05/2011
0

Qui a dit ?

Georges marchais

Par André 32 Le 16/05/2011
0

@Joséphine
J'ai trpouvé la réponse : c'est georges MARCHAIS

Par Manhattan hotel maid Le 15/05/2011
4

@ josephine

DSK est mieux parti que jamais pour être candidat PS à la présidentielle :-)

Par SCO Le 15/05/2011
4

En 2007, le programme PS comportait un service civique obligatoire pour les jeunes, payé 1/3 du smic. C'est clair qu'il n'y a pas mieux comme mesure pour attirer l'électorat jeune. J'espère qu'ils la remettront à leur programme 2012

http://forums.france2.fr/france2/Election-presidentielle-2007/pour-contr...

Par Moské Le 15/05/2011
3

@ toulle

C'est exactement ça, il y a des religions obscurantistes et des religions halogènes. L'Islam des lumières fait partie de la 2e catégorie.

Par Bob H Le 15/05/2011
1

@ Josephine

Je dirais : Georges Marchais

Par Joséphine Le 15/05/2011
0

Message

Pardonnez moi mais j'ai pouffé en relisant la fin de ce docte papier de ce "CA 40 sponsored" think-tank pro DSK: (i) il faut conquérir l'électorat des seniors; (ii) "le profil du candidat pourrait permettre d’améliorer les résultats de la gauche"; (iii) "les séniors sont très sensibles à la crédibilité et à l’autorité du candidat" (...suivez mon regard).

Les seniorEs particulièrement, sûrement. Et ce qui est bien c'est que leur âge devrait leur éviter "to unleash the beast" lors des bains de foule de la campagne.

Par Joséphine Le 14/05/2011
0

A "nez rond" (mais pas creux): j'adore la tolérance, la douceur, le respect de la liberté d'expression et d'opinion des gens qui n'aiment pas le FN. De grands démocrates, en général; de ceux qui veulent modifier le mode de scrutin pour barrer la route à Marine Le Pen, ou qui convoquent le parlement (mandataires) pour annuler le vote du peuple (mandant) sur la constitution européenne.
Les chrétiens aussi ont été donnés à "bouffer" aux lions par la Rome impériale et pré-décadente. Ca ne leur a pas trop mal réussi.
Concentrez vous sur l'électorat gagnable en tenant un double discours sur l'immigration et l'islam, comme le conseille Ferrand; votre sincérité vous promet des lendemains qui chantent!

Par Joséphine Le 14/05/2011
-2

Bravo, je vous dois une bouteille de Sancerre (surtout si vous avez trouvé sans google!). Comment fait-on?

Par Olivier Le 14/05/2011
-1

@Joséphine : la réponse est Georges Marchais.

Par Olivier Le 14/05/2011
-4

Georges Marchais ?

Par toulle Le 14/05/2011
5

Vous parliez tout á l´heure de religions halogènes, c´est une allusion á l´islam des lumières?

Par Joséphine Le 14/05/2011
-3

Le parti socialiste a TOUJOURS trahi les classes populaires: en 1997 (le Gvt Jospin/DSK, le plus grand privatiseur depuis la guerre), en 1983 (je ne vous fais pas un dessin), en 1940 quand la chambre du Front Populaire vota les pleins pouvoirs à Pétain, et même en 1914.

A ce propos, qui a dit:
" L’apport du marxisme, le développement du syndicalisme, la montée des thèmes utopiques et libertaires, les aspirations des chrétiens à la justice et à la solidarité, le rejet du racisme et de l’antisémitisme par les forces progressistes lors de l’affaire Dreyfus, l’attachement à la paix et à l’internationalisme incarné par Jaurès, tout cela marqua profondément notre classe ouvrière et accentua encore son originalité.Malheureusement, le Parti socialiste ne lui permit pas de jouer le rôle politique qui doit être le sien. Alors que la combativité du monde du travail grandissait, la vie du parti se réduisait à l’activité parlementaire. LorsqueJaurès, qui menait campagne contre la guerre, fut assassiné en 1914, la voie devint libre pour la capitulation devant la bourgeoisie. Ce fut la politique d’ « Union sacrée » qui fit du Parti socialiste un des responsables du bain de sang de la Première Guerre mondiale."

J'offre une bouteille de Sancerre à celui qui trouve! Sérieux. .

Donc le PS a toujours trahi, et s'apprête évidemment à le faire en 2012, c'est annoncé. C'est ce que les ouvriers ont compris. Seuls n'ont pas compris les composantes les moins bien formées politiquement de l'électorat populaire: immigrés, jeunes, femmes (j'assume, j'en suis une! elles restent "conservatrices" sauf que la nouvelle religion c'est les droits de l'homme et les nouveaux prêtres les "intellectuels" et journalistes dont je n'ai pas besoin de citer le nom). Ont très bien compris en revanche les "inclus" qui constituent la clientèle du PS (au fait, quel culot de dire que le PS est le parti des outsiders! Et quel culot éhonté de dire que les ouvriers sont des "insiders"! )

Par Nez rond Le 14/05/2011
2

@Eddie Constantine (édit de Constantin, c'est ça ? moi, je fais bouffer les gens de votre espèce par les lions)

Votez donc FN, on ne vous retient pas. Vous êtes un parfait exemple de la thèse de Ferrand : il ne faut pas chercher à tout prix à séduire l'électorat frontiste, mais se concentrer sur les catégories sociales gagnables.

Par Allo Gégène Le 14/05/2011
3

@ renan

Une population halogène, c'est une population qui sert de souffre-douleur. Et pour cause : on s'en prend toujours aux lampistes !

Par Eddie Constantine Le 14/05/2011
9

"Ce n’est pas non plus le Front national, qui veut conduire les travailleurs dans une impasse anti-humaniste."
----------
Vous espérez gagner des voix avec des sentences pareilles ? Le problème des travailleurs et de ceux qui n'ont pas d'emploi, c'est boucler les fins de mois et parfois simplement ne pas crever de faim.
Etre contre la mondialisation dont vous êtes un apôtre ne veut pas dire être anti-humaniste. C'est même tout le contraire.
Sauf que à force de vouloir l'être "à tout prix", il ne reste que de la misère et du désespoir à distribuer. Et les français dans tout ça ?

Le discours que vous tenez est une honte pour le bon sens.

Par Eddie Constantine Le 14/05/2011
0

Finalement votre débat, Mr Ferrand, est pitoyable.
Au lieu de cibler les problèmes et de proposer des solutions pour les résoudre, vous vous contentez de bien remuer la tambouille électorale.
Finalement il n'y a que l'électeur qui vous intéresse. le Français, vous vous en foutez !
C'est pourquoi je voterai Marine Le Pen, qui semble être la seule à vouloir changer les choses.

Par Renan Le 14/05/2011
4

C'est quoi une population halogène ?

C'est une population éclairée ? Dans ce cas, peut-on parler de populations incandescentes ou LED ?

Des fautes comme cela à ce niveau c'est grôôôve !!!!!

Par Olivier Le 14/05/2011
32

"Pourquoi balayer ses idées si vite... ?" Parce qu'elles ne correspondent à rien du réel.
Mais c'est qui cette "gauche"? De qui parlez-vous ?
DSK qui brise les grecs sans le sou, Hollande qui arpente la Corrèze, Aubry qui fait semblant de s'offusquer, Montebourg qui veut casser de l'éléphant, Chevénement l'anti-sauvageons...
Où se trouve la solidarité dans cet "essai" ?
Qui voulez-vous rassembler autour de ces "idées" ?
Les boucs émissaires ? "Ils gagnent des millions, perdent des milliards et licencient par milliers"
Quel est l'apport concret de l'élite à la société française ?
Le débat (votre débat) est donc de savoir si vos chiffres sont justes...?
Tout le "reste", c'est "rien". La populace n'a rien compris et ne comprendra jamais rien, mais elle doit voter pour nous...
Quelle différence faites-vous entre la gauche (que vous citez sans cesse) et le PS ?
Pouvez-vous comprendre maintenant pourquoi le PS (et non la gauche) va encore perdre ces élections ?

Par Roger Brada Le 14/05/2011
5

@slug

- concernant la proportion d'ouvriers votant à gauche, vous voyez que Ferrand cite deux chiffres différents, on peut en conclure qu'au moins un est faux ;-)

- Pour les élections néerlandaises, un internaute a cité des sources wikipedia ainsi que le rapport Pays-Bas de Terra Nova

http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012

- pour le PIB/habitant de l'Allemagne et de la France, c'était dans un article précédent sur la situation économique. Plusieurs commentaires ont relevé l'inexactitude des chiffres.

http://www.tnova.fr/note/face-la-d-sertification-industrielle-investir-d...

Par Slug Le 14/05/2011
-1

@ Olivier,
En ce qui concerne la pensée unique, vous avez effectivement raison, elle a toujours défendu la différence entre comprendre le sens d'un texte et y adhérer. Le principal mérite du texte de M. Ferrand est d'ouvrir un espace à la réflexion. Pourquoi balayer ses idées si vite, au prétexte que son parcours académique serait trop brillant pour ne pas rendre ses propos "hors sujet", sinon suspects ? Ses propos seraient "blessants pour ceux qui en bavent". C'est-à-dire, parce qu'ils évoquent une gauche qui devrait se recentrer, notamment, sur la solidarité ainsi que la justice sociale afin de lutter contre l'exclusion ? Oui, effectivement, nous n'avons pas eu la même lecture de ce texte. Et vous ne supprimerez pas les élites ni les castes en fermant les portes des "Grandes Ecoles", mais c'est vrai, ça fait toujours bien de pointer quelques boucs-émissaires.

@ Roger Prada,
Merci d'avoir recentré le débat néanmoins, je n'ai pas vos connaissances, avez-vous des données officielles (INSEE, Eurostat... ?) qui prouveraient que "Ferrand cite des chiffres faux et en fait des arguments essentiels de ses thèses" ?

Par Laban Le 14/05/2011
8

Cher Olivier,

Croyez-vous vraiment que les membres de terra Nova, hauts fonctionnaires ou universitaires, aient envie de se mêler à des associatifs qui se coltinent quotidiennement des analphabètes et des clodos ? Analphabètes et clodos qui de toute façon n'iront pas voter, et qui n'existent donc pas pour les visées électoralistes de Terra Nova.

Olivier, vous m'avez tout l'air d'un grand naïf

Par Olivier Le 14/05/2011
0

Qui défend les classes populaires ? Les syndicats sauf Nicole Notat ou Lionel Jospin qui balance qu'il ne peut rien faire quand un industriel délocalise pour augmenter la rémunération des actionnaires.

Par Olivier Le 14/05/2011
0

Monsieur Benjamin,
La vraie tarte à la crème, c'est la création de NPNS par M. Abdi et M. Boutih. Résultat : l'association tombe dans le giron de l'UMP. Ou encore, la création de SOS Racisme pour donner bonne conscience au PS qui. Politiquement n'a rien foutu pendant sa période gouvernementale. Aucune décision : pas de vote pour les résidents étrangers aux élections locales, pas de représentativité des "minorités" dites visibles dans l'appareil du parti , au parlement, au gouvernement, la vrai-fausse parité, l'écart des salaires hommes/femmes.... Il fallait le faire. Résultat de l'opération : J-M Lepen au 2e tour d'une élection présidentielle. La leçon n'a manifestement pas été utile.
Mieux vaut une vision locale et réelle qu'une vision globale avec des œillères. Ce que certains tentent d'expliquer, c'est qu'il faudrait peut-être ouvrir ces "groupes de réflexions" aux groupes de terrain (associatifs) et commencer un véritable dialogue avec tout le monde.

Par Benjamin vo Le 14/05/2011
0

@ Robert Crémieux
Le monde associatif, c'est vraiment la tarte à la crème de la politique. Si c'est pour se retrouver avec une Fadela Amara bis, non merci.

Les associatifs ont parfois une petite expérience locale, rarement une vision globale des problèmes sociau, cette vision globale étant du ressort des politiques ou des groupes de réflexion comme Terra Nova. Chacun à sa place et les moutons seront bien gardés

Par Olivier Le 14/05/2011
1

@ Slug : j’ai également lu ce texte avec mes petites synapses non musclés à la pensée unique. Et j’en ai également compris un sens dont je vais vous faire part, contrairement à vos 3 petits points qui prouve que vous n’avez rien compris puisque vous ne prenez pas le peine de l’exprimer clairement.
Sur ce texte, je persiste et je signe. Cette synthèse est mauvaise et hors sujet. De la part d’un auteur qui affiche sur les 3 premières lignes de sa biographie l’origine de sa connaissance pour justifier sa légitimité a porté une réflexion qui n’en est pas une, un consternant pour l’élite de l’élite de ce pays.
Après la légitimité des notables, des militaires, des instituteurs, des médecins voici le règne des grandes écoles de la nation qui nous conduisent dans le mur depuis les 50 dernières années.
La sociologie n’est pas une réalité sociale.
Les socialistes ne gagneront pas cette élection avec des calculs. Parmi vous, parmi TN, qui est capable de se rendre dans une banlieue « pourrie » pour parler et convaincre les ouvriers, les employés, les parents seuls, les chômeurs, bref « les outsiders »… qu’il faut voter DSK ? Moi, je veux bien accompagné un de ces énarques, tous les soirs de 19h à 22h…
Ce texte est d’une maladresse blessante pour tous ceux qui en « bavent » vraiment.

@ François C : je ne suis pas de l’UMP et je ne le serai jamais. Je suis le fils d’un ouvrier qui a toujours voté à « gauche » (sauf en : 2002. J’ai voté Chirac non par conviction mais par « devoir » républicain) mais pour l’espoir qu’elle a toujours suscité et qu’elle n’a jamais concrétisé. Les seules victoires de gauche sont celles acquises par les ouvriers et les syndicats.

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LES BILLETS DE TERRA NOVA
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